Tir réussi du lanceur Proton-M : la Russie met un satellite américain en orbite

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Le fusée russe Proton-M décolle du cosmodrome de Baïkonour.
Le fusée russe Proton-M décolle du cosmodrome de Baïkonour. (Crédits : © Shamil Zhumatov / Reuters)
C'est un succès notable alors que, fin mars, les autorités russes, elles-mêmes, avaient déclaré que les moteurs des lanceurs Proton avaient quasi tous des défauts.

Ce jeudi 8 juin, depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, la Russie a effectué un tir réussi de son lanceur Proton-M, le premier depuis un an, avec à son bord un satellite de télécommunications américain Echostar 21 qui a été mis en orbite comme prévu, a annoncé l'agence spatiale russe Roskosmos.

"Le lanceur Proton-M a décollé avec succès à 06H45 heure de Moscou (03H45 GMT)", a indiqué l'agence Roscosmos dans un communiqué.

(Traduction du tweet : "Images du décollage du lanceur Proton-M avec son étage supérieur Briz-M et son satellite EchoStar21")

"Toutes les étapes du vol du lanceur se sont déroulés comme prévu", souligne le communiqué, en précisant qu'une dizaine de minutes après le lancement, le bloc d'accélération Briz-M avec le satellite Echostar 21 s'est séparé du troisième étage de Proton pour poursuivre un vol autonome.

Il s'agit du premier tir d'un lanceur Proton depuis environ un an et après la découverte en mars des défauts sur la plupart des moteurs produits pour les lanceurs de ce type.

Des défauts sur la plupart des moteurs de Proton

Fabriqué par la société américaine Space Systems Loral (SSL), le satellite, destiné à fournir des services de télécommunications en Europe, doit être mis en orbite vers 12H58 GMT, selon la même source.

Si la Russie est le seul pays en mesure d'envoyer des hommes sur l'ISS (la Station spatiale internationale), une série d'échecs a rappelé ses difficultés touchant notamment le lanceur Proton, exploité depuis 1965 et amené à être remplacé par le nouveau Angara.

Les autorités spatiales russes ont ainsi annoncé fin mars avoir découvert des défauts sur la plupart des moteurs produits pour les lanceurs Proton lors de contrôle décidés à la suite d'une série d'incidents embarrassants.

Les contrôles ont notamment été effectués après la chute du vaisseau-cargo Progress censé ravitailler l'ISS le 1er décembre en raison d'un problème sur le moteur de son lanceur Soyouz. Pour mémoire, les moteurs des Soyouz sont assemblés dans la même usine que ceux des Proton, à Voronej, à 500 km au sud de Moscou.

(Avec AFP)

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