Safran : l'histoire incroyable d'un industriel français qui veut créer deux usines en France mais n'y parvient pas

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Le groupe Safran éprouve des difficultés à trouver deux endroits en France où installer ses deux futures usines.
Le groupe Safran éprouve des difficultés à trouver deux endroits en France où installer ses deux futures usines. (Crédits : Benoit Tessier)
Le groupe aéronautique français veut ouvrir deux usines dans l'Hexagone mais ne parvient pas à trouver de lieux favorables en raison notamment des difficultés administratives. Son directeur général, Philippe Petitcolin, se demande même s'il n'y a pas plus d'appétit pour attirer les entreprises étrangères que françaises.

L'histoire paraît invraisemblable. En plein débat sur l'emploi industriel en France avec la fermeture de l'usine de Ford à Bordeaux ou les menaces qui pèsent sur l'aciérie d'Ascoval, un groupe industriel français veut ouvrir deux usines dans l'Hexagone plutôt qu'à l'étranger, mais rencontre toutes les peines du monde pour y parvenir en raison des lourdeurs administratives françaises.

C'est ce qui arrive aujourd'hui au groupe aéronautique Safran. Son directeur général, Philippe Petitcolin est prêt à investir près de 300 millions d'euros pour monter ces deux usines, l'une dans la fabrication de pièces en 3D, l'autre dans la fabrication de pièces en carbone. De tels sites permettraient de créer près de 300 emplois. Problème, Philippe Petitcolin ne peut confirmer aujourd'hui qu'elles verront bien le jour en France.

"Ce n'est pas facile, il faut vraiment en avoir envie. Mais je veux aller jusqu'au bout pour réaliser ces deux implantations en France. La solution de simplicité serait de s'installer à l'étranger où des aides nous sont offertes à bras ouverts avec des gens qui souhaitent travailler avec nous. Ce n'est pas mon souhait mais il faut vraiment s'armer de beaucoup de patience et de travail, je reste confiant mais je ne peux pas confirmer que nous parviendrons à créer ces usines en France", a déclaré Philippe Petitcolin, jeudi 28 février, lors de la présentation des résultats financiers 2018 stratosphériques, marqués par une hausse de 32% de son chiffre d'affaires (21 milliards d'euros) et de 37,9 % de son résultat opérationnel courant, à 3 milliards d'euros.

Pas d'alignement entre les différents étages administratifs

Philippe Petitcolin a mis en lumière l'absence de politique coordonnée entre les différents centres les décisions, l'Etat, la Région, les communautés de communes, les communes.

Lire aussi : Pourquoi l'Etat ne souhaite plus désinvestir dans Safran

"Les gens sont de bonne volonté. Mais rien n'est organisé. Rien n'est fait pour aider l'industriel à décider en faveur de la France. Dans les ministères, les gens sont pleins de bonne volonté. Derrière, que se passe-t-il ? Vous vous retrouvez tout seul, vous allez dans une région, vous allez tomber sur la communauté de communes qui va vous dire que dans une commune nous avons droit à cela mais pas dans une autre, etc... On rentre dans un ensemble administratif extrêmement complexe dans lequel chacun a son domaine de responsabilité et ne va pas au-delà. Au final, cela ne donne rien. Il faut faire soi-même le liant et même avec cela, il n'a pas toujours l'appétit pour pouvoir attirer les entreprises. On a peut-être plus d'appétit pour les entreprises étrangères que pour les entreprises françaises même si elles sont les plus belles du monde".

Dans l'aéronautique, les cycles sont très longs et Safran se doit d'avoir les garanties de la compétitivité du site pendant près de 30 ans.

"Je ne veux pas laisser aux générations suivantes des usines qui ne sont pas compétitives. Lorsque nous choisissons un site, ce n'est pas un choix politique mais un choix économique pour la pérennité de l'entreprise. Comme nous sommes dans un cycle long, nous devons nous s'assurer de la compétitivité du site sur le long terme. J'ai cette obligation morale pour le conseil d'administration et les collaborateurs de Safran», a expliqué Philippe Petitcolin.

La prise de décision ne doit pas traîner en longueur. Safran a besoin de ces usines. L'investissement figure déjà dans les budgets.

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Commentaires
a écrit le 05/03/2019 à 10:07 :
Bonjour, rien de nouveau sous les tropiques, je viens de monter une petite entreprise, je suis noyé sous les retards erreurs, inorganisation totale due à l'effet mille-feuille
Je passe plus de temps avec tout ce petit bazar qu'à développer mon activité
Rendez-nous la liberté d'entreprendre, donnez-nous une administration au service du citoyen. Actuellement c'est malheureusement le contraire de la transparence de la lisibilité sur la multitude de mesures sans budget.
Arrêtez de gaspiller notre énergie
Bonne journée à tous Claude
a écrit le 04/03/2019 à 10:46 :
Vivement le RIC qu'on puisse dynamiter ces sinécures macronistes que sont les couches géologiques de l'administration française
a écrit le 04/03/2019 à 3:39 :
Quoi d'etonnant ? La France et sa bureaucratie moisie.
a écrit le 03/03/2019 à 23:52 :
Les entreprises font face aux même délires administratifs que les particuliers pour obtenir un simple papier.
Pourquoi l’administration française cherche t-elle a compliquer la vie des citoyens au lieu de la lui simplifier ?
Il faut avoir vécu dans n'importe quel autre pays pour constater combien la vie est plus simple avec une administration au service du citoyen et non le contraire.
a écrit le 03/03/2019 à 18:30 :
Pour préparer l avenir, comme dans la commune de Boucau avec l'ancienne fonderie le bassin d'emplois s'est "transformé" avec la venue d'une usine de la société ex - Turboméca devenu groupe Safran employant des centaines de salariés de la fonderie avec l'aide de l'état, il serait bon et judicieux que les différentes institutions de la France mettent en place un reclassement du site et du personnel de ce bassin d'emploi (usine Ford MAIS AUSSI les PME et TPE)
a écrit le 03/03/2019 à 13:32 :
Temps d'y mettre plus d'intelligence artificielle que HARD TIRE FILS CIEL ?
a écrit le 03/03/2019 à 5:38 :
Rien d’etonnant a cela!
Les Ediles et politiques veulent s’occuper et être experts en tout, alors qu’ils ne sont experts en Rien de Rien ! Et puis il faut supprimer les mille- feuilles administratifs une bonne fois pour toutes! Je recommanderais a Mr. Petit Colin de s’installer a l'étranger pour donner une bonne leçon aux administrations Francaises!
a écrit le 02/03/2019 à 18:25 :
à Lamotte Beuvron (41) il y a une usine ( anciennement Phillips) à reprendre. Si quelqu'un de chez vous peut transmettre l'information à cet industriel...
a écrit le 02/03/2019 à 12:17 :
bon, et si mr Petitcolin disait clairement ce qu'il exige comme avantages financiers et autres facilités pour implanter son usine ?
ça serait plus simple pour la compréhension des lecteurs et surtout plus honnête que de laisser penser que les administrations publiques nationales et ou locales ne sont pas à l'écoute de son projet .
a écrit le 02/03/2019 à 11:07 :
C'est pour avoir vécu ce délire administratif incompétent et ruineux que je suis pour de vrais gouvernements régionaux. Fusion des Conseils régionaux, départementaux, et des services de l'Etat (comme les Landers ou les Generalitat). Efficacité : un pilote dans l'avion là où il y en a des dizaines actuellement.
Economie et démocratie : décentralisation vers ces gouvernements régionaux d'une grande part des budgets de l'Etat (bien trop centralisé, ce qui permet à des énarques sans scrupules de s'emparer du pouvoir et on a vu depuis 40 ans le résultat, la casse du pays). Les dirigeants de ces gouvernements auront les moyens de leur politique tout en étant bien plus proches des citoyens, cela renforcera les élections régionales et l'apport des citoyens à la vie politique et économique (censurée actuellement).
Optimisation des dépenses par mutualisation des bâtiments et des compétences (services).
En corollaire, suppression du système archaïque de l'ENA et ouverture de tous les postes de direction dans le domaine public aux compétences de la société civile (CDI et non un fonctionnariat généraliste).
Limitation du nombre de mandats (2 ou 3 max) et interdiction de tout cumul de mandats (ce cumul a névrosé la France depuis 50 ans et créé des potentats catastrophiques pour le pays).
a écrit le 02/03/2019 à 10:57 :
Ce qui est incroyable n'est pas l'histoire, mais la façon de la raconter. En fait, ce dont se plaint Safran, c'est qu'il soit trop difficile d'obtenir des aides publiques, à la fois de la commune, de la Région et de l'Etat, et que ces aides ne puissent pas être garanties sur 30 ans! On est là dans le summum de l'assistanat: On veut des aides, beaucoup d'aides, tout de suite et sans contrôles ni contreparties. L'Etat doit être responsable de tout. En plus le dirigeant de Safran ajoute que les entreprises étrangères sont mieux traitées que les Françaises (c'est Mme Le Pen qui est sa dir-com?)
Réponse de le 02/03/2019 à 12:14 :
Tout à fait d'accord ! plus de 30 % de valorisation en un an mais encore des aides, des aides, des aides, Monseigneur !…Le CICE doublé et les Crédits Impôts Recherches… ne suffisent plus…

Par contre pour les chômeurs là on contrôle, on diminue, on supprime…

Chacun ses valeurs !

Je ne dis pas qu'il ne faut pas encourager les entreprises en France mais il y a de la décence à trouver…
Ford a bien été aidé comme d'autres et maintenant se moque de nous.
Réponse de le 03/03/2019 à 5:48 :
La encore les administrations ne sont pas des banquiers ou des financiers! Il faut interdire les subventions administratives! Et laisser faire les pros. dans les regions. Quand a la solidarité entres regions riches et pauvres,la oui l’etat peut intervenir par un systeme de taxation differencie. Le reste est du ressort des professionnels,et non de rigolos dussent-ils sortir de Polytechnique ou des Mines.
Réponse de le 03/03/2019 à 15:05 :
@marco99
Vous parlez sans connaître le sujet.Vous interprétez à votre façon mais vous êtes loin de la réalité. Je connais 2 pays autre que la France qui se sont engagés à vie sur un régime avantageux donné à des entreprises qui s'implantent. Là Safran demande "seulement" 30 ans.
L'Australie a demandé récemment à la France et Naval Group un engagement sur 50 ans.
Ensuite compétitivité ne rime pas à 100% avec aide.s Vous parlez assistanat; mais de qui vous moquez-vous? Safran n'a pas besoin de l'assistanat de l'état français, il peut aller à l'étranger et faire sa besogne ailleurs, vous auriez l'air malin. En fait avec votre mentalité, la France deviendrait un désert industriel.
Enfin, même avec les aides, Safran serait plus ponctionné en France qu'à l'étranger, vous n'avez aucune idée du flux financier. Les entreprises paient plus que l'état ne donne, et vous parlez d'assistanat, mon dieu mais où va-t-on avec des idéologies pareilles???
a écrit le 02/03/2019 à 10:08 :
Ce titre est trop dévalorisant pour Safran : incroyable! Bien sûr qu'en France l'implantation d'une usine de 300 personnes est un choc déstabilisant pour n'importe quel territoire et ses élus. La moyenne des investissements étrangers tourne autour d'effectifs de 25. Sauf les très rares grosses affaires (comme Toyota) traitées à Bercy.
a écrit le 02/03/2019 à 8:52 :
C'est vraiment devenu un casse tête d'entreprendre ou de vendre en France.
Réponse de le 02/03/2019 à 11:08 :
Vous pensez qu'il n'y a pas assez d'assistanat et d'aides de l’État en France? Que ces aides devraient être plus faciles à obtenir et garanties sur 3O ans?
a écrit le 02/03/2019 à 0:56 :
J'ai honte pour mon pays
a écrit le 01/03/2019 à 19:12 :
Ce pays est malade de son administration pléthorique.
a écrit le 01/03/2019 à 18:34 :
belle illustration de la nécessité de simplifier et moderniser nos institutions : trop d'échelons ; la démarche implique de réduire le nombre d 'élus qui ne souhaitent pas lâcher leurs privilèges
a écrit le 01/03/2019 à 18:04 :
Si nous comprenons bien le patron de Safran, il voudrait être traité comme une PME et bénéficier d'une pépinière d'entreprises ? Alors si maintenant même les grosses boîtes deviennent des assistées, c'est la fin des haricots.
Monsieur Petitcolin a 90 000 collaborateurs et il ne peut y former une équipe capable d'envoyer un mail à toutes les chambres de commerce de France et de Navarre et à quelques cabinets de consultants pour avoir toutes les infos dont il a besoin, les traiter et trouver une dizaine de bons endroits à lui proposer ? Personne non plus, pour faire les dossiers à la place des administrations si elles en sont incapables ?
Par contre, je suis d'accord avec lui, en démocratie et dans un pays qui n'a pas de politique industrielle depuis longtemps, il doit être difficile d'avoir des assurances pour l'avenir. Parce que les Maires, les Conseillers généraux ... ne sont pas élus pour trente ans donc ils doivent difficilement pouvoir s'engager sur une longue période. Reste l'Etat et les Lois, le Parlement peut en faire et elles, elles sont durables. Il y a toujours aussi la possibilité de passer des contrats à long terme, baux... c'est sûr qu'une petite commune hésitera car c'est se retrouver pieds et poings liés pour longtemps mais elles peuvent en principe se retourner vers le pouvoir exécutif (Préfecture... pour obtenir de l'aide juridique et savoir exactement à quoi elles s'exposeront).
Si Monsieur Petitcolin ne peut avoir de rendez-vous dans les Ministères avec un projet pareil, c'est que nos hauts fonctionnaires sont devenus des imbéciles, ce qui parait tout de même surprenant.
Il reste aussi le grand débat national : proposer la possibilité de faire une enquête publique pour l'implantation d'une usine dans une communauté de communes afin de créer des conditions favorables et d'obtenir l'accord des riverains, ce doit être faisable. Après si les autochtones refusent, le patron de Safran aura fait preuve de civisme, il pourra sans honte s'implanter à l'étranger après avoir essuyé des refus de ses concitoyens. Il ne faut pas être plus royaliste que le roi, si les Français préfèrent être chômeurs que bosser pour Safran, ce sera leur problème.
Réponse de le 02/03/2019 à 22:17 :
ce monsieur ferait bien d'utiliser ses neurones à autre chose que de gloser sur le sexe des anges ! ou alors il fait lui même partie de cette horde de fonctionnaires qui peuplent les ministères et sont capables de pondre 10 pages pour ne rien dire....
a écrit le 01/03/2019 à 17:48 :
Il y a deux lectures possibles de cette information, le rôle de LT aurait été de nous donner les éléments permettant de se faire une opinion.

1°) Safran cherche le beurre, l'argent du beurre et la crémière en espérant des terrains bien placés, avec des accès (auto)routiers, ferroviaires et aériens pour un prix dérisoire, avec des engagements financiers, fiscaux, matériels de la part des collectivités. Et comme il ne les trouve pas, il se plaint en espérant faire pression sur le gouvernementpour obtenir un statut privilégié.

2°) Safran se heurte de bonne foi aux lourdeurs administratives du pays.... qu'il semble découvrir.
a écrit le 01/03/2019 à 17:43 :
Posons la question à l'envers: est-il bien raisonnable dans ces conditions de faire la danse du ventre aux entreprises étrangères pour qu'elles viennent s'implanter en France ?

Mais bon, avec cet article vous devriez rapidement trouver de la place Monsieur Petitcolin
a écrit le 01/03/2019 à 17:09 :
un site, ford bordeaux......un autre, ascoval dans le nord
le problème est une volonté politique
mais depuis trente ans, nos gouvernants n aiment pas les usines.....c est fait pour le s pays pauvres....macron préfère les start up qui meurent aussi vite qu elles ne naissent

idem pour la formation.... on est au point mort.....autant pour la formation initiale que pour la formation professionnelle et en particulier l adaptation des chômeurs a de nouvelles donnes et de nouveaux métiers..... voire des métiers artisanaux.....
Réponse de le 01/03/2019 à 17:53 :
Les gouvernements n'aiment pas les usines mais quand elles ferment, on s'aperçoit qu'elles ont souvent bénéficié directement ou indirectement de subsides publics considérables.
Réponse de le 01/03/2019 à 18:11 :
Faut dire que nos lois sociales sont si protectrices qu'elles en deviennent un épouvantail, ce qui n'est pas le cas dans d'autres pays.
S'il est de bon ton de se moquer des ingénieurs d'aujourd'hui qui ne savent plus manager le personnel et préfèrent avoir à faire à des machines, il faut tout de même admettre que certains sont difficiles à manier et n'ont pas plus de reconnaissance du ventre que certains patrons ne sont altruistes et sincères avec leur management moderne...
Par contre, pour la formation, il y a tout de même des progrès, les formations sont moins "bidon" qu'autrefois et, de plus en plus de personnel y ont accès, même si ce n'est pas parfait.
a écrit le 01/03/2019 à 16:56 :
C'est la complexité de nos strates administratives qui compliquent tout au lieu de résoudre des problèmes. Pour avoir une retraite de 24 euros à la CNAV j ai du renvoyer les mêmes documents 3 fois !!!
a écrit le 01/03/2019 à 16:52 :
Ce Monsieur met juste le doigt sur le principal mal de la société française, le poids de son administration cryptocommuniste.
a écrit le 01/03/2019 à 16:01 :
Ils devraient peut-être tenter le Morbihan. Plusieurs usines s'y sont montées plutôt vite et facilement ces dernières années (Kervignac, Landévant, Locminé...) et y'a encore un peu de place (Questembert, Plouay...).
Réponse de le 01/03/2019 à 19:06 :
Oui,mais la on n'est pas dans de l'agro alimentaire,on est dans du high tech,du sérieux!
a écrit le 01/03/2019 à 15:01 :
"la Région, les communautés de communes, les communes"
ce sont des empilements, y a (quasi) aucune synergie entre elles, il faut peut-être créer le "chef d'orchestre des mille feuilles français" ? Parait que certains choses sont faites en double peut-être pour voir si le résultat est le même pour chaque couche ? Si pas d'accord, il faut recommencer. Les bonnes intentions ne suffisent pas, semble-t-il.
a écrit le 01/03/2019 à 14:55 :
"même si elles les plus belles du monde"." si elles sont les plus belles ?
a écrit le 01/03/2019 à 14:37 :
Avoir intégré le Ministère de l'Industrie à Bercy et celui du Commerce Extérieur au Quai d'Orsay étaient deux erreurs fatales, ces ministères devraient être autonomes.
a écrit le 01/03/2019 à 14:15 :
Ubuesque mais que font les pouvoirs publics.se bat on vraiment contre le chômage
a écrit le 01/03/2019 à 13:17 :
Ils ont bien tords car l 'administration Francaise est la plus bete du monde!!!
Réponse de le 01/03/2019 à 14:09 :
Il vous faudra retourner faire des études , notamment d’orthographe !
a écrit le 01/03/2019 à 12:58 :
> Safran se doit d'avoir les garanties de la compétitivité du site pendant près de 30 ans

C'est sûr que c'est rageant de s'installer quelque part si c'est pour devoir, quelques années plus tard, commencer à payer des charges et des impôts comme un citoyen de base qui est obligé contribuer aux dépenses de la collectivité.
a écrit le 01/03/2019 à 12:57 :
pour connaitre Safran, heureusement qu'il reste des PDG opérationnels pour faire une vraie politique industrielle. Mais bon, Le Maire? un incapable voir les résultats depuis 18 mois, Macron? il debat avec les handicapés, les femmes, les anciens, les jeunes, les ruraux ... et?? rien comme d'habitude. Philippe? il préfére s'arbouter sur son 80 km/h que traiter les vrais problèmes. Juste des taxes et des taxes et des sanctions et de la lourdeur administrative en plus. Bon j'arrete. il y a un vote à l'assemblée nationale sur la fessée... tres urgent
a écrit le 01/03/2019 à 12:51 :
Un pays de fonctionnaires , une administration pléthorique, une armée mexicaine de politiciens.Une fiscalité qui change tout le temps , des taxes et des impôts confiscatoires; Normal que la France soit larguée.
a écrit le 01/03/2019 à 12:32 :
C'est quand meme triste quand on voit qu'on donne des millions à des entreprises étrangères qui s'en vont peut après avoir recu les aides de l'état. Et laisse les employés sur le carreau. Pauvre France engluée dans son embroglio administratif et ce n'est pas près de s'arreter, malheureusement !!! Après on s'étonne que nos jeunes diplomés s'en vont à l'étranger. C'est le cas de notre fils, qui n'as meme pas attendu que la France le forme, il est parti après un IUT et maintenant est dans la recherche en Ecosse, et ne reviendra certainement pas en France, vu les salaires proposés et le peu d'intéret pour la R&D en France.
a écrit le 01/03/2019 à 12:22 :
"à l'étranger ou des aides nous sont offertes à bras ouverts" : Safran, comme beaucoup d'autres, est un chasseur de primes, un racketteur. c'est l'assistanat.
alors que les entreprises françaises bénéficient déjà de près de 200 milliards de dispositifs dérogatoires fiscaux/sociaux (Conseil des Prélèvements Obligatoires). et que Safran est soutenu par l'actionnaire public.
notons qu'en 2018 il y a encore eu plus d'ouvertures d'usines que de fermetures (Usine Nouvelle).
Réponse de le 01/03/2019 à 13:25 :
A gfx,
je pense que vous ne comprenez pas l’economie, vous réagissez avec une idéologie complètement larguée.
Si des pays accueillent des entreprises à bras ouverts c’est qu’au final l’entre leur rapportera plus d’argent qu’il leur en coutera (emplois créés, impôts, partenariat en local pour la formation, etc).
Les entreprises creent la richesse et l’ets francais est bien content de les ponctionner, il les ponctionne même un peu trop...
a écrit le 01/03/2019 à 12:01 :
Mais comment font les autres ?
a écrit le 01/03/2019 à 11:57 :
Si on prend du recul et que l'on constate que l'Allemagne mène l'europe selon ses propres intérêts cette hypothèse d'une volonté de freiner les investissements français en France tient plutôt la route.

"L'Ordre du jour" https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Ordre_du_jour_(r%C3%A9cit)

"L’Allemagne, puissance sans désir" https://www.monde-diplomatique.fr/2015/05/A/52957

Nous avons un sérieux problème avec notre oligarchie d'avant guerre c'est une certitude.

Vite un frexit.
Réponse de le 01/03/2019 à 21:29 :
Nous avons un sérieux problème avec l'administration hyperpléthorique qui accompagne notre organisation territoriale. Une décision d'implantation de ce type et les autorisations nécessaires devraient pouvoir être obtenues en 48h maximum.
Réponse de le 02/03/2019 à 10:23 :
@ multipseudos:

Vous savez que je ne parle pas de ça encore une fois ?

Virez moi directement plutôt que de me répondre bêtement svp, c'est moins insupportable.

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