La France lance une nouvelle version très connectée du Rafale

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La nouvelle version du Rafale permettra d’accroître l’interopérabilité tous milieux, par une connectivité accrue, aussi bien dans un contexte national qu’interallié, d’améliorer la préparation opérationnelle et le soutien en service.
La nouvelle version du Rafale permettra d’accroître l’interopérabilité tous milieux, par une connectivité accrue, aussi bien dans un contexte national qu’interallié, d’améliorer la préparation opérationnelle et le soutien en service. (Crédits : Dassault Aviation)
Pour moderniser une nouvelle fois le rafale, le ministère des Armées signe un chèque de 1,9 milliard d'euros. Avec le nouveau strandard F4, le Rafale entrera plus encore dans l'ère de la data.

Après les standards F1 (spécifique aux premiers avions de la Marine), F2 (capacités air-sol et air-air), F3 et F3R (polyvalence élargie), dont la qualification a été prononcée début novembre, voici le standard F4 qui fait entrer le programme Rafale plus encore dans l'ère de la data. Une version qui vise l'amélioration de la connectivité de l'appareil et des modes de travail en réseau associés, aussi bien dans un contexte national qu'interallié. "Ce standard F4 est un saut technologique, un saut industriel, un saut stratégique", a fait valoir la ministre des Armées, Florence Parly.

"Ce standard F4, c'est une opportunité formidable pour notre aviation de chasse, a estimé Florence Parly. C'est un standard d'une qualité jamais encore égalée. C'est une garantie pour notre souveraineté. C'est une chance pour nos capacités".

Le standard F4 sera mis en service en deux étapes, successivement en 2023 en 2025, afin de bénéficier des technologies et innovations dès qu'elles sont disponibles. La validation du standard F4 est prévue pour 2024, avec certaines fonctions disponibles dès 2022, a précisé Dassault Aviation dans un communiqué.

Un chèque de 1,9 milliard d'euros

Pour moderniser une nouvelle fois l'avion de combat de l'armée de l'air et de la Marine française, le ministère des Armées a signé un chèque de 1,9 milliard d'euros à Dassault Aviation. La notification de ce contrat était attendue fin 2018. La France en avait déjà signé un précédent en janvier 2014 d'environ 1 milliard d'euros. Ces nouveaux crédits profiteront bien évidemment aux quatre grands industriels du programme : Dassault Aviation, l'électronicien Thales, l'équipementier et motoriste Safran et le missilier MBDA.

Mais ils profiteront également à l'ensemble de la filière de l'aviation de combat, soit 500 entreprises françaises associées au programme Rafale. Au total, ce sont 2.500 à 5.000 emplois directs et indirects qui vivront grâce au standard F4 du Rafale. "C'est un investissement nécessaire pour assurer la compétitivité du Rafale à l'exportation au cours des prochaines décennies et pérenniser l'ensemble de la filière de l'aviation de chasse", a expliqué la ministre des Armées.

Plus de connectivité pour le Rafale

Ce nouveau standard repose sur quatre piliers. La connectivité, d'abord. Le Rafale standard F4 entrera plus encore dans l'ère de la data. Cette nouvelle version pourra recevoir plus de données, notamment grâce aux communications satellitaires et à la radio logicielle. A ce titre, le Rafale F4 constituera une première étape pour le combat collaboratif connecté multi-plateformes et donc vers le système de combat aérien du futur (SCAF), programme lancé en franco-allemand (Dassault Aviation et Airbus). En tant qu'architecte industriel, Dassault Aviation aura la responsabilité de mettre en oeuvre des solutions de connectivité innovantes pour le Rafale afin d'optimiser son efficacité dans le combat en réseau (nouvelles liaisons satellite et intra-patrouille, serveur de communication, , radio logicielle).

L'engagement, ensuite. Le Rafale verra aussi ses capacités d'action renforcées en étant mieux armé. Ainsi, il pourra porter les nouveaux missiles A2SM de 1.000 kilos. Il sera prêt pour emporter les missiles SCALP rénovés et les MICA de nouvelle génération. Il sera également doté de la nacelle de désignation laser Talios (pods), qui seront livrés avant 2023. Ce nouveau standard prévoit également la prise en compte des futures évolutions du missiles nucléaire ASMP-A. En outre, la détection des menaces seront également améliorées, notamment le radar à balayage électronique RBE2. Tout comme l'optronique secteur frontal (OSF), le système de guerre électronique Spectra (Système de protection et d'évitement des conduites de tir) montera aussi en puissance. Par ses capacités de brouillage, Spectra permettra de conserver une longueur d'avance sur les adversaires.

Enfin, la disponibilité, un thème cher à Florence Parly, sera le dernier pilier du standard F4. "Cette disponibilité est objectivement très bonne aujourd'hui, a reconnu Florence Parly. Je mentirais en affirmant le contraire". Mais elle peut être encore améliorée, a-t-elle assuré, et c'est ce que permettra le moteur M88 qui verra son calculateur modernisé et grâce à un système de pronostic et d'aide au diagnostic de pannes (maintenance préventive).

Une nouvelle commande en 2023

Florence Parly l'a promis. La France va commander 30 Rafale en 2023. Ils devront être livrés d'ici à 2030. "D'ici à fin 2024, 28 Rafale supplémentaires seront livrés et nous en commanderons 30 nouveaux en 2023", a-t-elle confirmé. En outre, les forces aériennes bénéficieront de la reprise des livraisons des Rafale, dont 28 exemplaires seront livrés de 2022 à 2024. "Pour les livraisons à venir, elles reprendront intensément en 2022, 23 et 24 et nombre des avions de cette tranche bénéficieront d'améliorations du standard F4", a précisé la ministre. Tout comme Jean-Yves Le Drian, son prédécesseur, la ministre a prévu une interruption de livraisons après 2024. Ce qui veut dire que la France fait à nouveau le pari de l'exportation du Rafale.

"Ce nouveau standard garantit également que le Rafale restera une référence crédible à l'export", a souligné le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier. Pour la ministre, cette nouvelle version de l'avion de combat français "sera comme autant d'arguments supplémentaires pour emporter des marchés". Plusieurs prospects très sérieux intéressent Dassault Aviation, à commencer par une commande supplémentaire en Inde et en Egypte. A plus long terme, le Rafale postule sérieusement en Suisse, en Malaisie et aux Emirats Arabes Unis, voire en Finlande (peu probable). "Le marché français est trop étroit pour les ailes du Rafale, il faut donc se donner tous les atouts pour les porter hors de nos frontières", a-t-elle annoncé.

Une flotte de 143 Rafale en France

Entré en service en 2004 dans la Marine nationale et en 2006 dans l'armée de l'Air française pour remplacer peu à peu les sept types d'avions de combat de générations précédentes, le Rafale a fait ses preuves en opérations extérieures sur différents théâtres : Afghanistan, Libye, Mali, Irak et Syrie. Sur les 180 Rafale commandés par la France à ce jour, 152 ont été livrés. La flotte Rafale France totalise actuellement près de 270.000 heures de vol, dont près de 40.000 en opérations. A l'horizon 2030, l'armée française devrait être dotée de 225 Rafale (185 Air, 40 Marine). Selon la loi de programmation militaire, le parc Rafale s'élevait début 2019 à 143 appareils, dont 41 dans la Marine. Fin 2025, l'armée disposera de 171 Rafale (dont 42 Marine).

Enfin, le Rafale a déjà été commandé par l'Egypte (24 exemplaires), le Qatar (36 : 24 + 12) et l'Inde (36) pour un total de 96 exemplaires. Au 31 décembre 2018, le carnet de commandes incluait 101 Rafale (73 export et 28 France).

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Commentaires
a écrit le 15/01/2019 à 13:30 :
En cas de crash, cette version permettra-t-elle de retrouver le ou les pilotes ?
a écrit le 15/01/2019 à 10:58 :
Je croyais qu’on était déjà dans l’ère des drones !!!!
a écrit le 14/01/2019 à 21:34 :
Connectivité, Data, hyper sécurisé en anglais sur programme américain et avec des backdoors NSA et CIA, a quand le premier piratage ou l’autodestruction à distance pour protéger les intérêts américains. Mais le gouvernement sécurise son système informatique avec une boite américaine, le vrai ennemi économique c’est bien les USA et exemple le marché avec la Pologne pour les F135
Réponse de le 15/01/2019 à 9:24 :
qu est ce qui vous permet d affirmer qu il y a des backdoor US sur le rafale ? a priori aucun equipement est d origine US et tout est developpe en france. evidement la NSA peur corrompre un inge francais pour qu il injecte des backdoor mais c est moyennement probable. et de toute facon comme aucun rafale n est relie a internet, comment vous allez lancer une autodestruction a distance ?
a écrit le 14/01/2019 à 21:30 :
Pourquoi israel ne l'achete pas s'il est meilleur que le F35 ? C'est crucial pour leur défense l'aviation, seules les performances compte.
Réponse de le 14/01/2019 à 23:15 :
Un pays achète un avion de combat en fonction des alliances, c'est d'abord une question politique pas de performance, les alliés US achètent américain, les alliés Russes achètent russe, les alliès chinois achètent chinois, restent quelques pays ou le marché se répartie entre les acteurs pour limiter les dépendances, inde, egypte, qatar, etc....
Réponse de le 15/01/2019 à 1:14 :
Vous êtes vraiment pret à dire n'importe quoi pour défendre votre rafale.
Les memes qui parlent de complot contre ghosn ?

Le rafale ne voit pas le f35, nada, s'il tente de brouiller les F35 il donne sa position par triangulation qui pilote le focus des moyens optroniques du F35.

Le F35 a été concu pour être insuffisamment triangulable (car c'est cela la furtivité, elle n'est jamais absolue mais brouille la capacité à déterminer une solution de tir avec une bonne probabilité d'être dans la "no escape zone", insuffisamment triangulable donc face à des radars terrestres, variés et puissants, beaucoup plus que les radars embarqués à bord de votre rafale qui par conséquent n'a aucune chance face au f35!
Réponse de le 15/01/2019 à 13:55 :
Manau... Vous racontez décidément n'importe quoi !

Israel voulait des F15 modernisés (QA ou SA, probablement encore plus perfectionné) mais Obama avait dit non.
Et pour cause c'est les USA qui paient via l'aide militaire (38 milliards entre 2019 et 2028). Donc sauf à donner les rafale avec votre argent, le rafale n'a aucune chance et les USA sont décisionnaires.

Sur l'aspect technique vous également êtes très drôle, le F35I c'est justement une demande pour mettre un système de furtivité active domestique (comme le rafale sur F35). Le brouillage intelligent arrive également sur growler sans aller jusqu'à la furtivité active. Le brouillage ne se met en fonction que si spectra détecte des ondes radar, le retour ne se voit alors pas. Le rafale ayant une fonction LPI depuis l'origine, il est certains que spectra ne se laissera pas avoir par le radar du F35 et saura quand et d'ou il est visé.
La NEZ n'a rien à voir avec le verrouillage, ca a avoir avec l'autonomie du missile, c'est plus loin dans la kill chain. En bon français la NEZ c'est la zone ou la cible n'a aucune chance de s'échapper à utilisant uniquement sa vitesse et manœuvrabilité (reste le brouillage et les leurres). La furtivité vise à ne pas autoriser, un suivi solide et un guidage radar du missile (qui finira par arrivé mais trop tard). L'autodirecteur EM d'un missile est faible donc meme à 15km d'un F35, il ne verrait rien (d'ou les travaux sur un autodirecteur AESA par la prochaine décennie).
Ah aussi le F4 va permettre de guidé un missile bvr IR. En utilisant 2 ou 3 OSF IR et en triangulant la distance de la cible, on pourra abattre un F35 en ciblant sa signature calorifique. Un équivalent est développé sur F18SH et SU57, LM en parle pour le F35 mais sans date. Un systeme similaire pourra etre utilisé avec un radar passif, en combinant plusieurs rafale on aura une solution de tire suffisamment précise. Dans les deux cas le tire est totalement passif donc imbrouillable et difficilement détectable. Toujours avec le F4, le rafale aura un radar GaN et pourra donc faire des attaques électroniques et probablement du brouillage de puissance comme le growler. Enfin de nouveau algorithmes permettront à spectra de brouiller efficacement les AESA et les nouveaux brouilleurs auront des bandes de fréquences plus importantes (comme c'est déjà le cas sur le standard indien) pour être efficace contre les radar en band L par exemple (S400).
A bon entendeur ...
Réponse de le 15/01/2019 à 14:52 :
Par ce que le F35 ne possède pas de radar LPI ?
Ca veut dire quoi LPI? LOw probability of intercept car basé sur le frequency hopping et une plus étroite directivité, c'est vous le rigolo.
Evidemment que le deni de solution à tout à voir avec la probablité de réussite du tir donc d'être ou ne pas être dans la NEZ !

Nous avons donc face à face deux chasseurs dont les equipements électroniques sont au minimum equivalent ce dont je doute compte tenu de l'avance en électronique des US depuis la nuit des temps.
Avec d'un coté un avion qui rend son interception par le radar ennemi encore plus LPI si j'ose dire mais vis à vis de la cible pas en matière de contre mesure.
A votre avis qui va obtenir une meilleur solution en 1ER d'autant plus qu'ils possède en plus de la fusion de donnée interne à la plateforme, une fusion étendue multiplateformes avec des calculateurs à gogo munis des dernières evolutions en matière d'IA, vous savez le truc dont tout le monde parle en france qui a été inventé aux US ?
Pas besoin d'utiliser un ton supérieur quand on raconte autant de conneries. Le Gal Lanata à reçu ce que l'on appel un wake up call suite à une confrontation avec le f35 des rafales au large de l'angleterre...
Réponse de le 15/01/2019 à 18:08 :
Le F35 est supérieur de par sa furtivité , oui pour l' instant mais cette modernisation du Rafale est surtout destinée au projet SCAF qui aura sans doute la même furtivité que le F35 qui lui n' est pas prêt de voir son remplacent vu son coût de développement .
a écrit le 14/01/2019 à 21:17 :
Rien du côté de la furtivité de la cellule alors que des études amont avaient été lancées il y quelques années ? La concurrence lance ou fait voler ( gripen NG) de nouvelles versions dans ce sens.
Réponse de le 15/01/2019 à 14:25 :
Pas exactement, le Gripen NG n'est qu'une version agrandie de l'originale.
En revanche les brouilleurs sont GaN donc mécaniquement supérieur à ceux de spectra, le F4 prévoit justement de passer en GaN sur le F4.2 (le F4.1 étant une mise à jour info pour les rafale deja produits).
Le système de furtivité active est d'autant plus efficace que la SER est faible d'ou l'intérêt du kit de furtivité passive déjà développer. Avec l'arrivé de l'UCAV furtif en 2030 et la connectivité du F4, on aura un vecteur séparé très furtif donc le problème se posera avec beaucoup moins de force.
a écrit le 14/01/2019 à 21:06 :
Les Étasuniens ont d'autres leviers que l'Europe pour vendre leurs armes et les performances n'ont rien à voir là-dedans. Leur monopole économique. Quel est le seul pays à pouvoir établir un embargo économique entraînant derrière lui tous les pays du "Monde Libre" et s'ils n'y obéissent pas font, eux aussi, l'objet de sanctions. L'Europe pourrait aussi avoir un levier économique. C'est ce que l'on retrouve dans les accords s'appelant "la préférence Européenne". Mais l'Europe s’efface devant l’hégémonie économique des USA. Rappelons nous que le concorde a été interdit de survol du territoire des Etats-Unis avant d'être jugé inapte commercialement.
a écrit le 14/01/2019 à 19:28 :
nous n'avons toujours pas compris... les ventes à l'export dépendent de la géopolitique et pas de la technologie, ça continue comme avec le concorde... les belges ont acheté des avions américains, mêmes s'ils sont moins performants. On va encore perdre de l'argent par orgueil.
Réponse de le 15/01/2019 à 14:27 :
Ca reste moins cher que d'acheter US car 1 euro investi dans l'industrie de défense c'est 1,6 de gagner pour l'état. Et oui payé des F35 c'est payé des américains qui paient leur impôts aux US. Le faire en France c'est payé des français qui paient leur impôts en France et consomment en France.
L'orgueil c'est parfois très bien !
a écrit le 14/01/2019 à 18:33 :
Nul besoin d'etre " Madame Soleil " pour etre certain dans l'absolu,

Que pas un seul ne sera acheté ! par meme un seul ! pays Eur : U.E ou non.
Les U.S ont d'avance " gagnés "
Pourquoi gaspiller naivement temps et argent à travailler leurs appels d'offres en Armement.

Les pays du Golfe, l'Egypte, et l'Inde et l'Australie, seraient clients, mais avec Mme Parly, Aucune !!!!!!!! chance.
SEUL J.Y LE DRIAN REMPORTE DES CONTRATS.
Lui réaffecter Armées en plus du Quai d'Orsay où il a, contre son gré, été muté
Et l'export retrouvera alor les niveaux des 5 dernières Années.
Réponse de le 15/01/2019 à 14:32 :
Et pourtant vous jouez bien à madame soleil, j'ai entendu ca tellement de fois, toujours est il qu'il a été vendu à 96 exemplaires et qu'il existe encore une option pour 24 rafale en Egypte et 36 au Qatar. Par contre là ou il ne faut pas se leurrer c'est qu'il ne sera pas plus vendu à l'étranger qu'en France. Ca n'arrive jamais meme le F16 n'a pas été plus vendu à l'étranger qu'aux US. seul le mirage F1 a réussi ce miracle commercial.
Le Qatar a pris 12 rafales de plus en 2017 donc votre théorie de JYLD ne tient pas.
a écrit le 14/01/2019 à 18:16 :
Le rafale est un avion trop chère. C'est un peu comme si un smicard acheté une Rolls. En plus les coûts d’entretien de cet appareil sont énormes. Les pays étrangers doivent se tourner vers les avions de chasse U.S.
Réponse de le 15/01/2019 à 14:34 :
Vous racontez n'importe quoi !
Le rafale coute 260 millions sur 30 ans, le F35 est à 950 millions. (R&D, production, maintenance, fuel).
Et oui les pays réfléchissent en cycle de vie pas uniquement en prix d'achat.
Et encore une fois c'est plus de la politique que du commerce ou de la tech.
a écrit le 14/01/2019 à 17:48 :
"A plus long terme, le Rafale postule sérieusement en Suisse, en Malaisie et aux Emirats Arabes Unis, voire en Finlande (peu probable)."

Peu probable en Finlande??? C'est le marché qu'on prospecte le plus actuellement après l'Inde pour le MMRCA2.0 pour 110 avions à l'Indian Air Force et 57 à l'Indian Navy!

Voir cet été avec une présentation de deux Rafale en Finlande:
En vidéo:
https://www.youtube.com/watch?v=oDYH2LRzWLA

Et en mai-juin 2019 avec un détachement de DIX (10) Rafale sur 17 avions dont un AWACS et 4 mirage 2000-5 pour l'énorme exercice arctic challenge! Du jamais-vu!
Lire:
http://lemamouth.blogspot.com/2018/12/la-france-met-le-paquet-en-finlande.html

On a cru au Canada pour 88 avions, ça a fini en eau de boudin quand on a compris qu'il fallait donner les clés des systèmes embarqués aux américains pour que le NORAD puisse valider la compatibilité des systèmes (mais bien sûr on y croit, c'était surtout pour que les experts US aillent fouiner dedans) et que Dassault a essayé de lancer un front européen pour plus de transparence dans ce contrat, qui a volé en éclat quand SAAB a remis sans sourciller les clés de son prototype de radar AESA embarqué sur le Gripen aux canadiens.
Dassault a donc quitté cette compétition qui est une vaste blague, le vainqueur devant être choisi à la fin étant probablement le F-18 block III de Boeing (SAAB a une alliance avec Boeing sur un avion d'entraînement et donc assure ses arrières financièrement, et le tout récemment nommé nouveau SECDEF est un ancien de Boeing qui hait le F-35 et critique vertement Lockheed Martin).

Donc la Finlande, on peut ne pas y croire, mais pourtant il y a des chances que ça soit le marché sur lequel on soit le mieux placés.

Les finlandais multiplient par ailleurs les appels du pied à la France et ont même rabroué Donald Trump qui prétendait que Boeing avait déjà gagné!
Lire:
https://www.usinenouvelle.com/article/infirmant-le-sous-entendu-de-donald-trump-la-finlande-dement-avoir-choisi-boeing.N580678

En clair la Finlande c'est clairement LE marché sur lequel nous avons le plus de chances à l'heure actuelle. Les finlandais sont face aux russes, et très pragmatiques.

Étrangement tous les pays qui ont de réels problèmes de sécurité à leurs portes (Egypte, Qatar, Inde) ont acheté Rafale ces dernières années.

- La Suisse où nous avons déjà gagné DEUX fois la compétition technique (2008 et 2012) avant d'être politiquement évincés sur décision d'un exécutif violemment francophobe en faveur d'un Gripen très inférieur techniquement et de sa version NG pas prête, pour qu'enfin la compétition soit annulée par votation populaire, c'est beaucoup moins certain. La prochaine fois le Gripen NG aura son AESA, tout comme le Typhoon.
- La Malaisie on en parle depuis des années sans rien voir venir. Le pays n'a pas vraiment les moyens, et ce ne serait que 18 avions.
- Les émirats ça fait 15 ans qu'ils "vont acheter le Rafale" après avoir "revendu leurs Mirage 2000" résultat rien ne vient...

Sur le papier la seule chose qui puisse faire du tort à la France en Finlande c'est l'affaire du réacteur EPR finlandais qui a laissé un très mauvais souvenir. Gageons que d'ici-là les choses seront résolues à ce propos pour que l'on reparte d'une bonne base.

Mais nous ne mettrions pas le paquet si nous n'avions pas nos chances ni de bons espoirs.
a écrit le 14/01/2019 à 16:54 :
En 2030, on livrera encore un avion conçu dans les années 80, certes avec des modernisations mais tout de même, la matrice aura un demi siècle.

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