Grande distribution : après le boom, les ventes redescendent

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En termes de produits préférés, les ménages ont poursuivi leurs achats de surgelés salés et épicerie salée, qui ont respectivement crû de 69,8% et de 67,9%.
En termes de produits préférés, les ménages ont poursuivi leurs achats de surgelés salés et épicerie salée, qui ont respectivement crû de 69,8% et de 67,9%. (Crédits : Reuters)
Si la semaine du 16 au 22 mars a été globalement très bonne, le début du confinement a clairement marqué un repli dans les ventes. Les consommateurs ont également exprimé une préférence pour l'e-commerce, les drive et les magasins de proximité.

Le début du confinement, qui en France est devenu obligatoire mardi 17 mars à midi, a marqué un net changement dans les achats des Français. Alors que les jours précédents avaient été caractérisés par un rush des courses, à partir de mercredi 18 mars "la limitation des déplacements, additionnée au stockage important des derniers jours, ont occasionné des petites journées en termes de chiffre d'affaires" dans la grande distribution, relève le cabinet Nielsen.

En moyenne, entre mercredi et dimanche, "les ventes sont en repli de 5% par rapport à 2019, avec de très forts reculs lors du week-end", note le cabinet.

Achats confinement

Un chiffre d'affaires multiplié par 3,5 le lundi

Globalement, la semaine du 16 au 22 mars  a toutefois été exceptionnelle. Le chiffre d'affaires a crû de 30% - juste un peu moins que la semaine précédente, lorsque la hausse avait atteint 38%. Cela grâce au lundi 15 mars.

Le premier jour de la semaine dernière, en effet, "le rush observé après la première allocution du Président Macron (vendredi 13 mars) s'est bien confirmé", "avec un chiffre d'affaires en hausse de +237% pour la grande consommation (autrement dit, multiplié par 3,5 !)", écrit Nielsen.

Le mardi, en revanche, "a été hybride, le confinement ayant commencé à midi": la hausse s'est "limitée" à 35%.

Une préférence pour les petites surfaces

La semaine a également marqué le début de nouvelles habitudes d'achat. Le chiffre d'affaires de l'e-commerce a le vent en poupe, avec une croissance de 90% par rapport à la même semaine de 2019. Les Français semblent en effet préférer les petites surfaces qui, suppose Nielsen, "permettent aux consommateurs de limiter le temps passé en-dehors du domicile".

Ainsi, alors que les ventes des commerces de proximité ont crû de plus de 60% (et encore davantage en zone rurale), celles des plus grands hypermarchés n'ont augmente que de 3%. Les drives sont aussi plébiscités, avec une croissance des ventes de 74%.

circuits achats confinement

En termes de produits préférés, en revanche, "les ménages ont poursuivi leurs achats de surgelés salés et épicerie salée", qui ont respectivement crû de 69,8% et de 67,9%. Les alcools ont perdu 1,7% et l'hygiène beauté 3,4%.

"Le rayon papier n'est pas en reste avec le papier-toilettes et les essuie-tout à +92%."

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Commentaires
a écrit le 28/03/2020 à 15:05 :
Les gens vont ressortir de leur grotte pour les œufs de Pâques, peut-être ? Nouveau "boom" de ventes. Mais moins élargi niveau famille, confinement oblige.
a écrit le 28/03/2020 à 12:08 :
Il y a un mouvement qui nous pousse au «  tout digitale «  commandes en lignes , drives, ça va tuer les commerces ( magasins ) et va faire émerger pleins de dépôts et de drives ...

Avantage : dépollution de la planète , eux ça leur interdit pas de lancer des fusées qui polluent 1000 fois plus que tous les avions en 10 ans ...

Est on obligé d’accepter une vision futuriste qui n’est que «  celle des Élites «  à cause des investissements et de l’argent ?

Je fais parti des 40% de gens qui pensent que ce virus n’est pas dû à un hasard, après la fibrose du foie provoquée ( épidémie - test) pendant les 2 guerres maintenant c’est la fibrose des poumons et demain ça sera quoi ?

La fibrose du «  cerveau « ?
Réponse de le 29/03/2020 à 10:31 :
Votre commerçant en ville ne peut avoir une interface "web" où vous faites votre commande et passerez chercher les articles à la sortie du boulot ? Le libraire aussi si vous savez quels bouquins acheter, sans avoir à demander conseil ou discuter (là faut prendre le temps sur place, y a divers types de clients).
Y a pas que les gros mastodontes qui peuvent faire.
Le 'drive' de Lecl* est loin, en route vers Chambéry, faut passer par là pour que ça ait un quelconque intérêt, les clients ont des contextes différents.
a écrit le 28/03/2020 à 0:45 :
Consternant l'individualisme-l'arrogance-la sauvagerie de la majorité des FR " entre eux "
dans les magasins.
Le peuple se révèle plus égoiste et moins solidaire que jamais.

Les applaudissements de 20H : hypocrisie dans cette haine généralisée des FR
entre-eux
Ce n'est pas une Nation mais une somme d'individus narcissiques-égocentriques.
a écrit le 27/03/2020 à 19:09 :
Contrairement aux promesses faites par les distributeurs et le gouvernement de ne pas se précipiter dans les magasins qui seraient approvisionnés normalement, je constate ce vendredi après midi 27.03 que dans les Lidl, le rayon fruits et légumes est VIDE(plusieurs magasins), idem à Intermarché ou dans d'autres chaines. les drives n'en parlons pas le délai de livraison est d'une semaine!Pour avoir un pain de mie j'ai du faire 6 magasins, après on dit aux gens de se confiner donc de ne pas se balader dehors ou alors c'est vrai si l'on meurt de faim on n'apparaitra pas dans les statistiques du coronavirus... donc on est comme pour le reste EN PLEINE CONTRADICTION...
Réponse de le 28/03/2020 à 0:01 :
Alors pas de pb, vous ne mourrirez pas de ne pas avoir manger 1 journée, en fait non plus pour 1 semaine, si vous êtes d'ascendance européenne, vous pouvez survivre 1 fois 6 mois facile dans votre vie (comment croyez vous que les sièges se passaient ?), vous pouvez même vivre en disette plus de 2 ans (les cimbres à l'antiquité, on fait une guerre ils ont été en famine/disette pendant 3 ans), donc pas de risque de mourir de faim, et je sais de quoi je parle j'ai été au chômage sans rev 2 ans entre 2013 et 2015, plus de 6 mois de famine et des mois et des mois de disette jusqu'à trouver un cdd, au bout de 3 semaines vous ne ressentirez plus la faim.

Quant au pain de mie, sacrilège, ça s'achète chez un maitre boulanger !!
Réponse de le 28/03/2020 à 11:51 :
Même chose : plus de viande fraiche, de farine, de sucre, de beurre, d'oeuf. Les produits laitiers, les légumes à 60% vides. D'ici une semaine, il n'y aura plus rien.
Réponse de le 29/03/2020 à 10:58 :
Pourtant dans le Grand Est, pas de rayons désertiques, de queues décamétriques.
J'habite en campagne et les gens ont l'habitude de faire leurs provisions pour la semaine. Ils ont juste pris un peu plus au début du confinement et ont un fond de roulement de 15j. Moyennant quoi, le supermarché du coin n'a pas été dévalisé et il faut tenir compte du fait que la logistique globale dans le pays est affectée et qu'il y a maintenant des frontières en Europe.

Lidl fait pratiquement venir d'Allemagne tout ce qui n'est pas le rayon frais.
a écrit le 27/03/2020 à 18:57 :
Y aura moins de monde dans les magasins (jeudi en 8 ça allait à l'ouverture, lundi à venir, surprise, je complète ma liste pour ne rien oublier, faut pas non plus rater le changement d'heure ce week-end).
J'espère qu'ils continuent à acheter du frais, comme d'habitude, mais étant chez soi ça fait plus de bouches à nourrir, pas de restau d'entreprise, ni cantine scolaire même bio.
Si c'est pâtes lundi, pâtes mardi, pâtes les autres jours, les enfants vont être heureux de retrouver la cantine. :-)
a écrit le 27/03/2020 à 17:06 :
Tout ceci est logique et le gouvernement aurait tort de s'en étonner.... sauf à méconnaître le comportement des humains.

Ce qui pose problème pour les épiciers est que l'on ne retrouve pas dans les achats domestiques, la part de tous les salariés qui habituellement mangent en collectivité, ou dans un snack, un fast food, un restaurant au déjeuner.
Ça aurait du booster les ventes habituelles de nourriture d'au moins 20%.

Ou alors, les français qui sont confinés, en télétravail ou au chômage, ont anticipé et déjà réduit leur budget nourriture. Ils ont peut être commencé à comprendre que se faire son repas à partir des produits de base reste la solution la plus économique.
a écrit le 27/03/2020 à 16:37 :
Les Français, comme les rongeurs, ont de quoi s'empiffrer pendant les mois qui viennent.Cest la grande bouffe avant l'apoplexie!
Réponse de le 28/03/2020 à 18:21 :
Normal, c'est l'année du rat.

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