Spatial : vers un déclassement de la France ?

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Comme beaucoup de programmes spatiaux d'avenir, Copernicus est sous leadership allemand
Comme beaucoup de programmes spatiaux d'avenir, Copernicus est sous leadership allemand (Crédits : Thales Alenia Space (Pierre Carril))
Les industriels français sont très critiques sur le bilan de la conférence ministérielle de l'Agence spatiale européenne. Il faut dire que la ventilation des contributions pays par pays, programme par programme ne rassure vraiment pas. Sauf sur la filière lanceur, où la France investit beaucoup... sur le passé.

Ça grogne. Dur. Au-delà des communiqués officiels se gargarisant du succès de la conférence ministérielle de l'Agence spatiale européenne (ESA), Space19+, les débats en coulisse, qui secouent actuellement la filière spatiale française, sont beaucoup moins enthousiastes. Et c'est peu de le dire. Car pour les industriels, Space19+ est plus une Bérézina spatiale ou presque qu'une ode à un succès européen. Leurs réactions sont très critiques vis-à-vis du bilan français à l'issue de Space19+. "Faire croire à une grande victoire de l'Europe permet de masquer un certain déclassement de la France" dans le domaine de l'espace, déplore un industriel, très dépité par le bilan de Space19+.

Résultat, un courrier de la commission espace du GIFAS (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales) sous la présidence de Jean-Marc Nasr (Airbus Space) a été envoyé en fin de semaine dernière à Matignon ainsi qu'à trois ministères (Bercy, Recherche et Armées), selon des sources concordantes. Un courrier qui résume toutes les craintes de l'industrie française après la conférence ministérielle de l'ESA. Un bilan qui a également fait réagir le gouvernement. Car concomitamment à ce courrier, une réunion interministérielle au niveau des conseillers en charge de l'espace (Recherche, Armées, Bercy et Matignon) à laquelle s'est invité l'Elysée, a été organisée le 5 décembre afin de débriefer Space19+. Il semblerait que les participants aient conclu à un constat d'échec de la France à Séville. "Que l'Etat tire ce constat, c'est bien, mais que fait-on maintenant pour réagir. Il faut aller au-delà du constat", explique-t-on à La Tribune.

La France perd son leadership

Pourquoi une telle grogne ? Les faits : la France a perdu sa place de leader spatial historique en Europe avec 2,66 milliards d'euros de contribution (18,5% du budget de l'ESA). Elle a été très largement distancée par l'Allemagne (3,29 milliards d'euros, soit 22,9% du budget de l'ESA sur un total de 14,38 milliards d'euros entre 2020-2025). Pour parvenir à ses fins, Berlin a caché sa copie jusqu'au dernier moment, assurent plusieurs sources concordantes. "La position de l'Allemagne n'avait pas été anticipée, râle-t-on à Paris. La France n'avait pas les bonnes informations". Une telle cécité révèle la faillite de l'intelligence économique française. A la prochaine ministérielle en 2022, la France devra s'en souvenir.

"Avec 22,9%, l'Allemagne est désormais le premier contributeur de l'ESA, suivie de la France (18,5%, 2,66 milliards d'euros), de l'Italie (15,9%, 2,28 milliards d'euros) et du Royaume-Uni (11,5%, 1,65 milliard d'euros)", s'est réjoui le Centre allemand pour l'aéronautique et le spatial (DLR).

En outre, la France est talonnée par l'Italie, qui a consenti de son côté un très gros effort financier en mettant sur la table de l'Europe spatiale 2,282 milliards (15,9%). Résultat, l'ambition de la France, notamment sur des enjeux d'avenir dans le domaine spatial (l'après Sentinel, télécoms ARTES, exploration...), va en pâtir et sera forcément en recul par rapport à la stratégie suivie par l'Allemagne et l'Italie. Ces deux pays à la fois rivaux et partenaires de la France ont quant à eux choisi de mettre des sommes importantes sur des filières, et donc des programmes, d'avenir. C'est ce que montre la ventilation pays par pays et programme par programme, un document bilan réalisé par l'ESA dont La Tribune s'est procurée une copie.

La France en retrait sur l'observation de la Terre et les télécoms

La France a laissé le champ libre dans plusieurs filières d'avenir. C'est le cas notamment d'un des points forts de la France, l'observation de la Terre. Sur le programme "Future EO" couvrant la période 2020-2022 (la future génération de satellites Sentinel), la France a contribué seulement à hauteur de 50 millions d'euros quand l'Allemagne et l'Italie ont mis respectivement sur la table 170 millions et 105 millions d'euros. Pas sûr que la France garde une voix prépondérante sur ce programme européen majeur dans les années à venir.

C'est également le cas sur l'actuel programme de surveillance de la Terre Copernicus (2020-208). La France avec une contribution de 350 millions est également distancée par l'Allemagne (518,7 millions) et l'Italie (370 millions) alors que l'ESA est en train de préparer des appels d'offres sur une série de satellites complémentaires. Ce programme contribuera au développement et à l'expansion du système pour inclure de nouveaux satellites (Sentinel 7-12) ainsi que des services de surveillance dans plusieurs domaines comme le climat, l'agriculture, la mobilité, la sécurité et les catastrophes naturelles. Des industriels prévoient un fort recul du leadership technique français dans cette filière : sur six maîtrises d'oeuvre, l'Allemagne devrait en obtenir 3 ou 4, l'Italie 1 et la France 1 ou 2.

"L'Allemagne est un leader mondial de l'observation de la Terre - tant sur le plan scientifique et technologique que dans l'utilisation et le traitement des données pour l'analyse du système terrestre", a estimé le DLR. "Avec environ 520 millions d'euros (30% du budget), l'Allemagne conservera son rôle de leader dans le programme européen Copernicus d'observation de la Terre, actuellement opérationnel".

Sur le programme de télécoms Artes, la France a pris là aussi une baffe. L'Allemagne contribue à hauteur de 326,5 millions tandis que la France ne peut mettre que 230 millions sur la table. Et Paris ne met aucun crédit sur le programme Espace pour la 5G (320 millions au total) au contraire de Berlin (13 millions) et de Rome (11 millions), qui ont pris des tickets. C'est aussi le cas sur les communications optiques, qui est pourtant un sujet d'avenir notamment avec les constellations. En revanche, l'Allemagne a quant à elle bien compris l'importance de ce programme en misant 80 millions. "L'Allemagne est très bien positionnée dans le secteur des télécoms par satellite, a d'ailleurs souligné Walter Pelzer, membre du conseil exécutif du DLR chargé des négociations pour Space19+. L'objectif est d'augmenter la compétitivité des composants et des capacités des systèmes de support en mettant l'accent sur les communications sécurisées - le mot clé ici est le cryptage quantique - pour intégrer la technologie et les applications satellitaires dans les nouveaux réseaux mobiles 5G et surtout pour continuer le leadership technologique et politique en optique communication laser". En clair, l'avenir...

Des ambitions françaises limitées dans l'exploration

Dans l'exploration, la France a également limité ses ambitions dans la plupart des programmes sur la période 2020-2022 (499 millions d'euros). Ce qui n'est pas le cas de l'Allemagne (1,1 milliard) et de l'Italie (947 millions). Dans ce domaine, Paris souhaiterait être notamment maître d'oeuvre du module martien Esprit et participer en tant que contributeur secondaire au module lunaire I-HAB. En revanche, elle a décidé de ne pas contribuer à la Station spatiale internationale et, surtout, aux programmes de missions lunaires, qui pourraient représenter à terme l'avenir.

En revanche, la France a mis le paquet sur la filière lanceur. Elle est - et de loin - la première nation contributrice avec 875,65 millions d'euros, loin devant l'Allemagne (473 millions) : compétitivité pour Ariane 6 (169 millions), VEGA E, le futur concurrent d'Ariane 6 (15 millions), développement d'un petit lanceur (2 millions), démonstrateurs et R&T lanceur (5 millions), moteur Prometheus (100 millions), démonstrateur Themis (25 millions), Space Rider (3 millions), programme de transition entre Ariane 5 et Ariane 6 (164 millions), aide à l'exploitation d'Ariane 5 (264,65 millions) et à Ariane 6 (98 millions). Quand à l'Italie, elle a choisi ses programmes en fonction des enjeux d'avenir. Outre les améliorations de Vega C (50 millions) et la préparation à Vega E (90 millions), elle parie sur le développement d'un petit lanceur (45 millions)  et sur le programme Space Rider une mini-navette spatiale (150 millions). Enfin, l'Allemagne a pour sa part beaucoup misé sur le Future Launchers Preparatory Programme (FLPP), qui prépare l'avenir des lanceurs (102 millions, contre 5 millions à la France).

Le CNES défend le bilan de la ministérielle

Lors d'une réunion avec le GIFAS qui s'est tenue lundi, le CNES est revenu sur le succès de la conférence ministérielle de l'ESA. Celui-ci permet à l'Agence spatiale de renforcer son rôle de leader mondial en matière scientifique, d'améliorer la compétitivité d'Ariane 6 et de Vega C tout en développant les briques technologiques du futur avec le moteur Prometheus et la rénovation du Centre spatial guyanais. Sur la situation de la France, le président du CNES Jean-Yves Le Gall a tenté de rassurer les industriels devant la commission du GIFAS en réaffirmant que la France gardait un leadership financier sur les trois prochaines années en termes de contributions annuelles. En outre, il a expliqué que la contribution de l'Allemagne serait principalement dépensée en 2023 et 2024. Ce qui permettrait à la France de rééquilibrer sa contribution avec celle de l'Allemagne lors de la ministérielle prévue en 2022. Sauf que l'ESA ne va pas attendre pour lancer certains programmes où la France est en retrait. C'est le cas pour Copernicus où l'Allemagne a le leadership financier.

D'une façon générale, la France rend les armes dans le domaine spatial et ne semble plus pouvoir s'opposer à la puissance financière de l'Allemagne. Et pourtant, l'ambition de Berlin ne date pas d'hier. L'Allemagne ne s'est jamais cachée qu'elle voulait le leadership européen. C'était déjà inscrit noir sur blanc dans son livre blanc sur le spatial publié fin 2010 : "l'Allemagne occupe le deuxième rang européen en matière de spatial ; se satisfaire du deuxième rang ne suffit pas, il faut considérer ce classement comme une source de motivation". On comprend mieux la jubilation du clan allemand à Séville. Tout comme on ne pourra pas dire que la France n'aura pas été avertie de cette ambition. L'Allemagne spatiale est en marche... Elle a déjà planté son drapeau au sommet de l'ESA.

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a écrit le 12/12/2019 à 18:12 :
Franchement les réactions des industriels Français sont ubuesques voir schizophréniques. Ils braillent car ils n'ont plus la priorité alors que la France investit encore au rabais et moins que l'Allemagne pour particulièrement cibler les futurs lanceurs (Kourou oblige) et qui sont néanmoins indispensables aux projets des sondes et autres satellites de l'ESA...
De plus ils espéraient que finalement les budgets Allemands soit moins ambitieux pour conserver une voix prioritaire et donc en filigrane des commandes supplémentaires mais pour des projets qui mettront plus longtemps à se développer pendant que les Chinois, Japonais et Indiens accélèrent leurs investissements.
Donc leur stratégie c'est donner le minimum et espérer récolter le maximum...
Effectivement avec des épées de cet trempe, l’industrie spatiale française, qui vit encore avec les privilèges de l'époque du Gle De Gaulle, à des soucis mais plutôt chez ses dirigeants et dans son management en interne !
a écrit le 12/12/2019 à 14:38 :
C'est pas leurs milliards qui vont faire des Allemands une grande nation technologique, mais c'est sur se laisser larguer mènera l'Europe nulle part.
a écrit le 12/12/2019 à 12:45 :
tant que la france sera avec un petit "f" en raison de presidents type gros poussah et sn fils spirituel pinocchio .....faudra pas s'étonner de voir biller la france avec les nuls ....il faudrait à la France un Trump ....qui remette un eu les églises au milieu des villages et qui donne le pouvoir aux vrais ingénieurs qui savent se servir de leur cerveau mais aussi de leurs mains ....il faudrait 10000 carlos tavares pour redresser la Gaule actuelle .....regardez nos voisins allemands et bien sur les Stanford et autres MIT .....ils n ont pas D ENA ou de sciences po .....cherchez l erreur ...mais on me repondra c est cela l exception culturelle française ....je ne me sens plus francais malgré mes origines paysans ardéchois de 6 generations ....sans émigrés car il fallait bosser dur pour manger ...sans assistance aucune !!
Francais réveillez vous si pas trop tard ....moi pessimiste NON ....mais lucide ....je suis parti de France depuis 10 ans entreprendre ou cela est possible avec des résultats !!!
Réponse de le 13/12/2019 à 5:23 :
Encore un courageux "expat" qui a quitté le bateau et qui veut nous donner des leçons !!! Le Carlos Tavares au passage n'en a rien a faire de la France...Il a redressé PSA surtout en s’associant au Chinois DONGFENG qui se sont empressés d'injecter de l'argent afin d'avoir accès à la technologie qui leur manquait... Et sont association avec Fiat pour implanter le nouveau siège social en Hollande, le super paradis fiscal made in Europe comme l'Irlande ou le Luxembourg ! Rien de génial uniquement de la manipulation financière pour les actionnaires qui couleront le reste des sites de production PSA encore en France car leur ouvriers ne veulent pas finir comme les salariés exploités comme des quasi-esclaves dans les usines en Asie ...
a écrit le 12/12/2019 à 1:05 :
L'Allemagne plume et roule dans la farine, à volonté la FR, naive et si admirative de son grand voisin, et flattée-fière et anesthésiée par la notion de " couple franco-allemand "
a écrit le 11/12/2019 à 23:05 :
Mais c'est logique La France est pleine avec des immigrants qui font rien.Allemagne et pleine avec des immigrants de pays de l'Europe de l'Est qui sont bien eduques et qui travaillent.
Réponse de le 12/12/2019 à 13:47 :
Tu penses qu'il y a des gens qui ne méritent pas de rester en France uniquement à cause de leur intelligence ou de leur richesse ? Seuls les diplomés ou les riches méritent de rester en France ?
Réponse de le 12/12/2019 à 15:46 :
La France importe des bac-5 et exporte ses bac+5. Situation idiote où on confond quantité et qualité. Ce n'est sûrement pas des clandestins, des chômeurs ou des bénéficiaires de minima sociaux qui vont équilibrer nos systèmes de retraite.
a écrit le 11/12/2019 à 21:24 :
On ne peut pas financer en mêle temps la pléthore inouïe de fonctionnaires et d'autres activités telles que l'espace ou bien d'autres domaines d'une importance cruciale quand on prône les gadgets sociétaux, des vespasiennes dans tous les villages et la fête des hurluberlus . . . !
a écrit le 11/12/2019 à 19:54 :
Lanceur d'alerte !
Alerte sur les lanceurs !
a écrit le 11/12/2019 à 19:27 :
Il manque le budget spatial français dans l'article, M. Cabirol. Vous agitez exprès l'opinion de vos lecteurs contre l'allemagne et c'est très dommage. l'Allemagne a le droit comme la France d'être en position dominante daans quekque chose. Ce n'est pas la fin de la France comme vous le supposez avec l'article. Je trouve que ppur ce contexte vous devriez au moins mentionner combien la France investit dans son programme spatial national et puis l'Allemagne. Nous allons tous être surpris. Je vous le promets ;-)
a écrit le 11/12/2019 à 18:38 :
De toute manière, l'industrie française n'intéresse pas Macron . Pour lui, seule importe la FINANCE INTERNATIONALE . Que lui importe de nous placer sous leadership allemand ou américain . Pour lui, l'industrie c'est du passé . Seuls les flux financiers l'intéresse .
a écrit le 11/12/2019 à 18:19 :
Dans tout ça ce qui est inacceptable, c'est la concurrence de Vega contre Ariane 6.

La priorité de la France c'est les lanceurs, ne laissons pas cela être atteint par une concurrence stérile.

Bravo les Italiens pour ce beau succès mais c'est gaspillage de moyens européens.
Par ailleurs comment est répercuté l'utilisation de Kourou par les uns et les autres ?

Les pays européens ont ils l'obligation d'utiliser Ariane ?
C'est cela qu'il faut obtenir.
Réponse de le 11/12/2019 à 21:36 :
Pour les lanceurs ce n'est pas évident. Les satellites deviennent de plus en plus petits. En Allemagne OHB developpe un petit lanceur pour envoyer ses propres satellites dans l'espace. Isar Aerospace à Munich est aussi en train de développer un lanceur. L'état Basse Saxe étudie la construction d'un port spatial. Peut-être le programme Ariane ne sera pas compétitif dans 5 ans. Il y a des compagnies privées qui surgissent de partout.
a écrit le 11/12/2019 à 17:25 :
Pauvre FRANCE !!!!
En route vers le tiers monde ....
Pas d'argent pour la recherche ( voir l'artcicle sur l'ONERA).
60 euros sur 100 euros du budget de l'Etat consacré au social !!!
c'est pas comme cela que l'on concurrencera l'Allemagne !
Remake des année 1930 les Français dansaient pendant que les Allemands s'armaient
Aujourd'hui les Français manifestent pendant que les Allemands bossent.
Réponse de le 12/12/2019 à 16:19 :
Avec ces quelques lignes vous avez tout expliqué ! J'ajouterai l'immigration massive de gens qui sont là pour profiter du système et ne rien * faire * de la journée ! pourquoi se fatiguer ? Pauvre peuple français , continue à manifester , à casser etc ... des peuples européens moins fainéants que toi rigolent et avancent ( en douce ) dans la bonne direction . NOUS , on est des * roquets * . J'ai l'impression que la guerre de 40/45 n'a pas été une bonne leçon pour la France ! Je ne crois pas à l'amitié des peuples ..... Méfions nous de la fausse amitié .
a écrit le 11/12/2019 à 16:36 :
L' Union européenne des divergences éclate à nouveau au grand jour, année après année, projet après projet l' UE s' enfonce dans la "mornitude" et la décrépitude alors que tous les membres ne présentent plus que des intérêts désormais passés de divergents à antagonistes. Il n' y a pas de partenaires en UE, il n' y a que des concurrents comme l' analyse l' UPR depuis toujours.

L'article 42 du traité sur l'Union européenne (TUE) subordonne la France aux décisions de l’OTAN, dont on sait qu’elle est dominée par les États-Unis.Loin d’être un contrepoids aux États-Unis, comme gauche et droite veulent nous le faire croire depuis des décennies, l’Union européenne est au contraire leur plus obéissant serviteur et nous entraîne dans des guerres illégales et illégitimes,

Quant au mythe du couple franco-allemand entretenu dans la presse subventionné européiste, le point ci-après de F Asselineau président de l' UPR met en relief les grimaceries d' arrière -cour qu' illustrent -à nouveau- si bien les évènements d' aujourd' hui..
"Le mythe du couple franco-allemand – Traité de l’Elysée "

Que faire donc ?

Cela fait un demi-siècle que l’ensemble de la classe politique prétend vouloir « changer l’Europe », sans jamais y parvenir. Pourquoi ? Parce les traités ne peuvent être modifiés qu'à l'unanimité des États membres (article 48 du TUE), ce qui est statistiquement impossible avec 28 États aux intérêts contradictoires.La conclusion est simple : l’Union européenne n’est pas réformable à cause des intérêts divergents des pays membres.Pour que les Français puissent décider de leur avenir, et choisir souverainement les politiques qu'ils souhaitent dans tous les domaines, il faut sortir de l'Union européenne. Ce que seul l'article 50 du TUE permet de faire sereinement, dans le respect de nos partenaires européens et du droit international.

Il n' y aura pas de solution sans Frexit afin de recouvrer la totale liberté pour la France d' acter les alliances et partenariats de SON choix...
a écrit le 11/12/2019 à 15:23 :
en 2017 les médias nous avaient bassinés sur l'intelligence supérieure de Macron et des lendemains brillants qu'il promettait.Résultat, la France recule encore et toujours: désindustrialisation, impôts et taxes records, surendettement, déficit commercial, dégradation des services publics et infrastructures, classements mondiaux, extension des zones de non droit, réformes bidons illisibles...et même le spatial. Y a-t-il encore des moutons décérébrés pour soutenir Macron?
Réponse de le 11/12/2019 à 17:27 :
La France est mauvaise parce que les français sont mauvais.
Macron ne fait pas d'exception.
a écrit le 11/12/2019 à 14:58 :
Manifestement la France à elle seule ne peut développer le spatial, elle a besoin de relais, et ce qui va dans un sens peu aller dans un autre, et face au agence américaine et chinoise, nous devons avoir un partenariat multiples. Bref, quand à savoir si la France perd de sa superbe, cela fais plus de 50 ans que l'on entend la même ritournelle, la France évolue, c'est une puissance moyenne, qui se modernise c'est dernier temps. Et qui posséde de bonne capacité, et nous sommes jamais plus puissant le dos au mur. Et, nous pouvons citer les défaillances de l'allemagne et de l'italie, elles sont aussi béantes.
Nous avons des partenaires ambitieux, nous le sommes aussi, et certainement pas des enfants de coeurs.
a écrit le 11/12/2019 à 14:46 :
Le déclassement s'accélère
a écrit le 11/12/2019 à 13:26 :
Heureusement on a les gilets jaunes et Melenchon .!
On arrivera bientôt au niveau du Venezuela
a écrit le 11/12/2019 à 12:53 :
Un pays de 67 millions d'habitants qui à l'industrie et la recherche d'un pays de 30 millions (mais qui consomme bien comme un pays de 67 millions), voila la réalité.
Quand on dépense 80 milliards en allocations familiales etc... et rien en recherche, la faute du déclassement est collective.
a écrit le 11/12/2019 à 12:39 :
Il est clair et reconnu dans les services "spécialisés" que nos plus deux grands ennemis, en termes d'économie, sont les alliés vers lequel nous avons le plus (sinon trop) de condescendance: les Etats-Unis et l'Allemagne. Nous cédons, nous bradons, nous subissons, parce-que nous n'avons plus les leaders (en termes d'hommes), capables, par leur caractère, leurs compétences, leur expérience, de les contrer. Ce n'est pas simplement un problème de finances, nous avons déjà fait beaucoup avec peu et nous sommes fait respecter. L'Atlantisme rampant que nous subissons touche tous les secteurs, tous les partis dits "traditionnels" de gauche comme de droite et même l'institution nationale en charge du spatial. La "décomposition" voulue de la France (parce-qu'elle a toujours gêné la géopolitique yankee vis à vis de l'Europe), la position avérée de pro-consul de l'Allemagne sur ce point, face à tout cela, c'est un peu le vide et nous sommes quelques anciens à "trépigner" de ne pouvoir "reprendre les armes…" Mais où sont passées nos valeurs, nos vertus, notre…Honneur?
Réponse de le 11/12/2019 à 13:34 :
Nos seuls grands ennemis c'est nous nous-mêmes.
Le choix d'assister au lieu d'investir est un choix collectif de gauche et de droite, des syndicats et des politiques, des citoyens et des électeurs.
On ne peut pas démander aux autres d'être aussi mauvais que nous pour ne pas nous humilier.
Réponse de le 11/12/2019 à 18:03 :
à Adieu BCE; les politiques sociales sur le budget , si effectivement elles sont pour le moins inadéquates, n'enlèvent pas le fait que nous subissons par la faute de dirigeants hors des clous un vrai pillage de nos actifs de la part de soi-disants partenaires. Tous les Français ne sont pas mauvais (la preuve, tout ce que nous avons créé et développé et dont bénéficie ""toute" l'Europe sans en payer la vraie valeur), mais c'est surtout la "classe" (?) dirigeante qui est inapte et qui brade notre Pays. Les Grands groupes devenus internationaux n'ont pas forcement les mêmes intérêts que l'Etat et il n'y a pas de tutelle politique pour les faire rentrer dans le rang. Au contraire, il y aurait plutôt des collusions entre eux. L'ennui, c'est que les Français, bien souvent sous pression médiatique, sont plus aptes à se plaindre et réclamer qu'à agir pour l'intérêt de l'Etat et le futur de leurs enfants.
a écrit le 11/12/2019 à 11:58 :
Vers un déclassement de la France? Mais, que fait on depuis notre appartenance a l'UE de Bruxelles, que de se "déclasser" !! La France est promis a la disparition au profit d'une régionalisation et n'a nullement besoin d'un classement!
Réponse de le 11/12/2019 à 16:37 :
Parfaitement d' accord.
a écrit le 11/12/2019 à 11:47 :
L'engagement allemand s'entend de 3,29Md€ sur 5 ans, celui de la France est de 2,66 Md€ sur 3 ans. Je vous laisse la règle de trois.
En plus de ces 2,66 Md€, la France se réserve un budget national (hors ESA) conséquent pour le spatial, au contraire de l'Allemagne qui place quasiment tous ses œufs dans le panier ESA.
Relativisons...
Réponse de le 11/12/2019 à 12:50 :
Oriste. Ces sommes ne représentent qu'un engagement d'investissement dans le temps mais ce n'est pas ce qui détermine la position majeure d'un Etat. Ces investissements ne sont exploitables que sur des acquits, des actifs antérieurs qui sont la base de toute évolution. Ces actifs, la France les a un peu bradés et les Allemands ont su en profiter sans vergogne. Si nous avions des leaders capables d'imposer notre position majeure sans avoir à la justifier, simplement parce-qu'elle est évidente (par exemple, la position et les moyens de Kourou sont totalement sous-évalués), nous retrouverions d'autres capacités. Si on se libérait de la tutelle atlantiste on pourrait faire de la surenchère, avec les Russes, par exemple, et pourquoi pas les Chinois, avec lesquels nous avons déjà, industriellement, collaboré. Nos sommes dirigés par des petits technocrates de la finance qui ne voient pas très loin, car pour cela il faut de la "hauteur". Il serait plus que temps d'en changer avant que de disparaitre.
a écrit le 11/12/2019 à 10:55 :
La France doit elle avoir le leadership sur tout quand elle n'arrive même pas a faire une réforme des retraite correcte ????
Réponse de le 11/12/2019 à 22:19 :
Il faut comparer ce qui est comparable,on a bien vus le résultat de Galiléo laisser entre les mains allemandes et un peu italienne.
Un fiasco.
Sur l'aéronautique,spatiale,la France n'est pas contestable en Europe..
Pour le moment.
a écrit le 11/12/2019 à 10:28 :
Article malvenu même s'il est dans la logique des antagonismes ancestraux entre les deux pays. L'union fait la force et certainement pas la désunion, l'histoire l'a maintes fois prouvé.
Réponse de le 11/12/2019 à 12:09 :
Vous devez avoir une grande expérience des négociations dans l'environnement européen si vous pensez que l'augmentation du budget allemand n'entrainera pas une augmentation sensible de commandes à l'industrie allemande Naiveté confondante
Réponse de le 11/12/2019 à 12:17 :
Le problème est qu'il n'y a plus d'union : l'Allemagne méprise tout le monde et joue pour ses seuls intérêts. Quel comportement adopter face à cette Allemagne agressive qui nous méprise ? L'amitié oui, la prostitution non...
Réponse de le 11/12/2019 à 22:26 :
Commentaire rêveur et idéologue,l'union ne fait la force que si tout le monde joue le jeu,à partir du moment ou votre union se compose de personne qui sont là par pure intérêt personnel,votre union n'existe pas,au pire se désagrège et ressemble plus à une hydre à conscience et intérêt différent qu'autre chose,ça aussi l'histoire l'a déjà prouvé et montré mais certains ne prennent que les passages qui les intéressent.
D'ailleurs je vous rappel qu'a l'époque du Moyen-Âge l'Europe s'était unis face à l'Empire Ottoman mais ce n'était que temporaire,une fois le problème réglé,on retourne à nos affaire et encore,c'était le christianisme qui forcer la chose,aujourd'hui... vous en voyez du christianisme en Europe ? Moi non,donc vous perdez déjà un élément principale pour une union et moi personnellement je ne suis pas particulièrement adepte des préceptes de la Bible,Talmud ou encore du Coran... qu'on peut appelez la Sainte Trinité ou encore "Le Bon,La Brute et le Truant".
L'Union Européenne c'est la même chose mais on force l'alliance alors qu'on ne sait même pas pourquoi... un peu comme l'Otan et on fait de jolie discourt pour faire passer la pilule.
a écrit le 11/12/2019 à 10:03 :
Tant que l'on ne réglera pas les causes structurelles de notre dette et les déséquilibres crées par l'Euro nous continuerons la glissade vers le néant..
a écrit le 11/12/2019 à 9:48 :
Ce qui est malsain, c'est cette compétition entre la France et l'Allemagne. Ça a toujours mal fini.
La France ne peut pas non plus vouloir le leadership tout le temps et l'Allemagne de contenter de payer. Idem pour les programmes
d'armement. Si sur l'ensemble des secteurs de développement commun il y a une répartition équitable des tâches je ne vois pas le problème dans le cadre de la construction européenne.
Réponse de le 11/12/2019 à 22:35 :
La France ne réclame pas le chef d'équipe à tout va,la preuve, Galiléo et le Drone Male ont été donné à l'Allemagne... pour le résultat qu'on connait.
Si la France réclame le chef d'équipe c'est qu'elle est surement mieux placé que l'Allemagne dessus ou qu'un autre,l'Allemagne ne fait pas que payer,elle n'est pas stupide,elle réclame beaucoup et essaye d'avoir plus que ce qu'elle donne vraiment parfois donc ne faite pas passer la France pour le vilain petit canard,je le répète,la France n'est pas contestable en Europe sur le domaine aéronautique-spatiale sous peine que vous voulais finir avec des Galiléo ou des Male 2020 qui sont reporté et qui au final font payer d'avantage le contribuable par pure idéologie "de partage" ou de "couple Franco-Allemand" bidon.
Si on veut le meilleur pour les programmes et éviter des reports et des explosions de coûts,on laisse faire celui qui sait faire au lieu de se servir de tel programme pour faire monter les compétences qu'on n'a pas chez nous ce qui n'est absolument pas appliqué sur une bonne partie des programmes européens.
a écrit le 11/12/2019 à 9:41 :
Suffirait d’arrêter les interventions exterieures et laisser ensuite tous les Europeens y faire face aussi, ça nous en ferait des sous pour l'espace.
a écrit le 11/12/2019 à 9:19 :
Il ne faut pas s’étonner. Cela fait plusieurs années que la « France » prépare cette catastrophe. Le choix de nier la révolution du New Space, les appétits et les compétences de nos voisins et de privilégier aveuglement l’enfant malade Ariane au risque de tuer l’avenir spatial français était complètement volontaire. A force de mentir et d’écouter ceux qui ne sont plus visionnaires voilà le résultat. Et ce n’est que le début.
a écrit le 11/12/2019 à 9:10 :
La France fait trop confiance a l'Allemagne et ont voit bien qu'elle ne se gène absolument pas de lui mettre des coups de couteaux dans le dos. L'Allemagne n'est pas pro européenne sauf lorsque cela l'arrange. Autrement elle est comme Trump et les USa. Chacun pour soi. Il faut que les instances Françaises se sorte les doigts et fasse de même autrement la France se ferra bouffé par l'Allemagne qui la grignote déjà.
a écrit le 11/12/2019 à 9:04 :
Le gouvernement français n'investit pas suffisamment dans la recherche : espace et télecom. Un précédent article de montrait comment l'ONERA dépérissait alors que le DLR progressait de 20%. Le gouvernement organise la disette budgetaire dans tous les domaines, alors que le budget de l'état augmente plus que l'économie: où passe l'argent?
Réponse de le 11/12/2019 à 9:42 :
J'aurais tendance à penser que pour les télécoms, c'est mort pour la France. Les leaders sont désormais asiatiques, Huawei en tête. Il reste certes Nokia, mais il est finlando-français. La recherche en télécoms ne sert probablement plus à rien puisque quoi qu'on trouve, il n'y aura plus de relais industriels (Alcatel, ex numéro un mondial des télécoms, ne renaitra pas de ses cendres). Quant à : où passe l'argent, regardez par exemple les 3,5 milliards de subvention d'équilibre versés par l'état au régime spécial des cheminots démographiquement très déséquilibré (140000 cotisants pour 250000 pensionnés en raison d'un âge de départ trop bas-et, soyons justes, d'effectifs diminués de 30% en 30 ans, de 50% en 50 ans et de 70.% en 70 ans. Pour mener ces baisses d'effectifs il aurait fallu COMMENCER par supprimer le régime spécial).
Réponse de le 11/12/2019 à 10:04 :
C'est la maladie française nous dépensons énormément pour des résultats moyens quand ce n'est pas catastrophique, voir l'éducation nationale. Le pays qui est le plus taxé et imposé en Europe et incapable de financer la recherche ???
a écrit le 11/12/2019 à 8:59 :
Si réellement la France décide de ses investissement dans le spatial en fonction des investissements des autres pays, simplement pour demeurer en tête des investisseurs et non en tête sur les plans scientifique et technique, c'est une politique extrêmement malsaine. On a du mal à y croire!
a écrit le 11/12/2019 à 8:57 :
Celui qui paie, commande!! Normale et compréhensible....
a écrit le 11/12/2019 à 8:53 :
Dommage qu'on n'est pas un milliardaire français qui pourrait nous sortir les doigts du cul. Meme Israël sont plus avancés que la France pour l'espace. Elon Musk extraterrestre ou Léonard de vinci ?
Réponse de le 11/12/2019 à 9:54 :
"Elon Musk extraterrestre ou Léonard de vinci ? "

Non, tout simplement, américain.
a écrit le 11/12/2019 à 8:48 :
L'Europe avance vers la fin de son imposture, elle a trop a mal l’Allemagne, De Gaulles s'était bien planté, cela fait partie de ses trois erreurs aux conséquences dramatiques, il valait mieux les anglais, pour les secouer, que les allemands qui au final n'ont été capables que de générer un quatrième Reich, tout ce que sait faire la classe dirigeante allemande campée sur son passé.
a écrit le 11/12/2019 à 8:45 :
L'impression que l'Allemagne fait son propre petit business selon son unique intérêt devient de plus en plus forte. L'Allemagne est une vieille bourgeoise radine, la France est une ancienne star au passé grandiose et maintenant au bord de la faillite, et complètement aigrie.
a écrit le 11/12/2019 à 8:28 :
On n'est deja pas tres fort dans beaucoup de domaines...
délocalisations à outrance...
si en plus on perd notre prestige dans le domaine spatial !
a écrit le 11/12/2019 à 8:24 :
Encore une fois la prétendue amitié franco allemande fait de la France le dindon de la farce. pendant combien de temps va-t-on nous bercer avec cette ritournelle?

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