Forages illégaux dans les eaux chypriotes : la Turquie joue vraiment avec le feu

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Nous avons décidé de mettre en place un régime-cadre de sanctions si, d'aventure, la Turquie poursuivait ces opérations. Nous allons prévoir une présence militaire dans cette zone, a expliqué le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian
"Nous avons décidé de mettre en place un régime-cadre de sanctions si, d'aventure, la Turquie poursuivait ces opérations. Nous allons prévoir une présence militaire dans cette zone", a expliqué le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La République de Chypre et la Turquie revendiquent tous les deux le droit à exploiter les champs gaziers dans les eaux chypriotes. Les États-membres de l'Union européenne (UE) sont parvenus à s'entendre pour sanctionner les activités illégales de forage d'hydrocarbures, menées par Ankara. La France préconise une présence militaire dans cette zone conflictuelle.

Jean-Yves Le Drian a été clair. Très clair avec la Turquie concernant ses forages illégaux dans la zone économique exclusive chypriote. "Nous avons décidé de mettre en place un régime-cadre de sanctions si, d'aventure, la Turquie poursuivait ces opérations. Nous allons prévoir une présence militaire dans cette zone", a expliqué le ministre des Affaires étrangères français lors de son audition au Sénat le 15 octobre. La veille, dans le prolongement de ses conclusions du 15 juillet dernier, les Etats membres de l'Union européenne (UE) étaient parvenus à s'entendre pour sanctionner les activités de forage d'hydrocarbures, menées par la Turquie dans les eaux chypriotes en Méditerranée orientale. Membre de l'UE, Chypre et la Turquie revendiquent tous les deux le droit à exploiter les champs gaziers d'Aphrodite et de Calypso, découverts en 2011.

L'accord de l'UE va permettre de sanctionner les personnes physiques et morales responsables ou impliquées dans ces activités et de bloquer les ventes de matériels utilisés pour ces forages. L'Union envoie "un message clair à la Turquie (à savoir) que ses actions sont condamnables et dans le même temps avertit tous ceux qui sont impliqués dans ces actions illégales que cela aura des conséquences", s'est félicité le chef de la diplomatie chypriote Nikos Christodoulides. La Turquie a envoyé début octobre le navire de forage Yavuz sur la zone économique exclusive (ZEE) de Chypre.

Des champs de gaz explosifs

La découverte ces dernières années de gigantesques gisements gaziers (3.500 milliards de mètres cubes de gaz naturel) en Méditerranée orientale a aiguisé l'appétit de Chypre, qui rêve de devenir un acteur énergétique majeur. Mais la Turquie, dont l'armée occupe le tiers nord de l'île, s'oppose à toute exploration et exploitation de ces ressources qui excluraient cette partie de Chypre, où vivent les Chypriotes-turcs.

Ces derniers mois, Ankara a envoyé trois navires de forage, protégés par la marine turque, au large de Chypre malgré des avertissements de Washington et de l'UE. Ankara estime que les ressources devraient être équitablement divisées entre les deux pays. Ce que Chypre rejette catégoriquement, jugeant cette hypothèse "inacceptable". L'île de Chypre est divisée en deux depuis l'invasion du tiers nord de l'île par l'armée turque en 1974 après un coup d'Etat fomenté par la junte des colonels alors en Grèce et visant à rattacher l'île à la Grèce. Les discussions formelles sur une réunification de l'île divisée sont au point mort depuis 2017.

Le 4 octobre, Chypre a accusé la Turquie de passer outre les appels de l'UE en envoyant un nouveau navire de forage dans les eaux territoriales de l'île, dénonçant "une grave escalade". "Chypre condamne avec force la nouvelle tentative de la Turquie de mener des opérations de forage illégales dans le sud-ouest de l'île", a affirmé le gouvernement dans un communiqué. "Les nouvelles opérations de forage, prévues cette fois-ci dans un bloc déjà attribué, constituent une nouvelle grave escalade des violations continues de la part de la Turquie des droits souverains de la République de Chypre", a estimé le gouvernement chypriote. Selon Nicosie, la Turquie a envoyé le navire de forage Yavuz au bloc 7 de sa zone économique exclusive (ZEE) et plateau continental, or les licences d'exploitation de cette zone ont été attribuées aux géants énergétiques français et italien, Total et Eni, en septembre dernier.

Selon le gouvernement chypriote, la zone où doit opérer le navire turc est clairement définie en vertu du droit international comme faisant partie des eaux territoriales de Chypre. "Cette nouvelle provocation est un exemple qui montre comment la Turquie fait fi des appels répétés de l'UE et de la communauté internationale à cesser ses activités illégales", a affirmé le gouvernement. Nicosie assure que "le comportement provocateur et agressif" de la Turquie ne le dissuadera pas de mener des explorations et d'exploiter le gaz.

La France aux avant-postes

La France a déjà confirmé le 12 octobre la tenue d'exercices par une frégate dans les eaux chypriotes, à la suite de l'envoi par la Turquie d'un navire de forage dans ce secteur, riche en gisements gaziers. La veille, le ministre grec de la Défense Nikos Panagiotopoulos avait affirmé sur la chaîne Skai TV avoir demandé aux Français "s'ils allaient riposter (à la provocation turque) par une quelconque présence militaire dans la zone et ils m'ont répondu qu'ils envoyaient une frégate". Un porte-parole de l'état-major français a confirmé à l'AFP que la frégate Auvergne avait fait escale dans le port de Larnaca le 10 octobre et que la frégate Lafayette devait "effectuer des exercices avec la marine chypriote le dimanche 13 octobre".

Un peu plus tôt samedi, la ministre française des Armées Florence Parly avait affirmé dans un tweet que "des exercices navals franco-chypriotes se déroulent actuellement dans les eaux chypriotes". "Nous souhaitons permettre à Chypre, pays membre de l'UE, de pouvoir assurer ses responsabilités dans ses eaux de souveraineté", avait souligné la ministre. Le 5 octobre, la France avait condamné l'envoi d'un nouveau navire de forage turc dans les eaux territoriales de Chypre, un "geste inamical" susceptible de conduire à "une escalade des tensions" dans la région, a-t-elle mis en garde. Jean-Yves Le Drian a eu "l'occasion d'aborder cette situation avec son homologue chypriote" et "lui a fait part de la pleine et entière solidarité de la France", a poursuivi le porte-parole adjoint.

"L'arrivée d'un nouveau navire de forage turc dans la ZEE chypriote constitue une violation de la souveraineté la République de Chypre et du droit international", a déclaré un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

La mise en garde des États-Unis

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a mis en garde le 5 octobre Ankara sur ses activités en Méditerranée orientale. "Nous avons dit aux Turcs que les forages illégaux sont inacceptables et nous allons continuer d'entreprendre des actions diplomatiques afin de nous assurer que les activités (dans la région) soient légales", a expliqué Mike Pompeo, lors d'une visite de trois jours à Athènes. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis avait évoqué au cours de ses entretiens avec Mike Pompeo la situation tendue en Méditerranée orientale.

"Chypre a demandé l'application du droit international et j'attends la contribution positive des États-Unis pour aider à un climat plus fructueux dans la région", a souligné Kyriakos Mitsotakis au début de ses discussions avec Mike Pompeo.

"La Grèce peut jouer un rôle stratégique important dans la région" et "peut être un pilier de stabilité", a encouragé Mike Pompeo. Le chef de la diplomatie américaine s'est également entretenu avec les ministres grecs de la Défense, Nikos Panagiotopoulos, et des Affaires étrangères, Nikos Dendias, avant de signer un accord en matière de défense. "Cet accord renforce la coopération stratégique entre les deux pays" et "est une garantie de stabilité et de développement", s'était félicité Nikos Dendias, lors d'une conférence de presse conjointe avec Mike Pompeo.

Les relations gréco-américaines "sont au plus haut niveau historiquement", avait-il souligné. Nikos Dendias avait indiqué le 4 octobre que cet accord "protège le pays et ses intérêts" en augmentant "la présence américaine dans la région". Outre leurs bases sur l'île de Crète depuis 1990, les États-Unis doivent désormais étendre leur présence dans le centre de la Grèce, surtout à Larissa où se trouve un quartier général de l'OTAN pour la région, selon les médias grecs.

Total et ENI, opérateurs des champs gaziers chypriotes

Les géants énergétiques français et italien, Total et Eni, ont remporté un appel d'offres pour explorer et exploiter conjointement du gaz et du pétrole au large de Chypre, ont annoncé le 18 septembre les autorités chypriotes, dans un contexte de tensions avec Ankara sur ces gisements. L'accord donne à Total et Eni des parts égales (50% chacun) dans la société créée pour cette exploitation. Le ministre de l'Énergie chypriote, George Lakkotrypis, a salué un "événement important", qui accroît la présence de multinationales dans la ZEE, et renforce les partenariats noués par le gouvernement.

Total et Eni deviennent ainsi les deux plus importants acteurs du forage au large de l'île méditerranéenne, détenant désormais des licences d'exploitation pour 7 des 13 blocs - avec le coréen Kogas pour trois d'entre eux. Les deux groupes, ainsi que l'américain ExxonMobil, avaient été invités l'an passé par le gouvernement de la République de Chypre, qui n'exerce son autorité que sur les deux tiers sud de l'île, à répondre à un appel d'offres pour explorer ce nouveau secteur de gaz offshore (le bloc 7) dans la ZEE. Nicosie a décidé de poursuivre l'exploitation du bloc 7 après avoir découvert du gaz dans le bloc 6 adjacent - également exploité par Eni et Total - qui pourrait s'étendre, a déclaré George Lakkotrypis.

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Commentaires
a écrit le 25/10/2019 à 10:08 :
La politique expansionniste d'Erdogan est bien huilée. Un petit Hitler est aux portes de l'Europe et nous le regardons faire, voire coopérons avec lui quand on peut y gagner un petit quelque chose.
Réponse de le 25/10/2019 à 10:31 :
Erdogan peut vous attaquer en «  justice » pour diffamation car vous l’accusez de «  nazisme »...
C’est une accusation très grave.
a écrit le 23/10/2019 à 22:58 :
La Turquie sera soutenue par les USA dans son expansionnisme qui vise à recréer une sorte d'empire ottoman, c'est le projet sous jacent de Erdogan qui voulait il fut un temps entrer dans l'union européenne.
L'Europe sera mise en pièce si elle ne sort pas de sa léthargie en s'unissant et créant une force militaire commune et opérationnelle, elle n'a plus rien à attendre des USA, période définitivement révolue.
a écrit le 23/10/2019 à 20:32 :
Les forages dans les eaux chupriotes peuvent etre effectuer que se l ile est unifies , l europe en faisant rentrer le cotes chypriotes a fait une grave erreure car le droit internationale n a pas ete respecter alors il faut s attendre a des quiproco...
a écrit le 23/10/2019 à 20:29 :
Sur la carte , les blocs de forage se situent vers le Nord de Chypre à l’opposé de Nicosie

Le bons sens voudrait le partage entre Chypre grec- turc

Pour que en profite la population ( grec et turc)et soumettre à référendum le choix des «  entreprises «  qui vont gérer le forage , c’est aux populations de décider .( en démocratie) et non l’UE.
Réponse de le 24/10/2019 à 18:15 :
Vous n' avez rien compris le nord de Chypre n' est pas turc, mais grec; il est occupé par une armée d' occupation. Aucun pays n' a reconnu cette annexion illégale. L ile étant entièrement grec, les champs autour des ses cote appartiennent bien à la Gréce.
CQFD
Réponse de le 25/10/2019 à 10:30 :
L’UE ne le reconnaît pas , mais il existe bien une île divisée suite à une intervention de la Turquie en 1979 après le génocide des turcs- chypriote , pour un nettoyage ethnique .( il y a des documents historiques officiels qui les attestent )
Bref la zone de forage est bien du côté turc.
Réponse de le 07/11/2019 à 23:14 :
Les forages se situent au sud de l'ile. Vous pouvez repeter un mensonge 1000 fois il ne deviendra pas vérité pour autant.
Et quand bien même ce serait au nord, l'île est à une écrasante majorité grecque et elle aurait largement pu être rattachée selon son souhait à la Grèce si les turcs ne s'en étaient pas mêlés et provoqué les conditions d'une invasion, toujours à ce jour impunie.
Réponse de le 07/11/2019 à 23:23 :
Les forages se situent au sud de l'ile. Vous pouvez repeter un mensonge 1000 fois il ne deviendra pas vérité pour autant.
Et quand bien même ce serait au nord, l'île est à une écrasante majorité grecque et elle aurait largement pu être rattachée selon son souhait à la Grèce si les turcs ne s'en étaient pas mêlés et provoqué les conditions d'une invasion, toujours à ce jour impunie.
a écrit le 23/10/2019 à 17:04 :
la moutarde leur monte au nez à Larissa.
Total Eni et la caravane passe...
a écrit le 23/10/2019 à 16:46 :
Il va falloir que l'UE comprenne que la Turquie n'est plus le pays qui attend comme un gentil caniche à la porte de l'Europe.
La Turquie est désormais un pays leader mené d'une main de maître par un HOMME d'ETAT qui a une vision LT des événements et qui ne passe pas son temps à regarder les sondages de popularité.
Il a raison de ne pas tenir compte de l'avis de l'UE, puisque l'UE est clairement hostile à la Turquie.
L'UE ne fait pas ce que la Turquie demande, pourquoi la Turquie devrait le faire ?
Il va falloir s'habituer, c'est le début de la fin de la domination européenne sur la Turquie.
Vous auriez pu avoir un allié et un soutien indéfectible, mais vous avez tout gâché sur l’hôtel de la politique intérieure (Sarkozy à l’époque qui a détruit les relations avec la Turquie pour plaire à son électorat islamophobe). Cette posture à courte vue qui a poussé la Turquie dans cette direction, vous êtes juste en train d’en payer le prix, et ce n’est pas fini.
Ça va couter cher à l’Europe. Bisous les losers.
Réponse de le 23/10/2019 à 19:43 :
Si je comprends bien vous êtes turc et écrivez très bien le français... Alors posez vous des questions sur pourquoi vous êtes en France...
Réponse de le 23/10/2019 à 21:07 :
N’empêche qu’Erdogan est comme Sarkozy ...tous les deux utilisent les termes et les mots ( les valeurs des autres )par rapport aux mouvements du temps

A une certaine époque Erdogan a voulu effacer la trace d’ataturk ( l’homme qui a sauvé la Turquie d’une division sur ses 4 frontières) et ça pour plaire à son électorat d’extrémiste islamiste ce qui lui valut la perte des dernières élections ...

Réponse de le 24/10/2019 à 10:17 :
Bien parlé cher ami. Exactement 👏👍🏆
Réponse de le 07/11/2019 à 23:18 :
Que la turquie ne s'aventure pas trop à menacer car cette fois, elle pourrait ne plus trouver beaucoup d'alliés pour la défendre ...
a écrit le 23/10/2019 à 14:19 :
Des cojones semblent avoir enfin poussé chez nos politiques envers ce pays devenu voyou et son sultan!
a écrit le 23/10/2019 à 14:05 :
Là on touche à l'Europe elle-même ! Et il y a des gros sous, donc Erdogan ne va pas forcément gagner . . .
a écrit le 23/10/2019 à 12:17 :
Erdogan rêve de refaire l' empire ottoman. Mais son rêve va se transformer en cauchemar,
le peuple a compris ou il veut l' emmener : un totalitarisme musulmo nationaliste arrièré
et n' en veut pas (cf Instambul), sauf dans les campagnes reculées.
La Turquie doit sortir de l Europe de L Otan, de tous les organimes occidentaux. Erdogan pourra toujours se rapprocher du Turkmenistan et autres satelllites.
Réponse de le 23/10/2019 à 20:12 :
😂
Sans les turcs le monde ne serait pas monde : imaginez la muraille de Chine n’aurait pas existé, l’Amérique n’aurait pas été découvert , la vieille Europe ne serait pas devenu la vieille Europe
L’essence turc a permis le surpassement européen , un vrai moteur dynamique ces turcs dans l’histoire de l’humanité ...
Le grand homme malade de l’Europe :
C’est fini.
a écrit le 23/10/2019 à 11:10 :
Je pense que l'Europe et surtout la France devrait s'occuper de son cul et de son peuple mécontent avant de mettre le nez partout. Et les gens en Turquie sont bien plus heureux que les frustrés devant leurs ordinateurs à s'occuper des infos de pays musulmans. En France les gens vendent jusqu'a leurs slips sur le bon coin pour pouvoir arrondir les fins de mois, choses que l'on verra dans aucun autre pays . Quelle honte!
Réponse de le 23/10/2019 à 13:39 :
"En France les gens vendent jusqu'à leur slip" Oui mais les français ne forcent pas leurs filles à se marier et ne vont pas forer du pétrole dans les eaux turques. Cordialement.
Réponse de le 23/10/2019 à 21:28 :
@paso,

N’importe quoi ....
Les Français vendent leurs slips?( et alors ? ) et j’ai vu « sites turcs « ( j’ai des amis turc) ou des turcs( ques ) vendent des sex - toys ...

Hé paso faut se mettre à l’heure du numérique ...la libération des mœurs même chez les turcs( ques)...
Ce n’est pas une honte , mon pote ,c’est l’évolution humaine à l’heure numérique 😂
Réponse de le 24/10/2019 à 12:01 :
Je ne sais pas ce que vous consultez comme site, mais votre mère ne vous félicite pas.

Pour ce qui est du mythe de la Turquie heureuse, c'est le pays qui bat tous les records en matières de violations des droits de l'homme avec plus de 70 000 personnes arrêtées, torturées et détenues sans raisons raisonnables.

Ce pays n'a pas vocation à entrer dans l'espace européen. On n'est pas des sauvages...
a écrit le 23/10/2019 à 9:06 :
Si l'europe avait été forte elle aurait englobé la Turquie depuis longtemps qui ne se perdrait pas actuellement à faire n'importe quoi entre les mains de n'importe qui.

L’Europe était un rêve formidable que l'oligarchie a transformé en pire des cauchemars.
a écrit le 23/10/2019 à 8:31 :
La Turquie est déja dans le feu ...de l'action. (Syrie,...)
Il me semble que c'est Chypre qui est en situation desespéré. Aucune puissance ne fera la guerre contre les Turcs pour ce caillou. En face ils sont determiné !
Réponse de le 23/10/2019 à 8:55 :
Les enjeux sont tout autres:
Chypre est dans l´UE et les Turcs lorgnent sur le secteur de forage attribué à TOTAL.
Bref autant la France est restée sur un registre purement diplomatique concernant les Kurdes ces derniers jours; autant sur ce dossier de souveraineté de l´UE + souveraineté energétique, Erdog-âne n´a pas compris ce que cela représentait pour la France.
La frégate Auvergne (qui embarque des missiles de croisière) était déjà un message en soit. Si les Turcs vont trop loin, leur marine va devoir quitter la zone, de gré ou de force (La marine turque, en dehors de ses sous marins Type 209 que les SNA francais sauraient parfaitement gérer, est une marine d´opérette qui aura tout intérêt à rentrer dans ses ports pour éviter la destruction).
Réponse de le 23/10/2019 à 9:12 :
@Kgbussr
Pour du pétrole, ou du gaz, on fait toujours la guerre.
Réponse de le 24/10/2019 à 12:09 :
La situation financière de la turquie n'est pas bonne. Les investisseurs ne se ruent plus comme par le passé, pour investir dans un pays où la corruption et l'arbitraire sont devenus la règle.
Les élites ont quitté le pays et les jeunes diplômés s'expatrient en Europe, là où ils sont libres de critiquer sans terminer en prison.

Erdogan cherche à provoquer un regain de nationalisme pour sauver son régime, mais ca ne prendra pas. Il est discrédité par son comportement.
Réponse de le 24/10/2019 à 12:12 :
On n'en arrivera pas là.

Il faut des années pour produire un champ de pétrole offshore et des investissements considérables.

Erdogan aura été dégagé avant et son successeur sera plus réaliste.

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