Fincantieri dément les soupçons de corruption révélés par l'ADIT et rendus public par La Tribune

Fincantieri pense finaliser l'accord avec naval group d'ici fin 2018
Alessandro Bianchi

Fincantieri pense finaliser l'accord avec naval group d'ici fin 2018
Alessandro Bianchi
A la suite de l'article publié jeudi par La Tribune "Fincantieri: une liaison très, très dangereuse pour Naval Group ?", le chantier naval italien a réagi par un communiqué publié vendredi soir précisant que "les informations contenues dans cet article sont dépourvues de tout fondement". Or, l'article de La Tribune s'appuie sur un rapport de l'ADIT, l'Agence pour la diffusion de l'information technologique, le bras armé de l'Etat en matière d'intelligence économique (10% du capital en propre et 24% via Bpifance). Ce rapport détaille de façon négative les pratiques de Fincantieri en matière de conformité (compliance) et d'éthique.
Par ailleurs, interrogé jeudi par La Tribune à propos de la portée du rapport de l'ADIT sur le rapprochement entre Naval Group et Fincantieri, l'entourage de la ministre des Armées lors d'un briefing informel sur l'actualité défense, a répondu qu'"on est très vigilant, on fait attention, on n'est pas irresponsable". Au sein du ministère, on évoque dans la révélation de ce rapport une fuite de "gens qui veulent probablement torpiller le projet".
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Naval Group (ex-DCNS) et Fincantieri œuvrent depuis l'automne dernier à la constitution d'un géant naval européen. Si le projet devait se concrétiser, "on irait de toute façon de manière extrêmement progressive et précautionneuse de manière à rendre le mouvement réversible, en tous cas pendant les premières années de ce rapprochement", a-t-on fait savoir au sein du ministère des Armées.