Mauvaise récolte de pommes de terre: «Il faudra au moins une augmentation des coûts d'achat de 30%»
Marie Nidiau
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La grande surface garde 50% du prix de vente des pommes de terre
REUTERS/Pascal Rossignol
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La grande surface garde 50% du prix de vente des pommes de terre
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Encore une augmentation à prévoir. Et cette fois-ci, elle concerne un des produits de base de la consommation des Français : la pomme de terre. Le bilan de sa récolte qui vient de s'achever est lourd. C'est la pire année depuis 1995. Ainsi, la production de pomme de terre de conservation a reculé de 12% cette année en moyenne et jusqu'à 32% en région Rhône-Alpes. Une baisse due aux sécheresses de cet été et aux à-coups climatiques.
À cette difficulté s'ajoute l'envolée des prix de l'énergie. Afin d'éviter une germination précoce des pommes de terre, il faut maintenir au froid la récolte. Une augmentation de 500% de la facture d'électricité est à prévoir, avait déjà alerté en octobre les différentes unions professionnelles.
Une situation catastrophique qui devrait se répercuter sur les prix en 2023 des pommes de terre et autres dérivés industriels, comme l'explique Geoffroy D'Evry, directeur de l'Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) et producteur dans l'Oise.
LA TRIBUNE.- A quoi doivent s'attendre les consommateurs ?
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GEOFFROY D'EVRY.- Dans les contrats avec les industries, on sait qu'il faudra à minima une augmentation des coûts d'achats de 30% pour pouvoir amortir la hausse des coûts. Cette hausse ne sera sans doute pas répercuter entièrement sur le panier final. Nous, ce qu'on demande, c'est une réévaluation du prix et surtout une meilleure répartition des coûts pour ne pas pénaliser les consommateurs et les producteurs. On pourrait limiter l'impact de la hausse si la grande distribution limitait ses marges. Elle garde 50% du prix de vente sur la pomme de terre ! Les grands distributeurs ne jouent pas le jeu sur la répartition de la valeur. On veut pouvoir continuer à avoir des moyens pour produire mais aussi des moyens pour investir dans l'innovation.
Marie Nidiau
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