Confinement : l'agriculture n'est pas concernée par les restrictions d'activités

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A l'heure des fermetures de frontières, le syndicat appelle le gouvernement à adopter des mesures d'incitation à l'emploi et des assouplissements administratifs, afin d'éviter toute rupture de la chaîne d'approvisionnement.
"A l'heure des fermetures de frontières", le syndicat appelle le gouvernement à adopter "des mesures d'incitation à l'emploi et des assouplissements administratifs", afin d'éviter toute rupture de la chaîne d'approvisionnement. (Crédits : David Girard 2018-317)
Après avoir échangé avec le ministère de l'Agriculture, la FNSEA, première fédération d'exploitants agricoles, a confirmé que les agriculteurs pourront poursuivre leur activité, à condition de respecter les mesures d'hygiène. L'alimentation est en effet une "priorité absolue".

L'alimentation des populations confinées étant une "priorité absolue", l'activité agricole n'est "pas concernée par les restrictions d'activité" liées à lutte contre le coronavirus, a indiqué le syndicat agricole FNSEA mardi. Alors que nombre d'usines, d'entreprises et de bureaux arrêtent leurs activités en cascade pour limiter la propagation du virus Covid-19, il est "confirmé que les activités agricoles ne sont pas concernées par les restrictions d'activité", a indiqué la FNSEA "après échange avec le ministre de l'Agriculture".

"Dans ce moment difficile pour l'ensemble des Français, la fourniture de produits agricoles et alimentaires est en effet une priorité absolue", indique le communiqué de la première fédération d'exploitants agricoles.

"Travaillant avec du vivant, les agriculteurs et acteurs du secteur agricole" se posaient "de très nombreuses questions sur les conséquences des nouvelles mesures, en raison du caractère biologique et du lien au climat" de leurs activités. Ils "pourront poursuivre leur activité, qui ne peut être réalisée en télétravail, à condition de respecter les gestes barrières à la transmission du virus de manière stricte, ainsi que les formalités administratives nécessaires à la circulation des personnes".

"Une hausse de commandes de plus de 30%"

Même son de cloche du côté des 2.300 coopératives agricoles de France, qui produisent 40% de l'agroalimentaire vendu en grande distribution, soit une marque sur trois environ.

"Nous mettons l'accent sur la fabrication des grandes séries de produits pour répondre à la demande des consommateurs", a déclaré à l'AFP Dominique Chargé, qui pilote le regroupement de ces coopératives.

"Dans certaines entreprises, on a une hausse de commandes de plus de 30% par rapport à la normale, ce qui est normal car il y a un déplacement de la consommation vers les grandes surfaces au lieu du secteur des cantines et de la restauration", a-t-il dit.

Une activité qui "va nécessiter l'embauche de nombreux salariés"

"La collecte du lait, des animaux et des produits des exploitations est assurée, nous faisons aussi en sorte qu'il n'y ait pas de rupture dans la chaîne de la nutrition animale et dans celle des mises en production des cultures de printemps" afin que la "chaîne alimentaire à court terme et à moyen terme" soit maintenue, a-t-il ajouté.

La FNSEA appelle le gouvernement à "porter un regard spécifique sur la poursuite de l'activité agricole qui va nécessiter l'embauche de nombreux salariés, alors que les travaux des champs et les premières récoltes débutent". "A l'heure des fermetures de frontières, des mesures d'incitation à l'emploi et des assouplissements administratifs en agriculture sont nécessaires et urgentes", estime le syndicat, en soulignant les difficultés déjà ressenties par tout le secteur horticole (fleurs, pépinières) non alimentaire et lourdement pénalisé par les arrêts d'activité.

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Commentaires
a écrit le 18/03/2020 à 16:05 :
pas concerné ?? attendez la saison des récoltes qui arrivent très bientot... dans la drome, vallée du rhone . tous ces gens emploient généralement des personnes venus des pays de l ´est qui acceptent des salaires dérisoires pour 10 heures de travail journalier. plus ou moins déclarés....

comme tous ces gens de l´est ne peuvent plus se déplacer à travers l´europe,la FNSEA va très vite revoir sa copie et demander des aides catastrophes à l´état de plusieurs milliards... ce ne sont pas les gens des banlieux qui vont aller récolter... et une partie des récoltes va pourrir sur pied si le confinement dure en avril et mai

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