Au moment où l'empreinte du digital devient un enjeu majeur pour la planète, la Commission européenne a sélectionné Thales Alenia Space (TAS) pour mener l'étude de faisabilité ASCEND (Advanced Space Cloud for European Net zero emission and Data sovereignty) portant sur l'installation de data centers en orbite dans le cadre du programme Horizon de l'Union européenne pour la recherche et l'innovation entre 2021 et 2027. C'est l'une des solutions ambitieuses pour réduire l'empreinte environnementale du numérique et notamment des data centers très gourmands en énergie et dont le nombre explose dans le monde. « Leur croissance a un impact énergétique et environnemental critique" » a souligné Thales Alenia Space dans un communiqué publié lundi. C'est également une chance pour tout le secteur spatial européen de trouver un nouveau relais de croissance (infrastructures spatiales et lancements)
« Le numérique va probablement connaître la même tempête que le transport aérien. Chacun réalise aujourd'hui qu'utiliser ordinateurs et smartphones et consommer tous azimuts Netflix ou GeForce Now contribuent au réchauffement climatique », avait expliqué en octobre 2021 le PDG de Thales, Patrice Caine, dans une interview accordée à La Tribune.
Ainsi,TAS, la société commune de Thales (67%) et de Leonardo (33%), a constitué un consortium pour concevoir une solution ambitieuse, qui semble à la portée de l'Europe : installer des stations de data centers en orbite, alimentées par des centrales solaires de plusieurs centaines de mégawatts. TAS a rassemblé dans ce consortium des entreprises ayant des expertises complémentaires dans les domaines environnementaux (Carbone 4, VITO), du cloud (Orange, CloudFerro, Hewlett Packard Enterprise Belgium), des lanceurs (ArianeGroup), et des systèmes orbitaux (le centre de recherche allemand DLR, Airbus Defence and Space et Thales Alenia Space).