Spatial : Jan Wörner ne sollicite pas une prolongation de son mandat à la tête de l'ESA

Jan Wörner avait pris la tête de l'ESA fin 2014, puis avait été prolongé en 2018 jusqu'en juin 2021, soit deux années supplémentaires
ESA

Jan Wörner avait pris la tête de l'ESA fin 2014, puis avait été prolongé en 2018 jusqu'en juin 2021, soit deux années supplémentaires
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Article modifié le 3 février à 10h42 (rajout de la déclaration de Jan Wörner)
Dans un message adressé aux personnels de l'Agence spatiale européenne (ESA), le directeur général de l'ESA Jan Wörner a annoncé samedi qu'il ne demandera pas une nouvelle prolongation de son mandat pour deux ans supplémentaires. Il a proposé de "mettre fin" à ses activités à l'ESA "dès qu'il conviendra afin de permettre une nouvelle direction générale de préparer la prochaine réunion ministérielle". Il avait pris la tête de l'ESA fin 2014, puis avait été prolongé (décision prise en 2018) jusqu'en juin 2021, soit deux années supplémentaires. Pour cette prolongation, Jan Wörner évoque des "jeux très sales", des "mensonges" et des "rumeurs", qui se sont propagés "intentionnellement afin de me faire du mal" et, "en même temps", de "blesser la constitution démocratique de l'ESA". Jan Wörner devrait officiellement annoncer très rapidement cette décision pour mettre un terme à tous les projets concernant des opérations de déstabilisation.
Il explique dans son message qu'en 2020, il n'est "pas prêt à être à nouveau au centre des discussions (Ndlr: pour sa prolongation) au détriment de l'ESA et de son organisation démocratique". Il assure qu'"encore une fois les médias ont été utilisés pour nuire à ma fonction". Depuis la conférence ministérielle de Séville Space19+, où l'ESA a obtenu des Etats membres une enveloppe budgétaire historique de plus de 14 milliards d'euros, la prolongation d'un nouveau mandat de Jan Wörner était au centre des discussions entre les Etats membres de l'ESA. Notamment de la France et de l'Allemagne. Tout comme certaines capitales, Paris n'est pas satisfait du directeur général de l'ESA. Mais Jan Wörner avait bénéficié d'un très fort soutien de la délégation allemande à Séville et de ses alliés quand le sujet de son départ a été abordé. Berlin souhaitait semble-t-il le proposer pour un troisième mandat.
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, assure une source proche du dossier.
Mais est-ce crédible pour la France d'avoir le commissaire chargé des questions spatiales et un directeur général à l'ESA. C'est à voir mais la France ne part pas du tout perdante".