Les ventes de glace s'envolent, Unilever veut en profiter

 |   |  352  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les météorologistes tablent sur un été au moins aussi ensoleillé que ce printemps exceptionnel. Le géant de l'agro-alimentaire, leader en France sur le marché des glaces, table en conséquence sur une hausse de 10% de ses ventes pour 2011.

Les ventes de glaces sont souvent corrélées à la croissance du mercure. Le mois d'avril le prouve une fois de plus. Les achats de cornet, esquimaux et autre sorbets en bac ont fait, en France, un bond de 40 %, du en partie à un effet météo estimé à 15%. Effet qui, selon les spécialistes du cabinet de prévisions météorologiques Climpact, devrait se poursuivre sur les mois de mai, juin et juillet. Il n'en fallait pas plus à Unilever pour espérer battre des records de vente cette année.

"Si cela se prolonge vraiment, nous dépasserons les 10% de croissance", espère le directeur général de l'activité crème glacée du groupe, Eric Barthome. Déjà, le leader du secteur (26,7 % du total, devant Nestlé, 17,8%) a gagné 0,9 point de part de marché en 2010 au dépend des marques de distributeur. Ses ventes, en progression de 4,2% à 400 millions d'euros (total marché glaces GMS+RHF), sur un marché Glaces GMS+RHF estimé à 1,2 milliard d'euros environ, en croissance de 1,5%, sont une locomotive pour le groupe anglo-néerlandais (2,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires en France, +2%).

A Saint-Dizier, les cadences ont été accélérées

Cette année encore, au-delà de la météo, la dynamisation du marché passera par les innovations, qui représentent 20% des ventes annuelles chez Unilever. Miko X Pop au sucre pétillant, Magnum Temptation Noisette ou les derniers parfums Carte d'Or devront séduire tous les âges. "Nous répondons aux attentes des Français orientées depuis deux ans sur le goût et le plaisir", explique Eric Barthome.

Le gigantesque entrepôt de St Dizier, où transitent notamment les 120 millions de Magnum produits chaque année, voit actuellement ses cadences s'accélérer de 15% par rapport au plan de marche initial. L'enjeu est crucial dans la mesure où 40% des ventes de l'année s'effectuent sur les trois mois d'été. Seuls les prix pourraient calmer les ardeurs. Du fait de la hausse du lait, de la crème ou encore du chocolat, il seront de 2 à 3% plus chers en rayon par rapport à l'année dernière.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :