Rafale : les cinq contrats impossibles à signer mais...

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Arabie Saoudite, Belgique, Brésil, Colombie et Suisse : cinq pays où le Rafale ne part pas du tout favori mais les circonstances peuvent lui être in fine favorables
Arabie Saoudite, Belgique, Brésil, Colombie et Suisse : cinq pays où le Rafale ne part pas du tout favori mais les circonstances peuvent lui être in fine favorables (Crédits : Armée de l'air)
Et si le Rafale atterrissait un jour en Arabie Saoudite, en Belgique, au Brésil, en Colombie et en Suisse. Surement impossible mais la France et Dassault Aviation ont des armes pour renverser des montagnes.

A priori le Rafale a peu, voire très peu, de chance d'atterrir un jour en Arabie Saoudite, en Belgique, au Brésil, en Colombie et en Suisse. Cinq pays où l'avion de combat tricolore ne part pas du tout favori - c'est le moins qu'on puisse dire - mais les circonstances pourraient lui être favorables. Contrairement aux Émirats Arabes Unis où une commande de 60 appareils certainement "customisés" à la mode émiratie (cf. Mirage 2000-9), est attendue, avec toutes les précautions requises, avant la fin de l'année. Tout comme en Inde (36 Rafale) qui pourrait signer un contrat à la fin de l'été. Il resterait deux à trois mois de négociations mais certains observateurs misent plus surement pour début 2016.

Finalement dans ces cinq pays (Arabie Saoudite, Belgique, Brésil, Colombie et Suisse) ne sait-on jamais, le Rafale pourrait créer la surprise. Car qui aurait misé un euro sur un contrat en Égypte, ne serait-ce qu'au début de l'été 2014?

Le poids des relations bilatérales

Tout dépendra notamment du contexte politique local et régional de ces cinq pays, et de leurs relations bilatérales avec la France. Et aussi bien sûr de la volonté de Dassaull Aviation de lancer une campagne dans ces cinq pays, campagne toujours très coûteuse. Faut-il rappeler que l'État - notamment Nicolas Sarkozy - avait réussi en 2007 à tordre le bras à l'avionneur, qui ne voulait pas se lancer dans un long appel d'offre en Inde. Ces commandes se joueront principalement sur ces paramètres géopolitiques. Et sur le prix du Rafale évidemment.

Mais elles ne se joueront plus tellement sur les qualités intrinsèques de l'avion de combat  désormais bien connues et appréciées par la plupart des armées de l'air du monde. Les deux succès à l'exportation ainsi que les opérations extérieures (Afghanistan, Libye, Mali et Irak) ont bien aidé. Et pour avoir une chance supplémentaire de gagner dans au moins un de ces pays, Dassault Aviation devrait demander au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian de rester à l'Hôtel de Brienne et ne pas s'exiler finalement en Bretagne, à la présidence du conseil régional. Un ministre dont toute l'industrie de la défense, pourtant peu suspecte de rouler à gauche, loue les qualités. Mais une telle décision sera du ressort de la politique politicienne, qui viendra essentiellement du locataire de l'Élysée.

Pourquoi pas l'Arabie Saoudite?

C'est la chasse gardée par excellence des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Depuis plus d'un demi-siècle que Ryad achète des avions de combat, le royaume wahhabite ne s'est jamais fourni qu'auprès de Washington et Londres. Et pourtant en 2006, Paris a tenté le tout pour le tout pour vendre de gré à gré 72 Rafale. Déjà. Mais Jacques Chirac s'est lui aussi finalement cassé le nez fin 2006, l'Arabie Saoudite achetant le rival de toujours, le Typhoon porté par Londres. Pas sûr que cela change.

Mais depuis un mois une rumeur persistante (est-ce plus qu'une rumeur?) circule dans les milieux industriels et étatiques sur une opportunité de vente. Plusieurs sources interrogées par "La Tribune" en parlent comme d'une possibilité tandis que d'autres démentent catégoriquement. Pourquoi une telle vente serait-elle possible? Cette hypothèse ne repose aujourd'hui que sur les très bonnes relations bilatérales entre Ryad et Paris, qui ne doit pas pour autant se comporter comme "un enfant dans un magasin de jouets", explique-t-on à La Tribune. Cela peut-il suffire? A priori oui mais Paris devra bien analyser avec finesse les besoins des Saoudiens pour ne pas perdre son temps et surtout parasiter et/ou compromettre d'autres campagnes très prometteuses, notamment dans le naval, comme le craignent certains industriels.

Un retour de Dassault Aviation en Amérique Latine?

Le Rafale atterrira-t-il un jour en Amérique Latine, là où les différentes versions du Mirage ont fait longtemps les beaux jours des armées de l'air sud-américaines (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Équateur, Pérou, Venezuela). Seuls les Super-Etendard argentins et les Mirage 2000 péruviens sont aujourd'hui encore en service. Si le Rafale a pris fin 2013 une claque au Brésil, qui s'est doté du Gripen fabriqué par Saab, - un appareil beaucoup moins performant que son rival européen -, l'avion tricolore pourrait néanmoins un jour atterrir sur un porte-avions brésilien de fabrication tricolore (DCNS). D'autant que le Gripen n'a pas pour le moment de version navalisée, sinon dans les cartons. Selon nos informations, Paris et Brasilia ont conclu un accord sur des arrangements techniques en vue de lancer des études sur un futur porte-avions.

Déjà en octobre 2013, le Délégué général de l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, expliquait qu'à "plus long terme, le Brésil pourrait réapparaître comme un marché potentiel, car ce pays développe une ambition de souveraineté qui l'a conduit à lancer un programme de porte-avions : le Rafale aura, une fois le bâtiment construit, le F-18 pour seul concurrent - si celui-ci est toujours produit".

En Colombie, la Force aérienne colombienne (FAC), qui avait encore de Mirage 5 en service jusqu'en 2011, étudie actuellement le remplacement de ses 24 avions de combat Kfir, un avion israélien conçu au début des années 1970, a confirmé en début d'année le commandant de la FAC, le général Guillermo Leon Leon. Le chef des opérations aériennes, le général Eduardo Bueno Vargas, avait évoqué lors d'une conférence de presse à Londres en novembre 2013 comme options possibles, le F-16 (Lockheed Martin), le Sukhoi russe Su-30, le Rafale, le Mirage et le Gripen (Saab).

"Ce sont les seuls que le commandant de la FAC ait mentionné et les seuls à avoir été essayé par les pilotes de l'escadron de combat 111 de la FAC pour en déterminer les forces et les capacités", explique l'expert militaire, Arnaud d'Aviau de Ternay.

Pour l'heure, Dassault Aviation, qui préfère désormais vendre le Rafale - et ce d'autant plus que l'avionneur est beaucoup serein avec les deux contrats exports en Égypte et au Qatar en poche -, n'a pas encore bougé en Colombie. L'avionneur est plutôt en attente de signes tangibles de Bogotá, qui apparait vu de France sous influence américaine, explique-t-on à "La Tribune". Enfin, Paris n'a pas dans son armée de l'air de Mirage 2000 opérationnels à proposer à la Colombie et les Mirage 2000 actuellement en service dans les flottes étrangères (Émirats Arabes Unis, Qatar...) ne sont pas encore disponibles sur le marché de l'occasion. D'où le choix de Dassault Aviation de proposer le Rafale, un avion polyvalent qui plus est acheté par un pays qui n'est pas très riche (Égypte).

Le Rafale pourra-t-il supplanter le F-35, favori en Belgique

Pays membre de l'Union européenne, la Belgique devrait à nouveau choisir un avion de combat américain, le F-35 pourtant victime de déboires technologiques et financiers à répétition. Grâce à un critère contenu dans le cahier des charges pour le remplacement des  60 vieux F-16 - la capacité d'emporter une bombe nucléaire. Cela risque de biaiser la compétition et de favoriser le F-35 américain face à ses quatre concurrents potentiels : F/A-18E/F Super Hornet de Boeing, Rafale F3R, JAS-39E/F Gripen (Saab) et Eurofighter Typhoon (Airbus Group, BAE Systems et Finmeccanica). Seul le F-35 sera capable d'assurer la mission d'attaque nucléaire en emportant une bombe à gravitation américaine de type B-61. Bruxelles envisagerait d'acquérir de 35 à 55 avions de combat, certainement une quarantaine.

Le F-35  est conçu comme étant à double capacité (conventionnelle et nucléaire) et devrait pouvoir emporter une bombe B-61 dans une phase ultérieure de son développement, sans doute à partir de 2022. Ce qui n'est pas le cas pour les autres prétendants au marché belge, à l'exception toutefois du Rafale français. Encore faut-il que la Belgique souhaite conserve cette mission nucléaire pour le compte de l'OTAN. La Belgique l'assume depuis des décennies, mais le nombre des missions s'est réduit à une seule: celle confiée aux F-16 stationnés à Kleine-Brogel (F-16A), qui sont capables d'emporter et de larguer une bombe nucléaire américaine B-61.

Paris est prêt à proposer à la Belgique une coopération très large sur le Rafale. Notamment des retours industriels significatifs au travers entre autre de la société belge SABCA (filiale de Dassault Aviation), qui a assemblé dans ses ateliers les Mirage 5, puis les Alpha Jet, et enfin les F-16A/B de l'armée de l'air belge. En outre, si les Belges le demandent, la France est même prête à équiper l'armée de l'air belge avec des avions cédés en leasing, assure-t-on au sein du ministère de la Défense.

Et pourquoi pas la Suisse?

Finalement ce serait en Suisse que le Rafale aurait le plus de chance de se poser un jour. Ce qui serait un joli pied de nez après la victoire très contestable en 2011 du Gripen, dont l'achat a finalement été rejeté par les Suisses lors d'une votation (référendum sur le budget du programme) dans la foulée de la sélection de l'appareil de Saab. Ce dossier va toutefois revenir vite d'actualité. La situation internationale et les menaces potentielles militent en faveur d'une défense aérienne crédible. La mise à la retraite des F-5 Tiger pourrait entraîner des lacunes dans la couverture aérienne et un démantèlement progressif des forces aériennes suisses.

Le maintien d'une flotte opérationnelle significative de F-5 coûte cher en termes de coût de maintenance pour finalement une disponibilité faible. Une modernisation des appareils, qui  pourrait coûter 1 milliard de francs suisses, se heurte à certains aléas techniques : une fissure a été constatée dans la structure portante d'un F-5E, ce qui a conduit à vérifier les 30 appareils encore opérationnels. Tous ces éléments militent pour un renouvellement de la flotte suisse. Les Américains sont à l'affût et proposeraient le F/A 18-E/F. Certains responsables suisses envisageraient un renouvellement progressif en vue de remplacer les F-5 mais également les F/A-18, par une flotte unique d'environ 40 appareils. Ce qui militerait pour un avion polyvalent.

Paris proposait dans le précédent appel d'offre à l'armée de l'air helvétique de s'entraîner dans l'espace aérien français et de disposer d'une base de soutien commune avec les Rafale français. C'est là l'un des points forts de l'offre de Dassault. En outre, Dassault Aviation qui proposait des compensations accordées à l'industrie suisse, devait travailler avec 250 sociétés suisses dans le cadre d'un projet de partenariat industriel et situées dans les 26 cantons de la Confédération Helvétique.

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Commentaires
a écrit le 03/09/2015 à 18:54 :
"La France et Dassault Aviation ont des armes pour renverser des montagnes", Cabirol dixit. Et pourtant les pays qui ne veulent pas du Rafale font la queue : Brésil, Suisse, l'Inde, Arabie Saoudite, Belgique, Colombie, Malaisie, Indonésie.....

Avec qui le prochain "contrat du siècle" ?
Réponse de le 16/12/2015 à 16:01 :
Question simple, réponse simple : le contrat du siècle l'est avec la France!
a écrit le 02/06/2015 à 8:46 :
Bonjour M. Cabirol, ça faisait quelques temps qu'on vous entendait assez peu sur le sujet avion de combat et ça fait plaisir de vous lire à nouveau sur ce type de question!

Panorama intéressant des perspectives d'exportation qui semble effectivement impossibles en l'état actuel des choses. Il faut rester réaliste, à l'image des contrats qui ont été obtenus cette année : les anciens clients de Mirage restent les premières cibles à atteindre. Mais bon, si le sort est favorable peut-être qu'une des cinq possibilités évoquées ici pourrait se concrétiser...

En attendant : Inde, Émirats Arabes Unis.

Sinon, Taïwan aussi dispose de Mirage 2000, mais j'imagine que c'est assez compliqué...
a écrit le 01/06/2015 à 19:40 :
Comment pourrais-je ne pas m'empêcher de rire quand je lis que "plus long terme, le Brésil pourrait réapparaître comme un marché potentiel, car ce pays développe une ambition de souveraineté…" ?! d'abord parce que (et selon les estimations de La Tribune aussi) le Brésil vient d'entrer dans une période de récession économique et qui, selon les meilleurs analystes, doit s'avérer durable. Donc on peut compter sur une bonne vingtaine d'années pour que l'économie brésilienne se redresse à point de son armée de l'air puisse s'offrir un escadron de Rafale ! or d'ici là les Rafale existeront-ils encore ? moins sûr….

Secondo, l'excuse trouvée par les autorités indiennes pour ne pas acheter les 126 Rafale était la même qui les autorités brésiliennes avaient aussi trouvé à l'occasion : "trop cher". Or on sait que le budget joue toujours un rôle majeur cependant ce qu'on ne veut pas dire c'est que les militaires brésiliens penchaient unanimement pour le FA-18 américain et pas pour le Rafale. Il faut dire les choses comme elles se présentent. Le Président Lula avec son anti-américanisme avait voulu acheter le Rafale pour une question plutôt politique. Son successeur s'est heurté à des problèmes budgétaires mais surtout liés au rude combat mené par l'opposition contre son gouvernement. Cependant la vraie question n'est pas là. Le choix des militaires avait déjà été fait et c'était pour McDonnell. Faute d'autres concurrents, le Gripen c'était l'outsider qui a remporté le match – à la surprise générale.

Autrement, je ne peux que rire (jaune) quand je vois "ce pays développe une ambition de souveraineté" (!) car je me demande si nous, en France, nous n'avons pas aussi une "ambition de souveraineté" par rapport à la production et commercialisation de nos armements ? sinon, en tout cas il en faut.
Réponse de le 01/06/2015 à 21:10 :
Diplomatiquement, on a raison de dire que c'est en raison du coût mais la véritable raison est tout autre : Suite aux sanctions de la France contre la Russie, l'Inde se méfie désormais de la France ET ELLE A BIEN RAISON !!!
a écrit le 01/06/2015 à 18:30 :
Nos rafales ne se poseront vraisemblablement jamais pour les pays cités. reste l'Amérique du sud. Et là, la géostratégie peu en effet jouer d'une réelle argumentation. Mais l'on peut penser que rien ne se fera, sans la construction d'une Europe fédérale. Certains pays on l'indépendance inscrite dans leurs gènes, à ceux là la France répondra toujours présent. D'autres se construisent dans les stratégies d'une géopolitique dont l'économie de voisinage joue le rôle décisif. C'est là que le poids d'une Europe unie est indispensable. Merci pour cet article.
Juste un dernier point, M. Yves le Drian démontre une très grande valeur.
Réponse de le 01/06/2015 à 19:49 :
Pour le rappel, l'Argentine doit dans un proche avenir faire partie du BRICS. Santiago du Chili se prépare pour devenir la place financière du yuan en Amérique Latine. La Chine accentue sa présence en Amérique latine jour après jour. La Russie aussi veut faire de l'Amérique du sud l'un des ses principaux marché d'armements à commencer par le Brésil. Donc je ne comprends pas tellement comment peut-on rester si optimiste devant une telle situation.
a écrit le 01/06/2015 à 14:28 :
Le rafale est un superbe BI réacteurs avec tout les avantages et inconvénients d'un bi réacteur. Je me suis toujours demandé pourquoi Dassault n'avait pas conservé le 2000 en entré de gamme et le rafale en haut de gamme. De nombreux pays ont besoin et n'ont les moyens que pour un mono réacteur. La cellule du 2000 est encore performante, je pense que la mise à niveau 4° génération n'est pas d'un cout insurmontable. Cela permettrai d'être présent sur tout les marchés.
Réponse de le 01/06/2015 à 15:53 :
Si le 2000 était encore en production, avec quelques évolutions, il pourrait certainement se glisser dans de nombreux appels d'offres avec un prix très compétitifs
Réponse de le 01/06/2015 à 22:48 :
Pas bête, mais maintenir 2 lignes de production coûte peut être très cher ! Il faut probablement un gros volume de commande pour maintenir une usine de production d'avion de combat moderne. Dassault aviation n'est pas comparable à renault.
Réponse de le 04/06/2015 à 15:09 :
Produire à un coût, vendre aussi mais dans les deux cas ça doit déboucher sur un résultat positif. Je pense que Dassault est plus focaliser sur les drones que sur un monomoteur.
Certain pense que les drones remplaceront les avions. La télé a t elle remplacé le cinéma?
Réponse de le 22/11/2016 à 17:06 :
Le Rafale a peut-être plus de maintenance qu'un Monoréacteur de sa génération, toutefois, il a été réellement optimisé, pour faciliter la maintenance, chose qui n'est pas aussi évidente pour des avions comme le Mirage F-1, ou le Mirage 2000.

Mais je vous l'accorde, vu que la concurrence de l'Eurofighter, et du Rafale, ainsi que du Gripen, sont principalement, des avions conçus en 1970, qui sont modernisés à tout, va, il y aurait eu de grande chance que le Mirage 2000 soit une bonne machine à l'export.

Toutefois, le Rafale dispose de capacités Air-sol plus respectable que les Mirage 2000 spécialisés pour ceci. Et dans cette optique, une offre de Dassault pertinente, serait de faire valoir la qualité de son produit, plutôt que le nombre d'avions à produire. Je cite par exemple la Suisse, à qui Dassault avait put faire la démonstration des aptitudes du Rafale, et de la pertinence d'un achat de seulement 18 Rafale (si je ne m'abuse), qui pourraient faire autant que les 22 avions que voulaient acheter la Suisse.
En effet, la disponibilité du Rafale, et ses autres caractéristiques sont telles, que même cette offre de Dassault restait pertinente.
a écrit le 01/06/2015 à 14:02 :
Bel article bien documenté, bravo Michel Cabirol. Toutefois vous ne parlez pas d'un pays qui me paraît en tête de liste aujourd'hui après les EAU c'est le Koweït. On risque une belle surprise bientôt...au Bourget ?
Réponse de le 01/06/2015 à 14:32 :
@Pilote
Attention atterrissage difficile, vous êtes en plein brouillard. LOL
Annoncé en début mai, Boeing négocie 28 F/A-18E/F, pour 3 Mds $.
Le Koweït est irrémédiablement anglo-saxon.
Réponse de le 01/06/2015 à 14:51 :
Ne viennent-ils pas de commander des F/18 Super Hornet ?
a écrit le 01/06/2015 à 12:39 :
Bel article bien documenté, bravo Michel Cabirol. Toutefois vous ne parlez pas d'un pays qui me paraît en tête de liste aujourd'hui après les EAU c'est le Koweït. On risque une belle surprise bientôt...au Bourget ?
Réponse de le 01/06/2015 à 12:55 :
Attention Pilote, apparemment vous avez des infos très confidentielles.
Vous en dites peut-être un peu trop !.... ;)
Moutus et bouche cousue ;)
Réponse de le 01/06/2015 à 14:38 :
@Jason Bourne
Vous m'intriguez, cause articles sur le F18 début mai.
a écrit le 01/06/2015 à 12:39 :
Bel article bien documenté, bravo Michel Cabirol. Toutefois vous ne parlez pas d'un pays qui me paraît en tête de liste aujourd'hui après les EAU c'est le Koweït. On risque une belle surprise bientôt...au Bourget ?
Réponse de le 01/06/2015 à 13:29 :
Excellent article, Pilote…. euh. Michel Cabirol, toutes mes félicitations !
a écrit le 01/06/2015 à 9:44 :
Pour le Belgique, la position du ministère de la défense en faveur du F35 fait polémique. Pieter De Crem ancien ministre de la défense belge jusqu'en 2014 visait la présidence de l'OTAN. L'engagement pour le chasseur américain était une preuve manifeste d'allégeance à Washington. Tout ça pour rien parce qu'il n'a pas été choisi pour le poste! En tout cas la presse belge s'interroge sur la pertinence d'un avion américain extrêmement couteux qui ne correspond pas aux besoins stratégiques du royaume....
Réponse de le 01/06/2015 à 10:52 :
Le regard des armées de l'air du monde se tourne désormais vers les chasseurs de 5ème génération. Le Rafale est un chasseur de 4ème génération. Qui voudra installer dans son ordinateur un système 4.0 quand il existe déjà un 5.0 ? il n'a pas de sens faire tout ce brouhaha autour de cet avion, c'est insensé.
Réponse de le 01/06/2015 à 11:55 :
4éme ou 5éme generation c'est du pipo c'est du pur marketing inventé par les us qui on toujours tendance a surévalué leurs propre matériel !! et chaque pays a des besoins diffèrent .
Réponse de le 01/06/2015 à 12:09 :
Quand on connaît pas... On se tait! 1 les avions de cinquième génération n'existent pas encore, 2 le F35 est de quatrième génération, seul l'électronique de bord peut le faire basculer, tout comme le rafale, 3 tu préfères Windows 7 ou Windows 8?
Réponse de le 01/06/2015 à 12:20 :
Le Rafale est de generation 4 + et non 4. La generation 5 se différencie par une furtivité plus performante mais au final le perfectionnement des Radars ramènent tout le monde au même niveau ou presque. Seul le F22 est vraiment au dessus malgres des pb de temps en temps et non disponible a l'exportation. D'autre part, le Rafale meme cher a un prix encore acceptable pour beaucoup de pays. Les avions de 5eme generations sont invendable car trop cher pour la majorité des pays donc le Rafale reste "un produit" pertinent a exporter. Pour info je ne suis pas commercial chez Dassault....Les échecs du Rafale a l'exportation sont le plus souvent politique et non technique. Pour l'Inde, c'est différent, les Indiens veulent le beurre et l'argent du beurre....
Réponse de le 01/06/2015 à 12:30 :
@Jérôme
Exact, principalement du pipo et de la surenchère, entre Etats-Unis, Chine, Russie et Inde, principalement effectivement pour gagner des marchés, mais aussi pour justifier les budgets.
Ce qui est étonnant c'est que l'arnaque marche et que nombreuses nations tombent dans le panneau. Il suffit de compter celles qui ont commande des F35.
Réponse de le 01/06/2015 à 13:01 :
Le F35 semble être un avion à problème à répétition, trop complexe, pleins de dérives. Les surcouts sont légions. Pas du tout certain que le Rafale ne soit pas compétitif même au niveau prix, en intégrant tous les coûts accumulés.
Mais encore faut-il rappeler que le F35 est un monoréacteur. Sa doctrine d'emploi est différente d'un bi-réacteur.
Réponse de le 01/06/2015 à 13:10 :
Bravo Alain D, Marin, Jérôme et @iztaak de 12h09 pour avoir remis en place cet "expert" . Sinon Alain D, les ventes et les "succès" du F35 vis à vis des petits pays européens sont avant tout due pour des raisons politiques. A la limite, les petits pays européens s'en contrefichent des performances du F35 car ils ne vont jamais en guerre et quand ils vont en guerre, c'est toujours dans le cadre d'une coalition (encadré par l'oncle SAM bien entendue). En achetant le F35, c'est surtout l'achat du parapluie américain qu'ils achètent , voilà pourquoi le F35 malgré tout ses déboires techniques et malgré son prix qui explose, le F35 n'a pas encore perdu un seul client ! Car la protection US est toujours là ! Une partie des européens ont décidé de confier leur protection au près de l'oncle Sam, c'est leur choix.
De plus gare à celui qui osera sortir du programme F35, les mesures de rétorsions peuvent être très dissuasives.
Réponse de le 01/06/2015 à 16:05 :
@Jason Bourne
Oui, évidement, entièrement OK avec vous pour la protection recherchée par les petites et moyennes nations auprès de US. Logique et compréhensible, l'EU n'ayant pas de réelle politique de défense. Pour les grosses nations européennes molasses, c'est lamentable et ça perdurera certainement.
Réponse de le 24/11/2016 à 11:12 :
Si un 4.0 arrive à tenir tête à un 5.0, tout en étant moins chère, est-ce qu'il faut tout de même baisser son pantalon pour aller acheter le 5.0?
a écrit le 01/06/2015 à 9:10 :
à tous ces pays là ? oulala…. alors on comprend mieux pourquoi Dassault se dit prêt à augmenter la production des Rafale…. hehehe
a écrit le 01/06/2015 à 8:01 :
Bon, ceci dit, il est bientôt temps de prendre ses congés d'été...
Réponse de le 01/06/2015 à 8:48 :
C'est pas faux, vous devriez partir en vacances Britannicus. cela nous en fera aussi.
a écrit le 01/06/2015 à 7:59 :
"Surement impossible mais la France et Dassault Aviation ont des armes pour renverser des montagnes."

Oui, comme dans la Bible. Et la principale de ces armes c'est les bobards de presse.
Réponse de le 01/06/2015 à 8:51 :
@Matthieu, vous êtes comme St Thomas, vous n'allez pas plus loin que votre bout du nez. C'est assez limité.
Réponse de le 01/06/2015 à 9:02 :
Ouais ouais…. le Rafale a un grand avenir devant lui, la pluie de contrats ça va se passer dès qu'ils seront vendus aux US, au Japan, à la Chine, à la Russie, aux Maldives….

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