Prix alimentaires : dernière ligne droite pour les négociations commerciales, les grands distributeurs mettent la pression
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Les négociations commerciales se concluent ce mois-ci (Photo d'illustration).
Reuters
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Les négociations commerciales se concluent ce mois-ci (Photo d'illustration).
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La guerre est déclarée. Depuis jeudi, les rayons des produits PepsiCo des magasins Carrefour en France sont accompagnés d'une note indiquant « Nous ne vendons plus cette marque pour cause de hausse de prix inacceptable ». Exit donc le soda Pepsi, les chips Lays ou encore le thé Lipton. Le timing de cette annonce est loin d'être anodin. La grande distribution et les industriels entament le sprint final dans le cadre des négociations commerciales, celles-ci s'achevant à la fin du mois.
Selon une source au fait du dossier interrogée par l'AFP, le déréférencement porte aussi sur les magasins Carrefour de Belgique, d'Espagne et d'Italie.
« Les discussions avec Carrefour ont lieu depuis de nombreux mois et nous continuerons à le faire de bonne foi pour faire en sorte que nos produits soient disponibles », a réagi une porte-parole de PepsiCo, sans commenter les négociations actuelles.
Carrefour avait déjà mis en cause les pratiques de certains géants de la consommation courante, en lançant l'an dernier une campagne contre la « shrinkflation ». Pour rappel, cette pratique consiste à vendre un produit en quantité réduite au même prix, voire plus cher. Le groupe avait apposé dans ses magasins des avertissements sur les produits concernés par cette pratique qui va être encadrée par le gouvernement qui demande plus de transparence.
Dans la même veine, Intermarché, 3e acteur du secteur derrière E.Leclerc et Carrefour, avait joué la carte de l'humour en reprochant dans une campagne de communication qui n'est plus en cours, au fabricant du savon Petit Marseillais d'être « fada », ou aux surgelés Findus de jeter « un froid » avec des demandes jugées déraisonnables.
Avant ce coup de force de Carrefour, Michel-Edouard Leclerc, avait donné le ton.
Il assure que les distributeurs sont alliés pour demander aux industriels « de la déflation, de la baisse des prix, parce qu'ils se sont trop 'sucrés' l'année dernière ». Mais, a-t-il tempéré, « beaucoup d'industriels demandent encore des hausses de 6 à 8% », justifiées par le « prix du conditionnement ». On se souvient que Leclerc avait quasiment banni les alcools Pernod-Ricard de ses rayons avant le début de l'été. Ce qui, pour le président du comité stratégique des centres E.Leclerc, « n'est jamais un jeu gagnant, les consommateurs ne veulent pas payer cher mais s'ils n'ont pas leurs produits, ils ne sont pas contents et vont chez le concurrent ».
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Les négociations commerciales annuelles ont lieu chaque année pour fixer les conditions (prix d'achat, place en rayon, calendrier promotionnel...) auxquelles les supermarchés vont s'approvisionner toute l'année auprès de leurs fournisseurs agro-industriels. Ces discussions se concluent habituellement le 1er mars. Cette année, le gouvernement a décidé de les avancer de quelques semaines en espérant une répercussion plus rapide dans les prix en rayon des baisses du coût de certaines matières premières.
le patron de Système U, Dominique Schelcher,
le PDG du 4e acteur de la distribution alimentaire en France au micro de BFMTV mercredi. « Beaucoup d'industriels sont partis en vacances pendant les fêtes et on n'a vu personne. On était mobilisé, il faut que ça s'accélère ».À lire également
(Avec agences)
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