Face à la crise : le secteur de la défense mis à contribution

SÉRIE D'ÉTÉ - ÉPISODE 3/3. Dans cette série d'été, La Tribune retrace les temps forts économiques de la crise du coronavirus dans l'industrie. Cet épisode, consacré à la défense, commence trois semaines après le début du confinement. Bien que touchées, les industries de la défense ont dû participer à l'effort collectif dans la lutte contre le Covid-19. #Replay

7 mn

(Crédits : DR)

>> L'ÉPISODE 2 : Face à la crise : la réponse du secteur aéronautique

7 AVRIL

Covid-19 : les industriels de l'armement priés de livrer coûte que coûte les armées

En dépit du Covid-19, le ministère des Armées a expressément demandé dès le début de la crise aux industriels de la défense de maintenir leurs activités industrielles, dont notamment le MCO (Maintien en condition opérationnelle), indispensables aux forces armées pour qu'elles mènent leurs missions les plus essentielles. "Les opérations extérieures et intérieures, la dissuasion, la protection de nos approches maritimes et aériennes, notamment, sont au cœur des activités régaliennes de l'État, et le ministère des armées ainsi que ses partenaires industriels ne peuvent y manquer", a rappelé la ministre des Armées Florence Parly, qui s'est rendue lundi sur le site de Nexter à Satory, puis a rencontré les équipes de la Structure interarmées de la maintenance du matériel terrestre (SIMMT), et des maintenanciers du détachement du 8ème régiment du matériel de l'armée de Terre.

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16 AVRIL

Armées : Florence Parly compte sur une hausse de ses crédits pour relancer l'industrie française

C'est une première indication. Et elle est positive pour les armées et l'industrie de défense française. "Lorsque nous examinerons le prochain budget, je ne doute pas que certains de nos crédits de paiements auront augmenté, afin d'amplifier la relance", a assuré le 10 avril la ministre des Armées Florence Parly lors de son audition au Sénat. Premier investisseur de l'État, le ministère des armées aura "un rôle particulier à jouer lorsqu'il s'agira de relancer l'économie française", a-t-elle expliqué.

Le ministère dispose, dans le cadre du programme 146 (Equipements militaires), "de moyens importants pour faire travailler aussi bien nos grandes industries de défense que le tissu de PME qui les entourent", a fait valoir Florence Parly. Car compte tenu de la récession qui s'annonce, le ministère des armées sera "un acteur clef, avec une responsabilité particulière", a-t-elle insisté. Interrogés par La Tribune, certains industriels de l'armement ne demandent ni plus, ni moins que le respect de la LPM (Loi de programmation militaire). Et ils rappellent que cette industrie produit 100% "Made in France" ou presque.

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27 AVRIL

Le ministère des Armées prépare un plan de relance, les industriels de la défense en rêvent

"Nous travaillons déjà avec le ministère des Armées et la DGA (direction générale pour l'armement, ndlr) sur les modalités" d'un "plan de relance". Cette confidence lâchée au cours de son audition par la commission de la défense de l'Assemblée nationale par le président du GICAT et PDG de Nexter, Stéphane Mayer, prouve que l'Hôtel de Brienne travaille bien sur un plan de relance. Un plan à plusieurs étages : à court terme, puis à moyen et long terme. D'autant qu'un certain consensus s'est dégagé sur la valeur du multiplicateur de croissance de l'investissement de défense : en moyenne 1,27 à court terme et 1,68 à long terme.

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18 MAI

Covid-19 : de nombreux programmes d'armement ont pris du retard

Ce n'est pas une surprise : la crise sanitaire liée au Covid-19 a eu des répercussions sur le bon déroulement de nombreux programmes d'armement. "À la date d'aujourd'hui, le premier bilan des opérations d'armement est le suivant : à fin avril, 80 % des jalons présentent un décalage calendaire de l'ordre de 1 à 2 mois selon les opérations", a expliqué le délégué général pour l'armement Joël Barre lors d'une audition fin avril à l'Assemblée nationale. Dans ce contexte inédit, la direction générale de l'armement (DGA) a donné la priorité aux activités relatives à la dissuasion, aux opérations extérieures et intérieures, aux opérations relatives à la posture permanente de sûreté (aéronautique ou maritime) et aux actions en soutien du maintien en condition opérationnelle afin que les armées puissent poursuivre l'ensemble de leurs activités.

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24 MAI

Plan de relance : les industriels de la défense ont des idées... beaucoup d'idées

"La défense occupe un rôle particulier pour la relance de l'économie et la soutenir permet de relancer efficacement l'économie française", a résumé le 14 mai le président du CIDEF et du GICAT Stéphane Mayer, qui est aussi PDG de Nexter lors de son audition le 14 mai devant la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat. La relance économique par la défense permettrait ainsi aux entreprises de ce secteur, la plupart du temps duales, de s'appuyer sur la commande publique pour passer le cap en attendant un futur rebond du marché civil. D'autant que cette filière crée des emplois et des technologies "Made in France" : entre 80 % et 90% des programmes sont réalisés en France. Pour soutenir la supply chain aéronautique, maritime et de l'armement terrestre, le gouvernement n'a en fait que l'embarras du choix, notamment en anticipant des commandes d'hélicoptères, de Rafale, de véhicules blindés, de navires de guerre, de satellites...

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28 MAI

Aéronautique/Défense : le gouvernement travaille sur un plan de relance et un plan de rebond

Le plan de soutien du gouvernement en faveur de l'aéronautique précise ses premiers contours. Mais il doit encore être finalisé. Il devrait être présenté début juin, en tout cas avant le 15 juin, probablement par Emmanuel Macron. Car le gouvernement a l'ambition de présenter le financement des plans de la filière automobile et celle de l'aéronautique dans le cadre du projet de loi de finances (PLF 3) lors du conseil des ministres du 10 juin, selon nos informations.

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11 JUILLET

La base industrielle et technologique de défense "dans l'oeil du cyclone" et donc "en danger"

Ce rapport se veut un cri d'alerte, non pas sur le très court terme, mais sur des perspectives de moyen-long terme qui, si elles ne sont pas assurées aujourd'hui, seront impossibles à corriger demain et après-demain". Ce rapport d'information sur la base industrielle et technologique de défense ("L'industrie de défense dans l'œil du cyclone") des sénateurs de la commission des affaires étrangères et de la défense, Pascal Allizard (Les Républicains) et Michel Boutant (PS), cerne de façon très précise les dangers qui pèsent sur l'industrie de défense française, une "industrie d'innovation, qui emploie plus de 200.000 personnes en France et (qui) constitue l'un des seuls excédents commerciaux de notre pays".

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>> Retrouvez toutes nos séries d'été sur les secteurs stratégiques, la politique-fiction...

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Commentaire 1
à écrit le 04/08/2020 à 18:44
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La France doit maintenir c'est efforts militaires pour pouvoir pesée économiquement stratégiquement vendre de nouveaux produits types robots qui aides l'infantrie c'est l'avenir les américains y sont déjà les chinois. Maintenir le niveau opérationnel...

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