Moins acéré que prévu, le Tigre nouveau est arrivé... « Je considère que nous avons un accord avec les différents acteurs », indique le PDG d'Airbus Helicopters Bruno Even, rencontré lors du salon aéronautique de Dubaï (13-17 novembre). Le constructeur, la Direction générale de l'armement (DGA) et l'armée de Terre ont trouvé un accord pour la rénovation à mi-vie du Tigre dans le cadre de son nouveau standard Mark 2+. Cette nouvelle version, moins ambitieuse que la version initialement prévue (contrat évalué à près de 4 milliards d'euros en mars 2022), va privilégier la pérennisation de la flotte du Tigre (67 appareils) tout en réduisant les ambitions portant sur les améliorations capacitaires.
Pour réduire les coûts de développement, la DGA a favorisé les communalités, dans le domaine de l'avionique notamment, entre le Tigre, qui volera jusqu'en 2040-45, et le nouveau programme HIL (Hélicoptère interarmées léger) en cours de développement. En revanche, le missile air-sol tactique futur (MAST-F), ou Akeron LP, ne montera pas à bord du Tigre. Contacté par La Tribune, le missilier MBDA n'a pas souhaité faire de commentaires. En revanche, les hélicoptères qui succéderont au Tigre standard 2 auront la capacité de guider certains drones aériens ou d'opérer avec eux. Les ambitions de la rénovation à mi-vie de ce programme, de même que le calendrier de commandes et de livraisons doivent encore être précisés par le ministère des Armées.