Greg Wyler : le come-back fracassant de l'enfant terrible du spatial
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Greg Wyler veut développer un projet spatial inédit à Toulouse
OneWeb
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Greg Wyler veut développer un projet spatial inédit à Toulouse
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Greg Wyler est de retour. Et quel retour ! Celui que certains appellent la diva dans le spatial travaille à Toulouse et de Saint-Barthélemy (Antilles françaises) sur un projet d'une constellation placée en orbite à 600 km d'altitude et composée jusqu'à 350.000 satellites pesant chacun à peine 10 kg. Un projet qui pourrait apparaître invraisemblable tant il est disruptif sur le plan technologique et économique mais il est aujourd'hui bel et bien compétition dans le cadre d'un appel d'offres de l'Union européenne piloté par le commissaire Thierry Breton. Greg Wyler, qui est en train de demander la nationalité française pour montrer patte blanche aux autorités françaises et européennes, a déjà fait le tour des ministères (Économie, Défense et Recherche) ainsi que des organismes nationaux (CNES, Commandement de l'espace) et européens (Union européenne et agence spatiale européenne) pour présenter son projet.
Aujourd'hui conseiller de sa société toulousaine E-Space dans laquelle il a déjà investi 5 millions d'euros, Greg Wyler est lancé comme une fusée... Après une déconvenue aux Etats-Unis, il a semble-t-il définitivement choisi la France pour ses nouveaux projets, dont cette fameuse constellation, selon des proches. La France lui a déjà tant apporté et a été décisive dans le lancement de sa première constellation O3b (Bercy, Thales Alenia Space), puis celle de OneWeb (Airbus) en séduisant Tom Enders, alors patron du constructeur européen. Pour gagner son pari, le tout récent détenteur de la légion d'honneur a constitué une équipe commando rompue au monde du spatial, dont David Liermann, qui est un consultant chevronné et un ancien d'Airbus Space, bombardé président d'E-Space, ainsi que Philippe Boissat, en tant que responsable des opérations (COO) après avoir eu de très nombreuses expériences dans le monde aérospatial (SES, Eutelsat, Deloitte, Altran, Akka...).
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Pour Greg Wyler, la rampe de lancement pourrait être la constellation que veut Thierry Breton pour l'Europe. Le commissaire européen est prêt à mettre 6 milliards d'euros sur la table pour doter l'Union européenne d'une constellation spatiale multi-orbitale offrant à l'ensemble du continent une infrastructure de connectivité mettant fin aux zones blanches et assurant une redondance avec le réseau terrestre. Une constellation où le NewSpace aura toute sa place. Comme neuf autres consortiums, Greg Wyler a donc relevé le défi et a constitué un consortium éponyme à sa société E-Space, avec quatre start-up européennes : qtlabs (Quantum Technology Laboratories GmbH) basée en Autriche et créée en 2017, ND SATCOM basée en Allemagne, Share my Space basée en France et, enfin, la société allemande de services de lancement Isar Aerospace, qui placera en orbite une grande partie de la constellation avec Ariane 6 (Arianespace).