SCAF : la mise au point ferme de Dassault vis-à-vis d'Airbus et de Berlin

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Je saurai faire une maîtrise d'œuvre avec 1/3 pour Dassault Aviation et 2/3 pour Airbus de charges de travail, a assuré Eric Trappier.
"Je saurai faire une maîtrise d'œuvre avec 1/3 pour Dassault Aviation et 2/3 pour Airbus de charges de travail", a assuré Eric Trappier. (Crédits : Dassault Aviation / Eridia Studio / V. Almansa)
Les négociations sur le SCAF sont au bord du précipice. Lors de la présentation des résultats 2020 de son groupe, le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier explique pourquoi.

Le programme SCAF (Système de combat aérien du futur), qui est au bord du précipice, va-t-il être un programme mort-né ? Possible même si le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier ne croit pas que "le pronostic vital soit encore engagé" pour le SCAF. "Mais je ne vais pas vous dire que le malade n'est pas dans un état difficile. On est effectivement à ce point de la difficulté", a-t-il nuancé hier à l'occasion de la présentation des résultats 2020 de Dassault Aviation. Il a toutefois assuré que les industriels y croyaient "encore". "On croit qu'on est capable d'y arriver", a affirmé le patron de Dassault Aviation, qui a été désigné maître d'oeuvre du pilier numéro 1, l'avion de combat (NGF, Next Generation Fighter).

Sur ce pilier, les négociations butent sur deux points aussi sensibles qu'essentiels : la charge de travail entre les différents industriels concernés, notamment entre Airbus et Dassault Aviation, et la propriété intellectuelle, une problématique du ressort des États, et notamment en Allemagne.

Un plan B au SCAF ?

Actuellement c'est la douche froide pour les promoteurs de ce programme européen emblématique par son envergure. D'autant qu'Eric Trappier n'a pas hésité à évoquer un plan B, qu'il n'a pas voulu détailler. Interrogé pour savoir s'il avait la volonté de se rapprocher du projet britannique, Eric Trappier a a été clair : "Fusionner le SCAF et le Tempest (le programme concurrent sous leadership britannique, ndlr) n'est pas à l'ordre du jour". Mais quelle est la part de bluff du patron de Dassault Aviation ? "Un chef d'entreprise a toujours en tête un plan B. Il fait tout pour la réussite du plan A. Tout. Mais le jour où le plan A ne marche pas, il lui faut un plan B. Ce qui permet en général soit de faire marcher le plan A soit de passer directement au plan B", a-t-il expliqué. En revanche, il a engagé les États "à bâtir des plans B". Mais le fait d'évoquer aujourd'hui un plan B n'est pas vraiment un bon signe pour le lancement de la phase 1B (démonstrateur(s) ?) du programme. Pas sûr que cette phase soit lancée avant les échéances électorales en Allemagne.

Car le pari de signer un contrat avant les élections fédérales de 2021 en Allemagne (Bundestagswahl 2021), qui se dérouleront le 26 septembre 2021 afin de renouveler les membres du Bundestag, apparait aujourd'hui très faible. "On ne peut pas arriver à se mettre d'accord, surtout s'il y a des désaccords, et régler les désaccords uniquement parce qu'il y a des élections en Allemagne", a expliqué Eric Trappier, qui veut semble-t-il s'exonérer de cette échéance. Ce qui démontre une fois de plus à ceux qui en doutaient  encore que la maison Dassault a cette capacité de rester imperméable aux pressions politiques. Et de donner qui plus est une petite leçon de méthodologie aux États : pour les grands programmes de défense, qui s'étalent sur une période de 30 à 40 ans, "il faut un processus de gouvernance qui arrive à outrepasser les élections entre-guillemets" même si "les élections auront lieu et les gouvernements seront issus des résultats des nouvelles élections. Mais il faut une certaine résilience et persistance des décisions et ne pas faire un calendrier industriel et stratégique uniquement sur des calendriers électoraux. Sinon cela me parait difficile".

"On fait de la coopération pour être plus efficace ensemble. Pas pour faire de la coopération pour la coopération", a-t-il rappelé. D'autant qu'il "y a bien un besoin opérationnel in fine à remplir".

Interrogé par un journaliste anglo-saxon pour savoir si la France et Dassault Aviation étaient capables de réaliser le SCAF seuls, Eric Trappier a affirmé que "la réponse est techniquement oui". Pour autant, il a rappelé que ce serait "une décision politique". Sur le plan technique, il a fait observer que "premièrement Dassault sait faire des avions tout seul et le démontre tous les jours avec le Rafale et les Falcon", que "deuxièmement Safran sait faire des moteurs d'avions de combat", notamment sur le Rafale, et que "troisièmement Thales sait à peu près faire des radars et des contre-mesures et un certain nombre d'équipements optroniques". "Donc si je mets Dassault + Safran + Thales et si je rajoute MBDA pour les missiles, la réponse est techniquement oui", a-t-il résumé.

Charge de travail sur le NGF : 2/3 Airbus, 1/3 Dassault

Pour la réussite du programme, Dassault Aviation a déjà accepté beaucoup d'exigences de la part d'Airbus. Et donc a fait des concessions. L'avionneur tricolore, qui fabrique des avions de combat depuis plus de 70 ans, a notamment accepté qu'Airbus s'octroie sur le pilier numéro 1 les deux tiers de la charge de travail partagés entre l'Allemagne et l'Espagne. "Je saurai faire une maîtrise d'œuvre avec 1/3, 2/3 de charges de travail. C'est tout à fait possible en tant qu'architecte", a toutefois expliqué Eric Trappier. A condition que les rôles de chacun des industriels soit bien répartis et que Dassault Aviation puisse assumer la maîtrise d'œuvre de ce pilier. Ce qu'Airbus admet, a-t-il souligné.

"Savoir si je peux être maître d'œuvre alors qu'on m'impose les sous-traitants, qu'on m'impose les coopérants, qu'on m'impose la façon de travailler et qu'on me dit 'on est à trois à décider', c'est compliqué parce que moi je suis seul. Je suis seul face à deux" (Airbus Allemagne et Airbus Espagne), a-t-il expliqué.

Dans le cadre des négociations, qui s'enlisent, Airbus demande plus. Encore plus. Le groupe européen souhaite un partage équitable (soit un tiers pour chaque nation du programme) sur tous les lots du programme (workshare), y compris les lots stratégiques comme par exemple les commandes de vol. Et là pour Dassault Aviation, c'est la ligne jaune qu'Airbus ne pourra pas franchir. C'est non. Pourquoi ? "Il me faut les outils pour être capable d'assumer mon rôle de maitre d'œuvre, estime Eric Trappier. Si on me dit que dans les commandes de vol, il n'y a pas de leader, ce n'est pas possible, cela ne peut pas marcher. Il faut forcément qu'il y ait un responsable. J'ai pris l'exemple des commandes de vol mais cela concerne aussi d'autres lots".

"Je sais simplement que depuis plus de 70 ans, je fais des commandes de vol pour les avions de combat tout seul, et je fais des commandes de vol pour mes avions Falcon depuis 60 ans, tout seul, cela me donne une certaine expérience", a rappelé Eric Trappier.

C'est là-dessus que les négociations butent aujourd'hui. Dassault Aviation ne peut pas en tant que maître d'oeuvre accepter trop de lots où la responsabilité est partagée entre Airbus et son groupe. Sans leadership. "S'il n'y a plus de leader ou si nous donnons trop de responsabilités à Airbus (qui représente l'Espagne et l'Allemagne, ndlr), cela devient effectivement difficile pour Dassault d'assurer un rôle de maître d'oeuvre". Car le constructeur français, qui a conçu, développé et fabriqué seul le Rafale, souhaite être "capable de s'engager vis-à-vis des trois États". Et a donc, il a "besoin d'avoir des leviers et donc de prendre des responsabilités" pour tenir le calendrier et les budgets, qui sont contraints.

Propriété intellectuelle : non à Berlin

C'est le second point bloquant. Dassault Aviation, tout comme les autres industriels français, refuse de transférer à l'Allemagne la propriété intellectuelle accumulée depuis plus de 70 ans. Ce qu'on appelle dans les entreprises, le background. "C'est le créateur qui reste propriétaire de sa propriété intellectuelle et, en particulier, le background. En ce qui concerne Dassault, les plus de 70 ans d'expérience sont notre propriété en termes de technologies", a assumé très clairement Eric Trappier. Et pour le patron de Dassault Aviation, "le créateur doit être protégé". Ce qui ne veut pas dire que Dassault Aviation n'est "pas prêt à utiliser cette capacité intellectuelle pour bâtir un programme du futur, bien au contraire", a-t-il averti.

"On ne peut pas m'obliger à donner de la propriété intellectuelle. Cela m'appartient, je peux la partager si je souhaite la partager mais j'en reste le propriétaire", a-t-il fermement martelé à l'attention du gouvernement allemand, qui fait étonnamment de ce sujet un point bloquant.

En revanche, les technologies qui sont développées dans le cadre du programme SCAF - le foreground -, Eric Trappier a affirmé qu'il n'y avait "pas de problème sur le sujet, il y a des clauses qui nous permettent de protéger le foreground par rapport à des tiers qui ne seraient pas dans le programme", a-t-il précisé. Une problématique qui est d'ailleurs partagée entre Airbus et Dassault Aviation. Sur la question d'un second démonstrateur, Dassault Aviation s'est dit "très content" s'il y en avait un autre. Il a souligné que cette question relevait des États. "Ce qui n'est pas prévu aujourd'hui et qui n'est pas demandé par les Etats", a rappelé Eric Trappier. Seule condition pour l'industriel, fabriquer deux démonstrateurs identiques.

Pas de boite noire

Pas question d'avoir des boîtes noires technologiques sur lesquelles "on ne pourrait pas avoir accès", avait prévenu début février le général Ingo Gerhartz, le chef d'état-major de la Luftwaffe. Eric Trappier a remis les choses au clair. "Je tiens aussi à rassurer ce qui mélange la propriété intellectuelle de ceux qui parlent de boite noire. Une boite noire, c'est par exemple un avion américain. Vous n'avez même pas le droit de regarder et d'ouvrir la boite et de savoir ce qu'il y a dedans", a-t-il expliqué. En général, les technologies des Américains, par exemple les technologies de furtivité, sont "très cadenassées".

Surtout il a assuré aux Allemands qu'il "n'y aura pas de boite dans le SCAF et dans le NGF de la part de Dassault. Tout sera ouvert. Les États auront accès à la capacité de savoir ce qu'il y a dans la boite noire. Il n'y a pas de boite noire. Mais cela n'a rien à voir avec la propriété intellectuelle", quelque soit les responsabilités de Dassault Aviation ou d'Airbus.

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Commentaires
a écrit le 08/03/2021 à 8:52 :
Je note énormément de commentaires anti allemand mais aucun sur le plus grand scandale d'Airbus son siège aux Pays Bas. Un pays donneur de leçon mais qui par environ un millier d'entreprises dont le siège est à Amsterdam ou autres villes, capte sans aucun effort des sommes colossales d'un paradis fiscal.
Réponse de le 08/03/2021 à 20:01 :
Il va falloir vous renseigner avant de faire des déductions stupides. Si airbus a fait son siège aux Pays-Bas, c'est à dire un pays neutre qui n'appartient pas au consortium, c'est justement pour aucun des deux grands pays ne soit lésé ! Imaginez que airbus ait son siège en France, cela voudrait dire que la majeur partie des impôt iraient pour les caisses de l'état français ! Les allemands ne seraient pas content ! Idem, si le siège seraient à Hambourg ! Donc la, c'est l'état français qui serait lésé ! Bref, réfléchissez un peu plus la prochaine fois. Merci
Réponse de le 08/03/2021 à 20:27 :
Sans rire?
Réponse de le 09/03/2021 à 9:35 :
Merci pour votre commentaire concernant la stupidité de ma réflexion. Je n' ai pas besoin de votre conseil sur le renseignement. Pourquoi les Pays Bas ce n'est pas un lieu neutre « bien gentil » tout en sachant que la partie flottante de l’actionnariat est de plus de 78 pour cent ce qui signifie qu’i aurait pu y avoir un bras de fer entre la direction d’Airbus, les actionnaires flottants et les états qui détiennent le solde soit environ 22 points pour positionner le siège. A noter à ce sujet que T Enders voulait se défaire de la tutelle des états ce que ces derniers ont bien sur refusée. Mais pourquoi le choix des Pays Bas non pas la neutralité!!! bien connue mais bien pour la fiscalité très accommodante de ce pays au détriment des autres pays. Une facilité fiscale tout comme l’Irlande le Luxembourg, Malte. Oui je maintiens que le siège d’Airbus au Pays Bas n’est pas comme vous l’écrivez un sujet de neutralité mais un sujet fiscal qui ben sur je l’avoue aide les 78 points flottants. Pour ce qui est de la neutralité il existe bien d’autres pays dans l’Union mais qui n’appliquent pas la fiscalité accommodante. Enfin il est très facile au Pays Bas de critiquer la gestion de la France dont effectivement nous pourrions émettre des avis sévères mais critique facile lorsqu’une grande partie de l’ économie est basée sur l’optimisation fiscale. L’implantation d’un milliers d’entreprises extra territoriales aux Pays Bas est selon vous exclusivement pour une question de neutralité je vous trouve bien candide si tel est votre pensée. Pour ma part j'évite de traiter les personnes qui écrivent de stupide une question de courtoisie et de respect mais cela s'appelle l'éducation un autre sujet. de Bonne journée.
Réponse de le 09/03/2021 à 15:56 :
"Si airbus a fait son siège aux Pays-Bas, c'est à dire un pays neutre qui n'appartient pas au consortium, c'est justement pour aucun des deux grands pays ne soit lésé !" Il semble que ce soit ce que vous avez écrit dans votre premier message.
"Pourquoi les Pays Bas ce n'est pas un lieu neutre « bien gentil »"
Ceci est extrait de votre deuxième message. Ne serait-ce pas un rien contradictoire?
"bien connue mais bien pour la fiscalité très accommodante de ce pays au détriment des autres pays. " Nul ne le conteste ;-) Et c'est bien ce qui semblait manquer à votre premier message....
Comme dit le poète, il n'y a que les ..... qui ne changent pas d'avis.
a écrit le 07/03/2021 à 20:07 :
Je regarderai avec les Indiens.
Comment exporter avec des allemands qui n'arrêtent pas de dire non.
a écrit le 07/03/2021 à 19:22 :
Y aurait il un lien avec le décès d'olivier Dassault aujourd'hui ?
Réponse de le 08/03/2021 à 8:39 :
celle là il fallait la trouver. Un peu beaucoup complotiste? attention à la fumée.
a écrit le 07/03/2021 à 12:43 :
Si on a besoin du Scaf c'est que le rafale n'est pas capable d'entrer en 1er dans les environnements non permissifs ou AAAD(Anti Acces Area Denial) ou encore A2AD, CQFD !

Le combat proven de l'entrée soit disant au nez et à la barbe de radars anciens d'ailleurs en Lybie, en fait en Cyrénaique était donc de l'esbrouffe !

En effet, des officiers francais étaient présent au sol à Benghazi où les fameux rebelles tenaient la région et donc les dispositifs de défense de Khadafi.

La raison de l'envoi des forces de khadafi était donc la reprise de controle de cette région rebelle et pas des allégués délires génocidaires (propagande de guerre).

Les rafales étaient donc signalés aux rebelles qui n'ont pas ciblé ces avions en parfaite synchronisation grace à la présence d'officiers francais chargés de les informés de la date et heure et chemin de passage des rafales.

Rafale : A2AD unproven !
Réponse de le 07/03/2021 à 18:17 :
quelle imagination, il faut vite passer à l'ecriture de scénarios de films
a écrit le 07/03/2021 à 0:11 :
Un épisode très très instructif, qu'il faut bien garder en mémoire: aux débuts de l'A380, les premiers avions étaient montés à Toulouse avec des pièces venues de toute l'Europe, les ailes de Grand-Bretagne, et un tronçon venu d'Allemagne. Aucun problème avec les pièces venues de GB, de France et d'ailleurs, mais gros souci avec le tronçon venu de Hambourg, qui ne coïncidait pas. Enquête: résultat, les ingénieurs allemands n'avaient pas respecté les spécifications des ingénieurs de Toulouse. Que faire?
Le PDG (allemand) a trouvé tout de suite la solution : il a décidé de mettre toute l'usine de Toulouse aux normes allemandes, un travail de Titan. Il a fallu faire venir 3.000 ouvriers de Hambourg pendant un an. On a ainsi mis au pas les petits français naïfs: depuis, Airbus est une entreprise allemande.
Si, par malheur, Dassault faisait de même, il ne faudrait pas longtemps avant qu'il parle allemand.
Réponse de le 07/03/2021 à 2:59 :
Oui, ils ne sont pas toujours au niveau. Mais Airbus n’est pas non plus une entreprise Allemande, fait pas exagérer...
Réponse de le 08/03/2021 à 8:28 :
Il n'y a que la partie Défense de Airbus qui est entre les mains des allemands ! La partie civile est officiellement 50/50 mais elle reste dominée par les français officieusement avec l'usine de Toulouse qui reste le centre névralgique du groupe civile ! En effet, tout les ingénieures qui concoivent l'avion sont la bas. Mais là ou vous avaez raison, c''est que les allemands cherchent à s'emparer du programme SCAF ou ne pas le faire. Et binesur, ce sera le saconde option qui sera choisir car jamais la France ne va abandonner Dassault.
Réponse de le 08/03/2021 à 8:47 :
Le problème était des câbles trop courts pour une partie des faisceaux . Ce problème était du a une différence des outils de CAO (conception assistée par ordinateur) un même logiciel CATIA dont la version 4 pour l’Allemagne et l’Espagne et la version 5 pour la France et le R.U. Ce grave problème a fait l’objet de réunions pour d’abord en connaitre les causes voir ci-dessus puis de choisir la meilleure solution qui avait une approbation technique et surtout financière qui n’est pas celle que vous décrivez . Le boss de l’époque n’a pas choisi en fonction de sa nationalité mais en fonction d’une vision industrielle tout d’abord pour livrer au mieux les compagnies qui avaient passé commande même si certaines dès le départ ont soulevé des problèmes, puis pour l’image de l’avion qui commençait poussivement sur le plan des cdes. Cdes d’ailleurs qui n’ont pas été au niveau du retour sur investissement pour cet appareil. Pour le CAO cela était en place bien avant la présidence de T. Enders. Je pense que les allemands essaient tout comme les français de tirer au maximum avantage de leur position mais cela ne justifie un tel dénigrement. Dans ce consortium comme dans tout autre bel exemple Renault Nisan demain Peugeot Fiat chacun essaie de tirer à soi le potentiel industriel.
a écrit le 06/03/2021 à 18:43 :
Ils n'est pas question de développer l'avion de demain seul ...
Soit on s'entendre ou ons achete americain...
Réponse de le 06/03/2021 à 23:14 :
Vas jouer aux billes Roger.
a écrit le 06/03/2021 à 18:25 :
Le "couple franco-allemand" est une chimère coûteuse et illusoire qu'il est temps d'abandonner..
a écrit le 06/03/2021 à 16:40 :
Les allemands ils n'ont pas oublie l'echec francais nomme: A400M.
Réponse de le 06/03/2021 à 18:01 :
@Revo
Je crois me souvenir que les problèmes de l'A400M venaient du FADEC conçu par l'allemand MTU.
Réponse de le 06/03/2021 à 18:16 :
l'echec du a 400m est en grande partie du a l'allemagne
qui a imposé sa technologie
et pas a la france ou l'espagne
toujours facile de dire que son chien a la rage
Réponse de le 08/03/2021 à 8:31 :
Encore un "expert Facebook " ! Le programme A400M était un programme piloté par les espagnols et les allemands ! Ce n'était pas Toulouse qui pilotait le programme mais l'usine AIRBUS de VALLADOLID ! Bref, ce sont plutôt les français qui n'ont pas oublié les déboires du A400M et que l'on ne veut surtout pas laisser les clés du programme à ces deux pays.
a écrit le 06/03/2021 à 15:18 :
Merci Mr Trappier, ne vous laissez pas déplumer
Par les Allemands qui, au fond ne cherche qu'une chose, mettre la main sur vos brevets.
Comme d'habitude, seuls leurs intérêts compte, l'Europe, l'Europe! Ça c'est pour la photo
a écrit le 06/03/2021 à 14:06 :
Un projet réalisé avec la GB serait particulièrement intéressant. On pourrait même y associer d’autres partenaires privilégiés, comme l’Inde, la Finlande, ... L’essentiel serait que l’expérience et la compétence de Dassault soient reconnues par les différents partenaires, et que Dassault contrôle et garantisse l’aboutissement du programme.
a écrit le 06/03/2021 à 12:03 :
Douche froide méritée, il faut arrêter de chercher à bosser avec les allemands qui ne se servent des autres pays que pour leurs seuls intérêts financiers.
Réponse de le 06/03/2021 à 12:49 :
et aussi, lu l'autre jour, que les décisions d'un moment peuvent être annulées à cause des coalitions. Nouvelles élections, nouvelle coalition pour pouvoir gérer/diriger le pays, et zou, changement d'objectifs, les décisions antérieures n'engageant pas les dirigeants actuels, on annule.
Germany First & volatilité.
a écrit le 06/03/2021 à 11:37 :
Voilà tout ce qu' est capable de produire l' Ue, de la difficulté et de la paralysie.
Réponse de le 06/03/2021 à 16:32 :
je n'ai pas connaissance que ce projet SCAF soit porté par l'Union Européenne. Ca semble plutôt du pur intergouvernemental, i.e. le modèle prôné par les Frexiteurs.
Réponse de le 06/03/2021 à 19:13 :
@ABC Quoi d' autre qu 'un nième projet européen illusoire qui consiste a essayer de créer une tout aussi illusoire politique de défense européenne en associant les plus gros coopérateurs qui , sur ce chapitre, comme tous les autres ne s' entendent sur RIEN ? Merci de nous rappeler le bien-fondé des vraies coopérations entre états européens volontaristes sur le sujet et dotés d' une envie commune de faire et de sous tendre le FREXIT indispensable face à cet aveu d' échec !
Réponse de le 06/03/2021 à 20:27 :
Tout ce qui est excessif est dérisoire - Talleyrand
Réponse de le 07/03/2021 à 9:10 :
@ABC tout ce qui est connoté tropisme européen est devenu illusoire et totalement excessif, encore sur cet article et est aveu d' échec. Ce qu" il faut c' est recréer une envie de coopérer sur d' authentiques projets communs entre états libres et évidemment hors ue.
Réponse de le 08/03/2021 à 9:03 :
Vite le Frexit pour un plus grand affaiblissement de la France. Un petit pays comme le notre sur le paln de sa population de son économie de ses finances, sans valeur dominante de production ou de services ne sera jamais dans un monde de blocs un grand pays. Même nos amis anglais qui ont quitté l'UE ont vite signé pour une autre union celle de l'Asie. On peut ne pas aimer l'Union mais on peut par cette soi disant idée de grandeur le Frexit de notre pays le faire tombé encore plus bas qu'il n'est. Il est d'ailleurs assez cocasse de voir le parcours de ceux qui portent le Frexit type UPR et son non moins technocrate de service Asselineau qui ne savait quoi faire après avoir été mis à la porte par N.S.
a écrit le 06/03/2021 à 10:43 :
Le fait qu'est évoqué un plan B avec le Tempest à MO britannique, signifie que des discussions et négo ont également démarré en ss main de ce côté et que DA se sent tt a fait capable d'y tenir une place de choix.
Ça fait du bien de savoir que des décideurs économiques nationaux ne st pas des bénis oui oui au garde à vous de décideurs politiques un tantinet rêveurs et qu'ils savent redonner le sens des réalités et montrer leurs muscles qd il faut.
Du reste, on vient d' avoir un ex frappant avec l'éjection d'OHB du marché des nvelles constellations Galileo ( peut être pour ne pas avoir pu être suffisamment convaincant ds la réalisation poussive de la 1ere tranche entraînant des retards importants) au profit de TAS , voire d'Airbus, malgré l'action en justice du 1er.
Pour des projets de cette ampleur, avec un contenu technologique de très ht niveau et de gde complexité, il est indispensable de mettre à la barre les meilleurs, au prix certainement d'un amour propre mal placé, mais au bénéfice de la réussite du projet au meilleur prix et ds les meilleurs délais...
a écrit le 06/03/2021 à 10:10 :
Airbus est, en théorie, franco-allemand (et un peu espagnol). Mais c'est devenu une entreprise allemande. Par quel miracle?
Les Allemands sont INCAPABLES de coopérer sans être les maîtres: il leur faut commander, ils tirent en permanence la couverture à eux. C'est dans leur nature, ça ne changera jamais: il faut D'URGENCE sortir de ce "SCAF" mort-né, sinon il arrivera à Dassault à ce qui est arrivé à l'usine de Toulouse: marginalisée et asservie à Hambourg, qui pilote et commande.
Réponse de le 06/03/2021 à 18:06 :
j'avais pas lu avec attention la totalité du message. Pour votre gouverne le montage est 11 points pour l'état français, 10,9 pour l'allemand 4,17 pour l'espagnol le reste est dans ce que l'on nomme le flottant. Autre point les allemands ont du à une époque, taper du point sur la table, face aux magouilles des français à la tête d'Airbus et d'actionnaires farfelus type lagardère l'état français a du faire appel à l'ancien patron d'Aérospatiale M. Gallois, un manager remarquable pour mettre de l'ordre dans le bourbier français. Je crois que nous avons en tant que français comme d'habitude notre heure de gloire à la française peu reluisante avec le pompon un manager qui a trempé dans une autre affaire, Clearstream tout aussi reluisante de nos politiques. La France a presque réussi à faire capoter cette belle réussite.
Réponse de le 07/03/2021 à 12:23 :
"d'actionnaires farfelus type lagardère" Ne pas confondre Lagardère père et Lagardère fils. Ne pas confondre Matra et Hachette....Quant à Gallois, ce fut un 'gentil'....pas pire que les suivants toutefois.....
Réponse de le 08/03/2021 à 9:11 :
Chez les lagardère la réussite est due a une grande amitié avec le grand Jacques. Le fils devant son incapacité industrielle a bien vendu ses parts dans Airbus un beau cadeau fait quelques années auparavant par le grand Jacques à la famille. Toute réussite très proche des politiques est une réussite qui ne peut que porter suspicion. Je vois invite à faire une recherche du démantèlement de feu Aérospatiale et peut-être aurez vous une autre vision sur les réussites supposées. En commençant par le bilan de Matra avant l'entrée dans Airbus.
a écrit le 06/03/2021 à 9:54 :
On laisse les Espagnols rentrer dans le projet alors qu'ils sont allié avec les Allemands dans Airbus militaire, Macron toujours aussi nul en stratégie industrielle
Réponse de le 06/03/2021 à 10:15 :
Expliquer la votre cela nous évitera de nous laisser sur notre faim. s'il ya 66 millions de procureurs dixit M. Macron il ya aussi 66 millions de visionnaires dont Paul?. Pour ce qui est d'Airbus je vous invite à lire, comprendre le montage de l'entreprise.
Réponse de le 06/03/2021 à 10:15 :
Il pleut aujourd'hui : Macron est incompétent. Et c'est un gilet jaune qui vous le dit.
Réponse de le 06/03/2021 à 11:58 :
Le partenaire Espagnol du SCAF n'est pas Airbus Military à Madrid mais une autre société Espagnole ( Indra ... ou ???)
Réponse de le 06/03/2021 à 12:35 :
Les GJ et je le regrette ont surtout montré qu’ils n’avaient aucune ligne directrice la maladie française du foutoir dans lequel celui qui avait la plus grande G. avait raison. En fait ceux qui ont porté le gilet avec conviction pour que la fin du mois ne soit pas le 5 sont les grands perdants de cette spontanéité du ras le bol qui était légitime. Ils ont été balayés par les politiques à la vénézuélienne, stalinienne qui ont bien compris que défiler dans le jaune était bon pour eux, ils se moquaient bien de ceux qui défendaient une juste cause. Un M. Macron a su ce qu’était la farine par son tour de France qui était plus un monologue qu’un débat. Les GJ semblent s’être contentés d’un pourboire.
a écrit le 06/03/2021 à 9:49 :
Eurofighter échec, rafale réussite, Airbus plante tout ses projets militaires nous n'avons pas besoin d'un canard boiteux
Réponse de le 06/03/2021 à 10:20 :
Voilà Airbus au pilori un jour l'entreprise est au top le lendemain au pilori. Pour ce qui est du militaire il peut y à voir des visions discutables si l' Eurofighter existe il y avait déjà l'époque une mésentente entre Dassault et Airbus. Pour ce qui du militaire vous oubliez l'excellente branche hélico.
Réponse de le 06/03/2021 à 12:33 :
Ne pas confondre airbus avec Airbus military qui est essentiellement allemand.
Réponse de le 06/03/2021 à 21:35 :
Il y a quasi 3 fois plus d'Eurofighters que de Rafale... il ne faut quand même pas exagérer....ce n'est pas un échec. Le Rafale est multirole et bon partout. L'Eurofighter est spécialisé et très bon dans peu de choses pour les clients qui le complète avec d'autres appareils. Ce dont deux philosophies différentes
a écrit le 06/03/2021 à 8:13 :
Dassault Aviation fera ses choix stratégiques pour l'avenir, et c'est bien normal pour une réussite globale comme l'est le Rafale donc oui le programme SCAF doit être du même acabit, la même chose pour Dassault Aviation. Dassault Aviation a toujours fait des décisions de ses programmes militaires avec la famille Mirage et le Rafale une réussite industrielle et technologique pour la France, donc encore une fois le SCAF qui ne sera pas mort-né doit permettre à Dassault de se projeter dans l'avenir ( futur PANG, futur SCAF, drone, IA, ...). Oui les choix militaires futurs sont stratégiques et l'Allemagne doit s'y plier : c'est le destin de Dassault Aviation !!!!
Donc Dassault fera les bons choix une fois de plus, SCAF or not SCAF !
Réponse de le 06/03/2021 à 13:17 :
Le rafale une “Réussite globale”... Remontez 25-30 ans en arrière : le rafale ne se vend bien que parce que Dassault à réussi à faire passer 3 fois la note à l’Etat, avec des surcoûts à répétition.
Dassault est toujours parvenu à ses fins avec des soutiens bien placés. Cherchez un peu le rôle de Benouville qui arrivait à débloquer les ennuis de Dssault quel que soit le Président en place.

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