GE tenterait de céder son activité d'électroménager pour plus d'1,5 milliard de dollars

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Dominé par les rivaux américain Whirlpool et suédois Electrolux, l'électroménager ne fait pas partie du nouveau périmètre dessiné par GE. (Photo: Reuters)
Dominé par les rivaux américain Whirlpool et suédois Electrolux, l'électroménager ne fait pas partie du nouveau périmètre dessiné par GE. (Photo: Reuters) (Crédits : reuters.com)
Le conglomérat américain aurait déjà engagé des discussions avec des acquéreurs potentiels, rapportent mercredi des médias d'outre-atlantique. L'opération ferait partie d'un objectif de désinvestissements pour 4 milliards de dollars cette année.

Après avoir récemment racheté les activités énergie de la société française Alstom pour 17 milliards de dollars, General Electric serait en discussion avec des acquéreurs potentiels pour vendre son activité d'électroménager. C'est du moins ce que rapportent mercredi des médias américains, citant des sources proches du dossier.

"Ils sont en train de discuter avec différents acquéreurs pour finaliser l'opération", confie notamment l'une de ces sources au Wall Street Journal.

Entre 1,5 et 2,5 milliards attendus de l'opération

Selon le quotidien américain, les groupes chinois Haier, mexicain Controladora, suédois Electrolux et sud-coréens LG et Samsung Electronics pourraient être intéressés.

La cession pourrait rapporter entre 1,5 et 2,5 milliards de dollars au conglomérat industriel américain, estime l'agence de presse Bloomberg.

GE Appliances and Lighting, dont les produits ont marqué l'histoire des familles américaines, a enregistré plus de 8 milliards de dollars de ventes l'année dernière pour 381 millions de dollars de bénéfices, représentant 5,6 % des recettes totales de la société et un peu plus de 2% de ses bénéfices globaux en 2013. 

Une annonce du PDG de GE attendue vendredi

GE a refusé tout commentaire, note Bloomberg. Mais, selon une source interne citée par le WSJ, le Conseil d'administrationde General Electric devrait discuter de cette éventuelle cession lors d'une réunion la semaine prochaine.

En 2008, le groupe avait déjà annoncé étudier une ouverture du capital, une scission ou la vente de son électroménager, et avait confié l'opération à la banque Goldman Sachs. Selon une source citée par l'AFP, les choses se seraient accélérées depuis le recentrage du conglomérat dans l'énergie.

4 milliards de dollars de désinvestissements prévus 

L'électroménager ne fait en effet pas partie du nouveau périmètre dessiné par GE. L'opération vise notamment à sortir d'un secteur dominé par les rivaux américain Whirlpool et suédois Electrolux.

Le groupe diversifié prévoit d'ailleurs de tirer 4 milliards de dollars de ses désinvestissements cette année. GE est aussi en train de diminuer le poids de son activité financière dans son capital et ses bénéfices.

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a écrit le 17/07/2014 à 16:24 :
Le partenaire de Alstom n'est pas dans une forme éblouissante. Il doit en effet sortir du domaine financier qui représentait 50% de son activité et qui se retrouve désormais à 38%. Il s'agit de purger les dettes de démontage de ce secteur et de vendre des créances pas toujours rentables. Son acheteur habituel au fil de l'eau Santander n'est cepandant plus en bonne forme. Un deal Crédit Agricole pour le fiancement des avions et BNP pour le solde est une nouvelle piste sérieuse. Il doit sortir aussi des moteurs d'avions qui évoluent vers une intégration plus importante dans les ailes, sur ce point nous verrons si les accords secrets passés avec la France lui fera céder sa JV avec Safran en totalité à ce dernier. Il procédera également aux différentes fusions internes nécessaires pour garnir en se délestant ses 3 nouvelles JV avec Alstom de manière à être en mesure de céder ces parties ou éventuellement à effectuer des spin off (détachement autonomes par mise en bourse). La société qui envisageait il y a peu une offensive dans les cuisinières et machines à laver en Europe voire une JV avec un acteur important -on a évoqué Electrolux mais surtout le duo ennemi Siemens-Bosch- dit souhaiter maintenant vendre la totalité de sa division si une offre conséquente se présentait. Il est peu probable que ce soit le cas en dehors du chinois Haier qui cherche une reconnaissance, les autres acteurs sont sous la pression insistante de LG et de Samsung : ils ne vont pas acheter ce qu'ils savent déjà faire. GE compte aussi vendre le reste assez modeste et éparpillé de cette division électrique avec ses capteurs et son segment éclairage à un repreneur qui pourrait être Schneider Electric. L'importante division médicale serait aussi à vendre. On évoque encore à son sujet une fusion américaine avec United Technologie. La valorisation actuelle de GE ne permet pas un accord entre égaux ce que semble vouloir Louis Chênevert le président de cette société, elle est de 259 milliards contre 107 pour UT. L'évolution des deux sociétés pourrait travailler rapidement à un tel plan et du moins GE n'est pas entré dans le syndrome du déclin par manque d'anticipation façon Siemens. Les fusions américaines, elles, sont entrées dans un tourbillon qui n'est pas prêt de s'arrêter.

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