Florence Parly en Inde pour renforcer le partenariat stratégique entre Paris et New Delhi
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L'Inde et la France vont-elles plonger ensemble dans la propulsion nucléaire ?
Ministère des Armées
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L'Inde et la France vont-elles plonger ensemble dans la propulsion nucléaire ?
Ministère des Armées
En visite en Inde jeudi et vendredi, Florence Parly ne va pas perdre son temps pour son troisième déplacement chez un des grands partenaires stratégiques de la France en Indo-pacifique. La ministre des Armées va rencontrer l'ensemble des responsables de la politique de sécurité nationale indienne, à commencer par le Premier ministre Narendra Modi. Elle a également rendez-vous avec les ministres de la Défense, des Affaires extérieures et des Finances, respectivement Shri Rajnath Singh, Subrahmanyam Jaishankar et Nirmala Sitharaman. Enfin, elle va rencontrer le conseiller à la Sécurité nationale (National Security Advisor), Ajit Doval, l'un des hommes qui compte auprès du Premier ministre, Narendra Modi.
Un contrat d'envergure est-il sur le point d'être signé ? Non, assure-t-on au cabinet de la ministre. Les discussions sur une nouvelle commande de Rafale (Dassault Aviation), de sous-marins Scorpène (Naval Group) et de plusieurs types d'hélicoptères (Caracal et Panther d'Airbus Helicopters) se poursuivent et sont encore loin d'être matures pour la signature d'un contrat à ce stade. En revanche, selon nos informations, qui n'ont pas été confirmées par le ministère, les discussions entre les deux pays pourraient porter sur un éventuel accord sur des sous-marins d'attaque (SNA) à propulsion nucléaire.
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L'Inde, qui loue déjà des sous-marins nucléaires d'attaque à la Russie et qui a déjà construit des sous-marins nucléaires lanceurs d'engin (SNLE), en rêve. La France pourrait l'aider à y accéder. Comment ? A voir selon les discussions entre Paris et New Delhi. La donne semble avoir changé après AUKUS, la nouvelle alliance annoncée en septembre entre la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et l'Australie, qui a balayé le partenariat stratégique entre Paris et Canberra. D'autant que les chaufferies des SNA français utilisent pour leur propulsion navale de l'uranium enrichi autour de 5%, contrairement aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne (plus de 90 %) et la Russie (entre 20% et 90%). La résolution 1887 du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Sommet sur la sécurité nucléaire de 2012 et le rapport final de la Conférence d'examen du TNP 2010 (Action 61 du plan d'action) ont appelé à minimiser l'utilisation de ce combustible. La France semble être dans les clous.
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