SCAF : "ne pas signer un accord est bien mieux que signer un mauvais accord"

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Les industriels allemands (Airbus et MTU au premier chef) ou espagnols ne sont pas tout à fait dans la même situation : il s'agit plutôt pour eux de monter en compétence dans ces domaines, ont fait observer Hélène Conay-Mouret (PS) et Ronan Le Gleut (Les Républicains) dans un rapport publié en juillet 2020 sur le SCAF.
"Les industriels allemands (Airbus et MTU au premier chef) ou espagnols ne sont pas tout à fait dans la même situation : il s'agit plutôt pour eux de monter en compétence dans ces domaines", ont fait observer Hélène Conay-Mouret (PS) et Ronan Le Gleut (Les Républicains) dans un rapport publié en juillet 2020 sur le SCAF. (Crédits : Dassault Aviation / Eridia Studio / V. Almansa)
Les Allemands ont réussi à semer la zizanie dans le camp français sur le dossier du SCAF en voulant renégocier certains accords pourtant déjà acceptés par la partie allemande. Entre les politiques et les industriels français, une ligne de fracture est en train de se créer.

Tout l'écosystème industriel de l'armement français est vent debout contre les nouvelles prétentions allemandes sur le SCAF (Système de combat aérien du futur), sur le MGCS (Main Ground Combat System) et, enfin, sur le Tigre Mark 3. "Il vaut mieux ne pas signer d'accord du tout que signer un mauvais accord", résume un industriel. Et surtout tous allument des cierges pour que l'État ne cède pas à la volonté de signer un accord par pur romantisme pour entrer dans l'Histoire. "Les dernières discussions lors du comité franco-allemand de défense et de sécurité entre la France et l'Allemagne ne vont pas dans le bon sens", estime le président de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, Christian Cambon. Tous les yeux sont donc aujourd'hui tournés vers Dassault Aviation, considéré aujourd'hui comme l'ultime rempart aux oukases allemands sur le SCAF.

Dassault Aviation, dernier rempart

L'avionneur tricolore, qui dit-on est extrêmement combattif, ne souhaite pas céder aux demandes allemandes et reste imperméable aux pressions des politiques français, qui souhaitent avancer "quoi qu'il en coûte". "Sur les projets industriels (SCAF, MGCS - le char du futur -, Eurodrone, ndlr), nous devons et voulons avoir des résultats", avait estimé vendredi dernier Emmanuel Macron à l'issue vendredi du conseil franco-allemand de défense et de sécurité. Mais pas à n'importe quel prix. Une situation qui met une pression maximale sur le ministère des Armées et, par ricochet, sur la Direction générale de l'armement (DGA).

Résultat, le ton monte à tous les étages. Ambiance... Les Allemands ont déjà réussi à semer la zizanie dans le camp français qui jusqu'ici était plutôt soudé. "C'est la technique habituelle des Allemands de toujours rouvrir les négociations sur les dossiers où ils n'ont pas le leadership, explique un autre industriel. Ce qui est à eux reste à eux, ce qui n'est pas à eux est à négocier". Une situation qui n'est pas sans rappeler cette fable de La Fontaine "La génisse, la chèvre et la brebis, en société avec le lion".

"On a un petit peu rouvert le sujet de la répartition et de la poursuite des travaux. (...) C'est un projet, qui est sous leadership français, mais il faut quand même que les partenaires allemands puissent être à un niveau satisfaisant face à leurs partenaires (français, ndlr). Et donc, on doit voir précisément les questions de propriété intellectuelle, de partage des tâches et du partage du leadership", a expliqué vendredi dernier la chancelière allemande Angela Merkel.

Une montée en compétence pour les groupes allemands

"Le programme SCAF n'a sans doute pas tout à fait le même degré d'importance et d'urgence pour chacun des partenaires, avaient expliqué Hélène Conway-Mouret (PS) et Ronan Le Gleut (Les Républicains) dans un rapport publié en juillet 2020 sur le SCAF. Pour la France, le SCAF est existentiel à la fois pour Dassault et pour Safran, qui ne peuvent pas se permettre de rester sans projet d'avion de combat et de moteur d'avion de combat. Les industriels allemands (Airbus et MTU au premier chef) ou espagnols ne sont pas tout à fait dans la même situation : il s'agit plutôt pour eux de monter en compétence dans ces domaines".

C'est là, tout le nœud du problème entre Français et Allemands. La France pense puissance européenne, l'Allemagne pense puissance industrielle et protection de l'Europe par l'OTAN. "Derrière les enjeux industriels de ces programmes en coopération, il y a la question de la puissance industrielle très importante pour l'Allemagne, confirme Christian Cambon. Les Allemands veulent la meilleure part du gâteau". Les Allemands sont notamment revenus à la charge sur la propriété intellectuelle des technologies utilisées sur le SCAF.

Si Paris et Berlin s'étaient accordés sur des principes (ce qui est développé en commun par les industriels franco-allemands pourra être utilisé sur d'autres projets), l'Allemagne veut plus. Elle a une lecture extensible de la propriété intellectuelle sur ce programme en y intégrant l'ensemble des technologies préexistantes et des technologies développées sur le plan national. L'objectif est que les industriels outre-Rhin s'en servent sur d'autres programmes. Ce qui n'est pas du tout admissible pour les industriels français. Selon une source interrogée par La Tribune, un accord aurait été trouvé au niveau des États entre la France et l'Allemagne sur ce dossier très sensible de la propriété intellectuelle. Une information que La Tribune n'a pas encore pu vérifier.

Remise en cause du partage des tâches sur le MGCS

Pression également sur les Français sur le projet MGCS. "Là aussi il y a des problèmes similaires qui se posent et d'ici la fin du mois de février, nous espérons être tombés d'accord sur toutes les difficultés qui existent encore pour la phase suivante du projet", a expliqué Angela Merkel. S'il y a un problème, c'est plutôt du côté allemand qu'il faut aller le chercher puisque sur les neuf piliers, six sont sous leadership allemand : trois piliers pilotés par Nexter, trois piliers par Krauss-Maffei et trois piliers pour Rheinmetall. "Je pense que les ministres de la Défense et les différents responsables trouveront là aussi une solution aux difficultés", a averti la chancelière. En espérant que l'Allemagne ne se taille pas la part du lion de la Fable de La Fontaine sur tous les programmes. A suivre...

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Commentaires
a écrit le 11/02/2021 à 11:07 :
Sortons du SCAF et reprenons sur des bases franco-françaises ne serais-ce que pour sauver Thales le grand perdant du partage des tâches.

Laissons les allemands acheter des F35 si ça leur chante.
Réponse de le 11/02/2021 à 14:12 :
Les Allemands défendent avant tout les intérêts américains. Donner des technologies aux allemands revient à les donner aux USA qui nous empêchent de vendre nos avions : le procès contre Airbus est pourtant révélateur. La France devrait sortir de l'UE comme les Anglais et créer une union méditerranéenne : France, Italie, Espagne, Maroc, Grèce, Israël et Egypte pour commencer.
a écrit le 11/02/2021 à 11:02 :
Je suis effaré en lisant les commentaires.
L#article est trés clair. Le probléme n'est pas l'allemagne. Ils jouent leur jeux.
le soucis est que l'on peu déclarer en france:
"Que l'état n'ait pas la volonté de signer un accord par pur romantisme"
ici tout est dit. Les allemands n'ont qu'á essayer puisqu'ils savent que la couche politique francaiseest faible.
Il faudrait une commission d'enquête parlementaire associée à des sanctions lourde contre ces gens là.
Une fois la France remise en ordre elle saur tracer les limites et les allemands nous respecterons.
Etre faible sur les rêgles ca fait des chiens mordeurs, des enfants rois et des allemands hégémonique.
Il est vrai que notre président n'a jamais elevé d'enfant. Peut-.être y a t'il un lien.
Réponse de le 12/02/2021 à 10:46 :
On n'a qu'à leur faire comprendre que l'on peut travailler avec les Indiens. Ca va vite les calmer
Réponse de le 12/02/2021 à 11:47 :
Oui enfin pour l'heure les indiens ont une stratégie avec les russes. Le temps que les accords émergent et deviennent viable il faudra au moins 15 ans.
Je crois que Safran le fait, mais dans l'immédiat ce n'est pas un moyen de pression.
a écrit le 11/02/2021 à 10:53 :
Faisons comme nos amis allemands, un accord ECRIT est un accord à respecter absolument !! Il y un temps pour discuter, un temps pour travailler point barre.
Si le contrat est mal rédigé, il vaut mieux tout annuler, les allemands ne vont pas travailer avec les anglais, les russes ou les américains, peut être les suédois, mais ça ne pèse pas lourd. On ne refera pas Eurofighter, Par contre Dassault peut facilement trouver d'autres coopération ou collaboration hors Europe.
Les allemands n'ont pas le choix s' ils veulent avoir un avion européen et pas un F15.
Réponse de le 11/02/2021 à 13:33 :
Les Allemand travailleront plus facilement avec les Anglais que nous... La situation actuelle peut faire penser autrement mais historiquement l'Allemagne et l'Angleterre sont proches dans leurs racines.

Et attention aussi de croire que le SCAF n'est qu'un nouvel avions. 80% du SCAF peut être fait sans nouvel avion, avec les Rafales et Eurofighters améliorés. Ces nouveaux enjeux... toutes les entreprises impliquées peuvent y arriver.

Enfin, dans le domaine aerospatial, les nouvelles entreprises sont nombreuses et elles ont des bonnes idées. Faire un nouveau Rafale ou un nouveau Concorde n'est plus réservé aux spécialistes historiques. 1) les compétences de l'époque ne sont plus là 2) les process internes de ces entreprises historiques sont dépassés et les rendent non compétitives par bien des aspects...donc même sur cet aspect, attention de ne pas tirer trop vite des conclusions. Aucune entreprise européenne actuelle ne peut se prétendre championne mondiale dans ces domaines militaires. On est tous dépassés. Le Rafale aussi beau et polyvalent soit il, est d'ailleurs d'un autre age. La vraie question du SCAF est purement politique industrielle au niveau européen: Comment va-t-on batir les nouveaux champions européens de demain. La réponse n'est pas nécessairement "on va développer cela comme on l'a fait il y a 40 ans"...
a écrit le 11/02/2021 à 10:45 :
Juste un rappel pour nos "amis" Allemands concernant l'A400M ou pour justifier une charge de travail plus importante sur le programme ils ont commandé plus d'avions et ensuite essayé de les revendre d'occasion.Autre exemple l'EPR en cooperation avec Siemens ou ils ont abandonné AREVA au millieu du gué ,enfin chez Airbus ou ils cherchent en permanence à gratter des parts. Les Allemands sont hégémoniques et n'ont pas changé. Ils recommencent les erreurs qui ont conduit à la 1ere guerre mondiale qui c'est faite pour des raisons économiques plus que pour l'Alsace et la Lorraine qui étaient les pretextes.
Réponse de le 11/02/2021 à 11:15 :
Vous oubliez de citer Galileo où les allemands ont opéré un véritable braquage. Quelques mois Avant de remporter la majorité du workshare le pdg d'OHB a tenu les propos suivant "Galileo est une idée stupide au bénéfice des intérêts français" et préférait publiquement le GPS américain.
Réponse de le 11/02/2021 à 15:12 :
@retraité26
Correction et +, ……. sauf erreurs :
Les Allemands avaient effectivement promis d'acheter plus d'A400M que la France, afin d’obtenir une plus grosse part industrielle.
Promesse : 60 (All) avions contre 50 (Fra).
Allemagne avait rapidement réduit la voilure en passant de 60 à 53 (maximum de la réduction autorisée par l’accord).
Puis en 2011, l'Allemagne décidait de ne garder que 40 avions, et de revendre les 13 restants.
Sympa la magouille, une promesse de 60 pour au finalement choisir de n’en posséder que 40, après avoir récupérer lignes de production et emplois.
Notez aussi que le Royaume-Uni avait réduit sa commande de 25 à 22 exemplaires, maximum autorisé (pourcentage de la commande initiale).
Il me semble que l’Espagne avait aussi proposé une partie de sa commande à l’export.
La France avait aussi envisagé l’export.
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Autres
Tigre, l’Allemagne en avait commandé 80.
En 2013, la commande est réduite à 56 exemplaires.
Pour rappel, l’année suivante, sous Obama, en mars 2014, la Russie a envahi partiellement l’Ukraine. Puis ensuite Trump a mis la pression pour que l’Allemagne augmente son budget militaire, qui était bien en dessous des engagements OTAN.
Donc, si l’Allemagne repasse des commandes depuis 2014, c’est uniquement sous la pression Pentagone-Trump-OTAN.
Confiance dans le picsou-Allemagne ? Aucune.
Le seul intérêt c’est le tirelire-Allemagne, en pleine forme, puisque depuis dizaines d’années elle arnaque ses voisins, notamment la France. Notre voisine et concurrente économise depuis longtemps sur ses achats de matériels de défense, ce qui lui donne des gros moyens pour investir dans tous ses secteurs industriels, y compris ceux de la défense, et ainsi croitre, depuis longtemps, au détriment des nations qui sont bien plus responsables militairement.
La réalité que la France, soumise, avait toléré.
Pour les NH90, c’est plus compliqué, l’Allemagne en avait décommandé beaucoup. Mais en contrepartie elle avait commandé des versions marines, en nombre bien moindres, qui même plus chers, ne compensaient pas totalement financièrement pour Eurocopter.
Atlantique.
L’Allemagne en avait commandé 20 comme la France.
Elle en était restée là, tandis que la France avait doublé sa commande.
Même si la France avait revendu assez rapidement de ~ 5 exemplaires aux Pays-Bas, elle avait repassé une nouvelle commande pour compenser.
Pour remplacer, la France a assemblé 28 Atlantique 2 pour son compte, tandis que l’Allemagne avait choisi moins d’une dizaine de Lockheed Orion.
a écrit le 11/02/2021 à 8:29 :
Bon... quand même 2 points pour modérer nos réactions :

-Pour les domaines air et terre, il y a moins de 100 ans l'Allemagne donnait des leçons au monde. Tout le savoir faire a été pillé après la 2nde guerre mondiale. Donc modérons nous un peu. l'Allemagne démontrera sûrement, avec ou sans nous dans le temps, qu'ils savent aussi faire. Ils l'ont déjà fait dans d'autres domaines. Est ce que l'on veut nos entreprises alliées aux leurs ou en compétition contre les leurs à ce moment là. c'est la vrai question. N'oublions pas que le vrai compétition est hors EU et on a tout à perdre à se chamailler localement.

-Sur tous les programmes européens cités la France a la plupart du temps bien plus de part industrielle que de part financière. En tous cas elle n'a jamais moins. L''Allemagne si. Il est toujours possible de crier au scandale pour demander plus mais contractuellement ce n'est pas défendable. Si un programme est européens, il doit y avoir partage.

Je trouve perso que les discours "allions nous tous contre l'Allemagne" sont ridicules. La concurrence est ailleurs et l'Allemagne a sûrement au final plus d'alliés que la France, même en Europe
Réponse de le 12/02/2021 à 9:29 :
"-Sur tous les programmes européens cités la France a la plupart du temps bien plus de part industrielle que de part financière"

Pourriez vous nous expliquer en quelle unité se compte la part industrielle?

"En tous cas elle n'a jamais moins"

Dans vos rêves les plus fous sans doute...
Réponse de le 13/02/2021 à 10:59 :
La part industrielle se compte en %

Sur un projet gouvernemental, si A finance 50%, B finance 50%, il doit être montré dans la plupart des cas que 50% du financement est investi sur le territoire de A, 50% sur le territoire de B. Si il y a un déséquilibre, cela pose souvent problème. D'où l'intéret d'avoir des entreprises européennes (comme Airbus) pour répartir la charge. Souvent cela ne parle pas technologie, c'est vraiment purement de la charge de travail. L'Allemagne par exemple préfère souvent dans le militaire financer beaucoup d'ouvriers et des chaines de productions de produits "basiques", plutot que 10 fois moins d'ingénieurs travaillant sur des concepts de pointe.

Il est vrai que sur les projets cités, il y a un déséquilibre en faveur de la France. Logique en fonction du scope (ingénierie) des contrats et cela pose un problème.
Réponse de le 14/02/2021 à 16:17 :
Dans le domaine de l'aviation l'Allemagne n'a jamais donné de leçons à personne. Elle a même plutôt récupéré un peu partout dans les pays occupés des innovations et des savoir faire qui lui manquaient.(comme en France chez Devoitine ) Sans oublier Marcel (Bloch) lui même en personne qui envoyé dans un camp a toujours refusé de travailler pour l'Allemagne au péril de sa vie .
Salut Marcel , on parle encore de vous et ça n'est pas la dernière fois!!!
a écrit le 10/02/2021 à 21:35 :
Les allemands ne pensent qu'à nous enfonces un peu plus et piqués la technologie de plus nos élus se sont déjà fait avoir
a écrit le 10/02/2021 à 21:23 :
Disons que nous français nous savons construire des avions ce qui n'est pas le cas de l'Allemagne juste comme ça
a écrit le 10/02/2021 à 20:27 :
Récupérons donc Nexter...
a écrit le 10/02/2021 à 18:32 :
L'année dernière, Paris s'est déjà fait rouler dans la farine par Berlin pour le char de combat Européen. Centre de décision en Allemagne, main mise sur notre fleuron Nexter au profit de Kraussmaffei (KMW).
Après Airbus, Nexter, bientôt Dassault, l'Allemagne doit se taper sur le ventre face à la passivité de nos chers élus.
Réponse de le 11/02/2021 à 3:29 :
Passivité ? Quel passivité ? Ils sont au contraire très très actifs....pour tout leur offrir sur un plateau !!!!
Ils touchent combien pour ainsi trahir la France et son industrie ??? De Gaulle serait bien peiné...
a écrit le 10/02/2021 à 18:20 :
SCAF : "ne pas signer un accord est bien mieux que signer un mauvais accord" OK

Macron est faible, aussi faible que Hollande & Co, on va encore tout lâcher aux allemands et tout ça pour faire un effet d'annonce, le couple machin chose... et dans 3 ans et dans 5 ans et dans 10 ans, ils grignoteront encore (et toujours) l'accord, à la fin ce sera 50% pour nous et 2/3 pour l'Allemagne (comme pour le léopard III (MGCS)) et on aura donné tout notre-savoir faire pour 50 balles et 3 poignés de mains, qu'on arrête de suite tous les programmes militaires avec l'Allemagne !
Avec les Anglais ça marchera mieux, on a presque les mêmes besoins, on peut même y rajouter les Italiens
Réponse de le 11/02/2021 à 7:56 :
Avec les anglais c'est très différents...il savent tous faire même si non.....et savent très bien tiré la couverture de leur côté
a écrit le 10/02/2021 à 18:18 :
Les allemands sont redoutables !
Ils n'ont pas été envahis par les romains eux !
Réponse de le 10/02/2021 à 19:20 :
Eh bien, non, c'est faux, les Romains ont tout à fait réussi à envahir les régions germaniques jusqu'à Cologne, mais grâce à Hermann, le Valeureux, Varus a essuyé une défaite en 9 apr. JC et ainsi, plus de Romains au Nord de l'Allemagne :-)
Réponse de le 10/02/2021 à 21:04 :
Vous jouez sur les mots, ils ont finis par les repousser donc et cologne c'est juste après la frontière.
Les gaulois ont aussi cédés vis à vis des mérovingiens, Charlemagne, ce pour quoi nous descendont des francs, tribu germanique et nous appelons francais.
D'ailleurs le francais possède beaucoup de la lourdeur de la langue teutone.
C'est flagrant quant on reviens d'une immersion en pays anglophone.
Des phrases interminables pour dire ce que les anglais et americains résument d'un concept, de vocabulaire, de shortcut, de noms courts qui claquent ! Raison de son emploi dans le militaire également.

Ne pas nommer les choses c'est ajouter aux malheurs du monde... point de circonvolutions, to the point ! Ils ont plus de points fixes... pour fixer les idées...
Leur culture du code, shannon, la compression de l'information.
Réponse de le 11/02/2021 à 16:43 :
Vous devriez allez voir les voie romaine en Baviere c est charmant
Réponse de le 11/02/2021 à 19:54 :
Pour l' histoire: trop souvent
on parle de la bataille perdue par Varus bataille de Teutoburg (a.C 9)
mais on oublie de parler de la bataille de Idistaviso (a.C16) qui vengea les Romains ce fut l'anéantissement des germains ...
Les romains allaient en germanie quand ils le voulaient mais comme il n'y avait que des forêts des bois de pauvres tributs barbares qui vivaient dans des cabanes cela ne les intéressaient pas c'est pour cela qu'ils ont formés une frontière (limes sur Rhin Danube) le long de l'Empire Romain (Rome 753 a.C. / 476 apr. J.C pour l'Empire Romain d'occident et 1453 apr. J. C. pour l'Empire Romain d'Orient)...
a écrit le 10/02/2021 à 18:14 :
L'Allemagne veut nos technologies. La France l'argent de l'Allemagne.
a écrit le 10/02/2021 à 18:04 :
Je constate que parmi ces commentateurs, le nombre de ceux qui connaissent l'Allemagne est proche de zéro. Ce n'est donc pas la peine de lire ce qu'ils ont à dire, que des niaiseries, pour rester poli. Le fait est que l'Allemagne est une puissance économique et technologique. Et elle est certes intelligente, signer un accord avec lequel on n'est pas d'accord, qui fait cela? pas ces commentateurs en tout cas, mais ils refusent ce droit aux autres. Par ailleurs, je vous rappelle que Sanofi, entreprise française, a récupéré AVENTIS, société allemande, alors que Sanofi était dans les rouges et Aventis dans les noirs!!! Et ça ne marche toujours pas chez Sanofi. Si l'inverse avait eu lieu, comme la logique et les résultats et les personnels le demandaient, Aventis-Sanofi serait aujourd'hui un leader.
Réponse de le 10/02/2021 à 21:00 :
Que venez-vous nous sortir ces sornettes! On se moque de vos généralités et de votre "puissance ". Que je sache, Dassault n'est pas dans " les rouges"... Une répartition industrielle avait fait l'objet d'un accord, sans doute pas par hasard, et à présent la "vertueuse" Allemagne nous dit qu'il faut le revoir, celle-là même qui il y'a quelques années
nous affirmait qu'un accord ne pouvait pas être remis en cause !
Réponse de le 10/02/2021 à 21:01 :
Que venez-vous nous sortir ces sornettes! On se moque de vos généralités et de votre "puissance ". Que je sache, Dassault n'est pas dans " les rouges"... Une répartition industrielle avait fait l'objet d'un accord, sans doute pas par hasard, et à présent la "vertueuse" Allemagne nous dit qu'il faut le revoir, celle-là même qui il y'a quelques années
nous affirmait qu'un accord ne pouvait pas être remis en cause !
Réponse de le 10/02/2021 à 22:06 :
Je constate que votre commentaire est un parti pris ultra favorable à l'Allemagne qui frise le ridicule. Le fait est que la France est une puissance technologique apte à traiter SEULE de gds chantiers de très hte technologie depuis des décennies, le rafale, le CDG, le Terrible, le Suffren, n'en étant que les derniers avatars, sans oublier les illustres prédécesseurs comme le Concorde, le TGV ou le lanceur Ariane découlant directement du programme spatial français. Et dc, les firmes nationales concernées n'ont pas à brader leur savoir faire sans aucune réciprocité de leur homologues outre Rhin, face à un appétit de dupe de leurs partenaires violant sans vergogne leurs engagements de départ.
Par ailleurs, je vous rappelle les déboires du programme Galileo attribué à la firme allemande OHB qui s'est révélée incapable de monter en puissance ds l'industrialisation du programme, et qu'il a fallu le renfort à gd frais de TAS et Astrium pour la mettre à niveau ds les process, ce qui a déclenché une polémique pour favoritisme ds l'attribution du marché à OHB par la Commission.
N'oubliez pas également le retard pris ds le programme A380, pour malfaçons ds la réalisation du câblage des éléments de fuselage livrés par l'usine Airbus de Hambourg au centre d'assemblage final de Toulouse.
Réponse de le 10/02/2021 à 23:05 :
Aventis = fusion Rhône Poulenc Hoechst et faisait partie du CAC 40... pour une boîte allemande on fai mieux non???
Réponse de le 10/02/2021 à 23:08 :
Aventis = fusion Rhône Poulenc Hoechst et faisait partie du CAC 40... pour une boîte allemande on fait mieux non???
Réponse de le 11/02/2021 à 12:28 :
Ca date un peu, mais je vous conseille de lire le livre de Yannis Varoufakis, il dévoile les coulisses de l'UE et la domination allemande. Varoufakis, pro-francais, explique comment le ministre des finances Allemand ridiculisait et mettait à l'écart son homologue français de l'époque lors des réunions ( Moscovici puis Sapin). Varoufakis, pro français, en était outré pour nous. Aujourd'hui, je ne pense pas que notre représentation à l'UE soit meilleure...avec un ministre des finances trouvant le temps d' écrire et sortir un livre en pleine crise ( ou "en pleine guerre" comme dirait plutôt son chef).
Réponse de le 11/02/2021 à 16:46 :
Et le fameux " Deutschland uber alles "
Vous nous en parlez un peu ?
Vous qui connaissez si bien l'Allemagne
a écrit le 10/02/2021 à 17:53 :
Je le répète, à quoi bon va servir ce nouvel avion ???? Pourquoi faire ????
Cela va coûter une fortune et je me demande si Macron à vraiment les pieds sur terre... Tout ça pour du narcissisme étatique.
Il faudrait que Macron nous explique quelle est la stratégie dans tout ça ?
Y a t il un pilote dans l'avion....? Catastrophique !!!!
Réponse de le 11/02/2021 à 13:23 :
À faire la guerre. Étonnant non?
Réponse de le 14/02/2021 à 15:54 :
C'est justement la bonne question .La France lance ce projet avec des objectifs "opérationnels" , parfaitement décrits .
L'allemagne répond à côté du sujet sur des aspects industriels (partage des tâches , accès aux technologies) et commerciaux (propriété intellectuelle) et ne veux pas s'engager sur les objectifs opérationnels qui sont à l'origine du projet.
Par contre il apparaît tout de même clairement que les industriels allemands ont plus à gagner que les Français dans cette bagarre.
Ils sont parfaitement conscient du retard technologique qu'ils ont accumulé , non par incompétence mais bien par absence totale de présence dans ces domaines , absence imputable à la constitution allemande d'après guerre qu'il va falloir modifier un jour prochain .
a écrit le 10/02/2021 à 16:50 :
Les allemands veulent notre technologie et comme debitude nous allons céder notre savoir-faire
a écrit le 10/02/2021 à 16:50 :
Les allemands veulent notre technologie et comme debitude nous allons céder notre savoir-faire
a écrit le 10/02/2021 à 16:50 :
Les allemands veulent notre technologie et comme debitude nous allons céder notre savoir-faire
a écrit le 10/02/2021 à 16:44 :
Photonis, Essilor, Lafarge, Alstom Energie, Alstom transport, PSA, les chantiers de l'Atlantique, Technip, Microport-CRM, Alcatel, FDJ, Dentressangle, Areva, EDF... Faites vos courses vite, il ne va plus rester grand chose. Mais ne nous inquietons pas, le haut commissaire au Plan va nous trouver des solutions.
Réponse de le 11/02/2021 à 13:24 :
Que voulez-vous, Macron vient d’une banque d’affaire...
a écrit le 10/02/2021 à 15:57 :
Les gouvernements allemand nous ont toujours pris pour des rigolos (il y a beaucoup d’exemples) et nous continuons à vouloir coopérer avec eux et SEULEMENT avec eux sur des projets comme avion de chasse, char lourd … alors que Gb (avec le Brexit cela sera plus difficile) , Italie sont disponibles avec des technologies et le savoir faire nécessaire alors allons nous continuer à être des rigolos ? l’avenir nous le dira.
En Allemagne le décideur reste les USA: plus de soldats US sur le sol allemand pour la défense du pays aussi les allemands vont acheter du matériel militaire US et l'Allemagne aura le droit de rester le premier de la classe dans l' UE.... les coupables nous, les gouvernements français qui veulent tout faire avec les allemands. Il faut coopérer avec plusieurs pays, nous le faisons déjà avec d’excellent résultats allons y plus franchement sans l’Allemagne avec les MEILLEURS dans l’ aéronautique : GB Italie Suède, dans la marine : Italie GB, dans le spatial: Italie et pour le financement l'UE. Les autres pays plus petits avec peu ou pas de technologie pour les futurs programmes pourront s’ils le désirent se joindre aux différents programmes . Avec les allemands nous avons un complexe d'infériorité tandis qu'avec les autres pays voisins trop souvent nous avons un complexe de supériorité. Il faut savoir coopérer sur un pied d’égalité ….ce n'est pas gagné attendons la suite!
Réponse de le 10/02/2021 à 17:16 :
L'Italie est la 2ème puissance industrielle d'Europe après l'Allemagne et avant La France,

Eloignons-nous de l'Allemagne QUI EXIGE TOUT, et rapprochons-nous des autres PLUS SAINS.
a écrit le 10/02/2021 à 15:56 :
Je sens que les français vont faire la même connerie, qu'avec Latécoère, nous avons perdu Latécoère, qui est une perle, avec une avance technologique dans son domaine.

, les américains le savaient bien, nous avons lâché Latécoère en douce, malgré l'opposition de parlementaires.


Paul DIDELOT
a écrit le 10/02/2021 à 15:34 :
Et Macron-Bayrou va cèder évidemment ? Que les Industriels FR RESISTENT en bloc.

Faire équipe avec Suedois, Italiens, Espagnols, Suisses, Royaume Uni
a écrit le 10/02/2021 à 14:59 :
Tiens, cela rejoue l'histoire du Rafale!
Et rappelons-nous que les allemands avaient joué avec les anglais pour créer l'eurofigther... dont ils avaient annulé une partie de leur commande vu les performances et le coût.
Réponse de le 10/02/2021 à 16:56 :
C'est vrai que nous, nous avons acheté 450 rafales...
a écrit le 10/02/2021 à 14:58 :
On devrait exclure les Allemands et faire équipe avec les Espagnols (Indra), Italiens (Finmeccanica), Suédois (Saab), et Suisses (Ruag).
a écrit le 10/02/2021 à 13:49 :
l'Allemagne avait fait pression pour qu'OHB monte en puissance et compétence et on a vu le résultat, idem pour certains problèmes dans le cadre de l'A400 M (réducteur, de mémoire) mais l'Allemagne n'est pas toujours bonne techniquement parlant (jusqu'à truquer certains tests d'homologation dans l'automobile) et suit une stratégie puissance hégémonique qui est persistante et devient problématique. La coopération industrielle fonctionne bien (globalement) avec les Britanniques, avec les Italiens (spatial et électronique) et à chaque fois les Allemands remettent en cause leadership, répartition industrielle, brevets, et in fine se réserve le droit de bloquer les exportations sur des marchés importants. Sans compter une stratégie d'inféodation des pays est-européens autour de l'arme blindée ...
a écrit le 10/02/2021 à 13:45 :
Je pense que les allemands jouent un jeu avec nous: pile je gagne, face tu perds. Que nos dirigeants cessent d’avoir peur. Ce n’est pas ce qu’on leur demande. Qu’ils tirent les conséquences de leur inconséquence et se démettent rapidement d’un siège qui ne leur convient pas.
On a besoin de dirigeants sérieux. Comment établir une relation constructive avec des partenaires allemands si c’est pour faire face en permanence à un chantage: donnez nous vos technologies où on prend des F35. Tout cela n’est pas sérieux. Il faut que ce cirque cesse.
Cela a des conséquences qui dépassent le programme SCAF. L’Italie et l’Espagne ont souffert des mêmes maux. Soyons amis avec les allemands, à défaut d’être alliés, car on voit bien dans les faits qu’on ne l’est pas. Cela vient de l’influence politique de la gauche qui a fait beaucoup de tort à notre pays depuis 40 ans, cela vient de la droite, veule, faible, faussement courageuse. Prenons des dirigeants qui savent examiner les faits et non les rêves et sur cette base nous pourrons construire quelque chose d’intéressant. On perd trop de temps par idéalisme.
a écrit le 10/02/2021 à 13:27 :
Question à M Cabirol: j'ai un doute sur le calcul de nos politiques concernant le MGCS on est plutôt sur un partage à 1 tiers 2 tiers (3 x3) avec l'allemagne non?
a écrit le 10/02/2021 à 13:17 :
On va vite voir le niveau de naïveté des politiques français. Ils disaient quoi les Allemands pendant la guerre au sujet des français ? Ah oui ! " Des lions commandés par des ânes " ! Moi je serais les industriels français je sortirais de l'accord. Ils feront comment sans la technologie française ?
a écrit le 10/02/2021 à 11:34 :
L’Allemagne joue un double jeu et se moque de l’Europe , il est clair que la chine et les états unis d'un côté , L’UE et la Russie de l'autre vont à l'affrontement . Pourquoi avoir fait aveu de faiblesse sur les investissements avec la monstrueuse dictature néo fasciste , pourquoi ne pas stopper le gazoduc en attendant des jours meilleurs . Et en plus ils ont le culot de revenir sur des accords pour le scaf , la chancelière de l'est confond négociation et trahison , quels accords secrets à passer l’Allemagne ?
a écrit le 10/02/2021 à 11:17 :
Un accord ça s'annule ensuite en disant que c'est à cause du parlement qui ne veut pas et que c'est la démocratie... Rien n'est gravé et les allemands le savent bien car eux mêmes pratiquent le reniement.
Réponse de le 10/02/2021 à 12:50 :
Les allemands sont un peu comme les chinois, mcantiles et sans scrupules côté contrats. Et si ils peuvent piquer un secret industriel, ils n hesiteront pas ,!
Réponse de le 09/03/2021 à 15:01 :
L'allemand est d'un expansionisme viscéral .Il et est mercantile et épicurien. Son sens moral et sa survie sont ses variables d'ajustement.Le scaf est pour lui un marché dont il faut tirer le bénéfice maximum.Même si c'est au détriment des partenaires européens. La France depuis plus de 70 ans est loin devant l'Allemagne en matière d'armement et d'aviation.Pas besoin d'eux,pour mener à bien ce projet.

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