L'Europe lance la prochaine génération de satellites Galileo

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Trois industriels vont se lancer dans la nouvelle compétition pour fournir à l'Union européenne les satellites de la prochaine génération de la constellation Galileo : l'allemand OHB, le sortant, ainsi que les deux européens Airbus Space Systems et Thales Alenia Space (TAS), les revanchards.
Trois industriels vont se lancer dans la nouvelle compétition pour fournir à l'Union européenne les satellites de la prochaine génération de la constellation Galileo : l'allemand OHB, le sortant, ainsi que les deux européens Airbus Space Systems et Thales Alenia Space (TAS), les revanchards. (Crédits : © STR New / Reuters)
La Commission européenne souhaite acquérir les quatre premiers satellites Galileo de la deuxième génération.

Galileo, deuxième génération, c'est parti. La  Direction générale du marché intérieur, de l'industrie, de l'entrepreneuriat et des PME de la Commission européenne a publié le 15 mai un avis de marché portant sur l'acquisition, d'ici à huit ans, de "quatre satellites de transition". Ces satellites reconfigurables devront posséder "des caractéristiques" pour assurer "la continuité de la constellation Galileo en 2025-2026 et initier le passage de la 1ère génération Galileo à la 2ème génération de satellites européens de radionavigation". La date limite de réception des offres ou des demandes de participation est fixée au 20 juin 2018 à 13h00.

Quatre satellites fermes, quatre en option?

Les quatre satellites seront commandés en tant que base de référence pour la prochaine génération Galileo. Ce marché ne pourra pas faire l'objet d'une reconduction automatique. Pour autant, le ou les industriel(s) retenu(s) pourrai(en)t se voir confier "des options destinées à des satellites supplémentaires". Soit deux satellites de plus pour les  deux industriels sélectionnés à l'issue d'un dialogue compétitif avec la Commission.

Il semble donc évident que la Commission européenne veuille privilégier une double source. Ce qu'elle souhaitait également pour la première génération mais l'ESA (Agence spatiale européenne) avait réussi à l'en dissuader. OHB, qui a obtenu trois contrats de l'Union européenne, a développé tant que bien mal et fabriqué les 30 premiers satellites de la constellation Galileo.

OHB, Airbus et Thales en course

Trois industriels vont se lancer dans cette nouvelle compétition : l'allemand OHB, le sortant, ainsi que les deux européens Airbus Space Systems et Thales Alenia Space (TAS), les revanchards. Les trois industriels vont présenter chacun une offre. Pas question pour le moment d'alliance entre les trois, la commission privilégiant la compétition. Un partenariat, voire une alliance, ne semble pas exclu dans un deuxième temps.

A priori, Airbus et Thales partent favoris, les deux maîtrisent toutes les compétences pour développer et fabriquer une telle constellation à l'inverse d'OHB. Mais l'ESA a jusqu'ici privilégié le retour géographique... contrairement à l'Union européenne.

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Commentaires
a écrit le 25/05/2018 à 12:09 :
Ici on parle de Satellite de 2ème génération alors que le système n'est pas encore pleinement opérationnel et que le GPS reste prédominant dans les solutions de géo localisation.
Bref, on perd tant de temps en discussion que le temps de construire, lancer et opérer les satellites Galliléo...ces derniers sont presque obsolètes !

Sinon, pourquoi tant de discussions quand on sait que ce sera OHB qui sera toujours sélectionné dès lors que c'est l'ESA qui a le dernier mot ? (Lobby Allemand oblige et ils ont bien raison de la faire quand ils le peuvent....comme tout le monde)
a écrit le 25/05/2018 à 9:57 :
Si vous ne voulez pas prendre ma réponse aux trolls qui me collent virez mon commentaire on va pas y passer la nuit hein merci.
a écrit le 25/05/2018 à 9:11 :
Galileo c'est bien sur le papier.
Quand allons nous le voir fonctionner concrètement dans nos applications?
Si l'Europe veut son indépendance, alors il lui faut aussi maîtriser les circuits électronique qui permettent de décoder et utiliser le signal.
Réponse de le 28/05/2018 à 10:03 :
La plupart des utilisateurs (typiquement vous et moi, qui utilisons les applications GNSS sur notre smartphone ou dans notre voiture principalement) ne verrons pas forcément les apports de Galileo dans notre quotidien.
Pour les utilisateurs grand public, le système Galileo va s'ajouter aux autres systèmes existants et participera à l'amélioration générale de la performance de positionnement.
Mais à côté de l'usage du grand public, il y a d'autres possibilités qui vont s'ouvrir grâce à Galileo, scientifiques notamment.
Et il ne faut pas pas oublier que ce système à un fort enjeu stratégique. Bien que ce soit peu probable, si les USA décident de restreindre l'accès au système GPS (comme c'était le case avant 2000, avec une performance volontairement dégradée pour les utilisateurs civils), Galileo permettra de conserver une précision de positionnement nominale.
a écrit le 25/05/2018 à 4:47 :
Il est regrettable que chacun joue" pour soi "dans cette Europe qui n'en a que le nom. Idem pour une armee commune, recherche scientifique etc..
C'est grand dommage pour ceux qui viendront apres nous.
a écrit le 24/05/2018 à 16:08 :
La russie a interdit l'importation des équipement de réception GPS qui ne prenaient pas en compte leur système GLONASS: résultat, tous the smartphones utilisent GLONASS...

A méditer !
a écrit le 24/05/2018 à 15:49 :
Question, : les horloges des satellites sont-elles fiables ?
a écrit le 24/05/2018 à 15:07 :
Effectivement OHB a eu le plus grand mal à développer et a du se faire aider par THALES bon prince et pendant qu'il développait la concurrence a pris de l'avance et eux deux fois plus de retard. Ces fameux retours géographiques sont catastrophiques pour "l'EUROPE".
Réponse de le 24/05/2018 à 16:20 :
A l’inverse, on peut comprendre que les allemands aient du mal à toujours payer pour les industries des autres.

Tant que l’Europe ne sera pas une nation unie comme les Etats-Unis, on fera toujours face à ces réflexes stériles.
Réponse de le 26/05/2018 à 11:01 :
OHB est Allemand et (ca n'engage que moi) c'est la raison pour laquelle il a eu le contrat. Les Allemand savent prendre des contrat aux autres meme sans en avoir la compétence. La France qui a porté le projet n'en tire pas les bénéfices attendus.
a écrit le 24/05/2018 à 13:28 :
J'ai personnellement deux GPS , un sur mon véhicule touristique et modèle portable pour les expéditions à pieds hors des sentiers battus.... Je regrette le retards pris par le programme Galiléo, je regrette ne pas trouver des récepteurs spécifique ( europeen ) pour la navigation des particuliers....
J'espère que la commission a pris la messure de l'importance de se type de programme , ( souvrainete) . Et quel a entrepris toute les messure correctif pour évité tous les problème passer....
Réponse de le 24/05/2018 à 15:37 :
Il est extrêmement peu probable que des récepteurs Galileo seuls apparaissent sur le marché grand public. Il est beaucoup plus intéressant d'avoir des récepteurs compatibles avec plusieurs systèmes (GPS, Galileo, GLONASS, Beidou) car ils offrent une meilleure performance que chacun de ces systèmes pris séparément.
Pour info, les smartphones haut de gamme sortis en 2018 intègrent des récepteurs compatibles avec plusieurs systèmes dont Galileo.
a écrit le 24/05/2018 à 12:03 :
La première série de satellites n'est même pas commercialisée, ou très peu, que déjà l'UE mise sur la seconde, au secours ! L'UE ou la logique de l'échec.

Vite un frexit.

"Galileo placé sur une mauvaise orbite" http://www.lefigaro.fr/sciences/2014/08/24/01008-20140824ARTFIG00183-galileo-place-sur-une-mauvaise-orbite.php
Réponse de le 25/05/2018 à 8:32 :
"Sans UE, il n’y aurait ni Galileo"

ET ça nous apporte quoi galiléo si ce n'est de nous faire une nouvelle fois humilier par les américains ? C'est quoi le chiffre d'affaire ? On compare avec le GPS ?

Merci pour la messe européiste mon père mais je suis athée.

"Il y a déjà 22 satellites Galileo en orbite, donc dire que "La première série de satellites n'est même pas commercialisée, ou très peu" est simplement faux."

Oui grâce à l'argent public européen et ça rapporte combien ?

LOL

Il n'y a décidément vraiment rien de plus ennuyeux qu'un européiste.
Réponse de le 25/05/2018 à 15:08 :
@Tom, décidément la propagande européiste marche à fond. On peut très bien développer des alliances industrielles entre pays européens sans le dictât de Bruxelles ! AIRBUS en est un très bon exemple.
Réponse de le 25/05/2018 à 17:16 :
C'est clair. À ce titre je pense que les Britaniques vont le comprendre assez vite à cause du brexit
Réponse de le 28/05/2018 à 8:53 :
"Il y a déjà 22 satellites Galileo en orbite, donc dire que "La première série de satellites n'est même pas commercialisée, ou très peu" est simplement faux."

Chiffre d'affaire de galiléo svp ?

"Sans UE, il n’y aurait ni Galileo, ni industrie spatiale européenne puisqu’aucun pays européen n’aurait les moyens de la développer seul."

ET donc avoir une industrie spatiale qui se meure ça vous réconforte ?
Réponse de le 28/05/2018 à 10:15 :
Ça veut dire quoi le chiffre d'affaire de GPS étant donné que ce n'est même pas un système commercial ?
Je suppose que vous voulez parler de l'économie générée grâce aux applications que permet ce genre de système de navigation ?
Quoi qu'il en soit, pourquoi vouloir comparer GPS et Galileo ? GPS a été conçu dans les années 70 et est opérationnel depuis 25 ans, c'est bien normal que ce système ait généré beaucoup plus de revenus qu'un système qui s'est mis en place bien plus tard.
Vous dites également "ça nous apporte quoi galiléo si ce n'est de nous faire une nouvelle fois humilier par les américains ?". Techniquement parlant, Galileo est loin d'être ridicule. Le 3ème génération des satellites GPS qui n'est pas encore lancée va utiliser des signaux tels que ceux utilisés sur la génération actuelle de Galileo.
De plus le système Galileo est largement en avance sur GPS sur les aspects MEOSAR (charge utile secondaire des satellites), les satellites GPS n'utilisant que des charges utiles de tests.
Je ne m'intéresse pas à la politique, ni à "est-ce que l'Europe c'est bien ou pas". On a bien compris votre opinion politique et elle vous appartient. Par contre, sur Galileo, vous racontez n'importe quoi.
Réponse de le 28/05/2018 à 16:09 :
"Je suppose que vous voulez parler de l'économie générée grâce aux applications que permet ce genre de système de navigation ?"

C'est bien vous comprenez vite...

"Quoi qu'il en soit, pourquoi vouloir comparer GPS et Galileo ?"

Peut-être que ce sont deux systèmes de navigations par satellites non ? Vous vous réveillez un peu svp quand même ?

"Le 3ème génération des satellites GPS qui n'est pas encore lancée va utiliser des signaux tels que ceux utilisés sur la génération actuelle de Galileo."

Sauf qu'avec les américains non seulement ça fonctionnera du premier coup mais en plus ça rapportera du fric au lieu d'en couter.

Oui je comprends bien pourquoi vous ne voulez pas comparer, l'humiliation étant phénoménale mais à un moment ça ne sert à rein de refuser de regarder.
Réponse de le 28/05/2018 à 16:45 :
"On a bien compris votre opinion politique et elle vous appartient."

SUper et donc c'est quoi mon opinion politique svp ?
Réponse de le 28/05/2018 à 16:46 :
"On a bien compris votre opinion politique et elle vous appartient."

SUper et donc c'est quoi mon opinion politique svp ?
Réponse de le 30/05/2018 à 16:32 :
Votre commentaire initial portait sur la logique de renouvellement de la constellation des satellites Galileo. Vous indiquez que "La première série de satellites n'est même pas commercialisée, ou très peu". C'est faux, il y a 22 satellites en l'air, c'est un fait. De plus, étant donné les temps de développement d'un système aussi complexe qu'un système de navigation par satellite, il n'est pas complètement illogique de réfléchir à la deuxième génération lorsque la première génération est en train d'être totalement déployée.

Ensuite, vous demandez la comparaison entre le chiffre d'affaire de GPS et Galileo. La notion de chiffre d'affaire n'est pas adapté dans ce cas. Les systèmes de navigation ne génèrent pas directement un chiffre d'affaire mais permettent de développer des applications, qui elles, permettent de générer un chiffre d'affaire au niveau des sociétés qui développent et/ou exploitent ces applications.
Quand bien même on voudrait comparer l'économie générée par GPS et celle par Galileo, cela n'aurait pas de sens de le faire aujourd'hui étant donné qu'un système a été déclaré opérationnel il y a 25 ans alors que l'autre sera pleinement opérationnel prochainement. Ce serait aussi inéquitable que de vouloir comparer le nombre total de voitures vendues par Peugeot et celui vendues par Tesla depuis leur création respective.

Enfin, vous dites que l'Europe est ridicule par rapport aux USA, mais vous ne donnez aucun exemple concret, hormis le fait de dire "Sauf qu'avec les américains non seulement ça fonctionnera du premier coup mais en plus ça rapportera du fric au lieu d'en couter". Quels sont vos éléments factuels pour étayer une telle affirmation ? Pensez-vous que le système GPS n'ait jamais connu d'échec au lancement ou un problème de charge utile ?
Si vous jetez un oeil à l'historique des lancements de satellites GPS (https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_GPS_satellites): vous verrez qu'il y a eu de nombreux lancements pour renouveler la constellation, avec différents problèmes.
Le système GPS a lancé 72 satellites depuis 1978, il en comporte 31 aujourd'hui. Forcément, le retour d'expérience aide à être plus performant.
Galileo arrive bien après, c'est vrai, mais avance beaucoup plus vite, je ne pense pas qu'on puisse dire que ce système est ridicule par rapport à GPS.

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