PSA Peugeot Citroën essaie de remonter la pente

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Philippe Varin, patron de PSA
Philippe Varin, patron de PSA (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Philippe Varin, patron de PSA, se montre modérément optimiste sur les chances de redressement du groupe. Il compte beaucoup sur le succès de la petite Peugeot 208 pour stopper la baisse des parts de marché en Europe.

Malmené, montré du doigt par les pouvoirs publics, les politiques, les médias pour son plan de suppression de 8.000 postes en France et la fermeture programmée du site d'Aulnay, PSA Peugeot Citroën essaie de remonter la pente. Montée en gamme, internationalisation, restauration de la rentabilité. Tels sont les trois chantiers clés du groupe, tels que les définit Philippe Varin, patron de PSA dans le cadre du Mondial de l'automobile, qui a ouvert ses portes aux professionels jeudi. Le patron salue tout d'abord le succès de la petite Peugeot 208, qui, avec son futur dérivé (faux) 4x4 2008 prévu pour l'an prochain, devrait être le vecteur de la stabilisation des ventes du constructeur en Europe. "D'ici à la fin de l'année, nous serons à la première place dans le segment des "petits" modèles", souligne-t-il. Philippe Varin reconnaît que la part de marché du groupe a reculé cette année au premier semestre à 12,9%. Mais "il ne faut plus baisser. Nous devons être à 13%". Rude gageure.

50% des ventes hors d'Europe

En butte aux marchés européens en crise, PSA doit aussi se développer davantage hors d'Europe. "On démarre deux usines en Chine, nous montons en régime sur le site russe de Kalouga et nous augmentons les capacités au Brésil", indique Philippe Varin. "Nous réaliserons la moitié de nos ventes hors d'Europe en 2015, contre un tiers en 2009", assure-t-il. Enfin, "nous prenons des mesures structurelles pour avoir un flux de trésorerie positif fin 2014. C'est difficile avec les marchés que nous connaissons", insiste le président du groupe qui se force à l'optimisme. Celui-ci déplore toutefois le coût du travail en France, "de 35 euros de l'heure, comme en Allemagne, contre 20-22 en Espagne, 10 en Slovaquie". Depuis dix ans, "les coûts ont dérivé de 10 à 15% en France". Du coup, "il y a dix ans, on avait des marges correctes. Mais, aujourd'hui, avec la pression sur les prix, on n'a plus de marge. Et, si on ne fait plus de marges, il est difficile de soutenir la recherche-développement".

Exemple de Sevelnord

Mais, Philippe Varin n'avoue pas forfait. Et il prend comme exemple l'usine de Sevelnord, dans le Nord, qui, "il y a trois ans, avait un avenir pas très clair. Mais on a trouvé un partenaire (Toyota) pour nos utilitaires, et on a travaillé avec les partenaires sociaux pour signer un accord de développement en juillet dernier. Ces six mois de travail vont permettre de baisser le coût de revient", se félicite le patron de PSA. Rien n'est donc inéluctable, même en France! Philippe Varin compte aussi sur son alliance discutée avec GM. "Fin octobre, on aura les conclusions concrètes de nos groupes de travail sur des projets sensibles". Sous entendu: la faisabilité de véhicules en commun. On affirme en interne, officieusement, que ces conclusions seront favorables à un vrai travail en commun... Philippe Varin n'en assure pas moins que PSA va déployer comme prévu sa nouvelle plate-forme de véhicules compacts et de gamme moyenne supérieure, telle qu'elle était initialement prévue. Ce qui devrait rassurer le site breton de Rennes, lequel devrait fabriquer une partie de ces modèles.

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Commentaires
a écrit le 04/10/2012 à 10:25 :
Le jour ou PSA comprendra à nouveau que l'innovation est le seul moyen de s'en sortir, ils auront fait un grand pas. A l'heure ou on vole au solaire, ou on fait le tour du monde en bateau solaire, ou la pile à hydrogène attend, ou les générateurs électromagnétiques sont de plus en plus puissants, eh bien PSA fabrique des voitures comme en 1900 : 5 places, 4 roues, moteur à explosion, qui consomme plus que les autos de 1958 (ID 19 : 6,8 L/100) et moins confortable (suspension hydraulique abandonnée). Vouloir rivaliser avec pour seule ambition réduire les coûts du travail. Tout cela est affligeant.
a écrit le 04/10/2012 à 8:44 :
Je l'avais dit: "La route est droite, mais la pente est forte"
a écrit le 29/09/2012 à 13:49 :
vous avez vu la tête du gars qui est sur la photo ? Il ferait de mieux de s'inscrire à un club du 3e âge. Comment PSA veut remonter la pente ? En jouant au scrabble avec des biscuits à tremper dans du lait (pour éviter d'abîmer les dentiers) ? Enfin pour ceux qui n'ont pas alzheimer ?
Réponse de le 30/09/2012 à 12:05 :
Un commentaire d'une intelligence rare : le physique du dirigeant expliquerait donc les performances du constructeur ! On en lit de belles sur Internet, et c'est parfois assez drôle, mais là... consternant de bêtise. Il me semble que M. Piech est encore plus âgé que M. Varin, non ?
a écrit le 29/09/2012 à 1:18 :
Offensive médiatique et notion de culpabilité ! - Surcapacité: cette notion met en évidence un non sens aux propos tenus du manque de compétitivité.Nous ne pouvons que constater qu'il s'agit de mise en condition visant à faire deux coups d'une seule pierre.
La notion de surcapacité évoquée par le patronat indique clairement que même en diminuant les charges, nous ne pourrions maintenir un outil industriel qui fonctionne à 50%.. Certes l'abaissement des charges ferait gagner quelques parts de ventes de l'automobile. Mais est-ce bien là le problème.Comme la fait valoir le premier ministre, le coût horaire de production en France n(est pas l'unique facteur de la situation dans laquelle nous nous trouvons .
Lorsqu'on implore l'aide de l'état, il faut jouer carte sur table. Il serait donc intéressant de connaître le staff complet nécessaire à Renault, comme à Peugeot, pour vendre un véhicule. C'est à dire toute la chaîne d'employés et les salaires qui sont versés en dehors de' la chaîne de fabrication ; fortement impactée par la robotisation.
Comparer les budgets d'investissement, tant dans l'outil, que dans les orientations diverses. (sans parler des mésaventures procédurières) ; ceci avec les autres grands groupes Européens. Bien entendu il ne s'agit là que de démontrer que nous assistons à une manipulation, qui ne vaut que pour les médias. Le gouvernement n'est pas dupe. le petit peuple réfléchit aussi. Les stratégies des industriels leurs appartiennent ; mais il faut alors l'assumer. Peut-être est-ce une vision fédérale qui se profile, et nous comprenons la nécessité d'harmoniser ; mais de grâce tempérez vos ardeurs.
a écrit le 28/09/2012 à 19:39 :
Je travaille pour PSA, je ne suis donc peut-être pas le plus objectif.
Mais certains commentaires me laissent pantois...

Beaucoup de réactions du style "puisque c'est comme ça, je boycotte Peugeot". Ce qui va beaucoup aider les ouvriers de nos usines, n'est-ce pas ? @Petros par exemple : qu'est-ce qui vous permet de dire que PSA, aux ordres de GM (ben voyons...), aurait sciemment arrêté ses livraisons en Iran ? Nos livraisons en Iran sont en berne car nous ne pouvons plus être payésa cause d'un embargo. Certes, cet embargo, et fortement lié à l'administration US, mais aucun rapport avec GM...
Quant à la citoyenneté d Renault, faut-il rappeler combien PSA fabrique de véhicule s en France (1,2 millions) alors que Renault delocalise réellement avec environ 400 000 voitures produites en France.
Renseignez-vous un peu avant de poster vos commentaires éclairés...

Après, vous pouvez aussi céder aux sirènes du marketing et faire des achats "deutche qualität". Mais ne venez ps pleurer après.

Réponse de le 28/09/2012 à 21:08 :
Ce sont les mêmes bourges qui se plaignent de payer trop d'impôts mais qui achètent des panzers bling bling pour satisfaire on ne sait quelle envie de frimer comme des paons, et ne se rendent pas compte que les entreprises françaises, quand elles vont mal, ne contribuent plus assez à l'Etat, qui donc va chercher les sous ailleurs.
a écrit le 28/09/2012 à 12:38 :
Pour info, certes la famille Peugeot est en suisse pour certains, mais payent des impots en france.
Contrairement aux actionnaires de RENAULT, ...
Réponse de le 28/09/2012 à 13:47 :
Le problème n'est pas seulement où on paye ses impôts mais aussi une valeur sociale que l'entreprise doit s'habier et se donner bref se doter des valeurs morales de justesse avant tout car l'être humain normalement constitué s'élève vers l'excellence et n'obeit pas à l'oobbie qui represente 1% de populationmais qui possède 288 fois la fortune de 99% restant

Peugeot me donne déjà l'image de l'entreprise non citoyenne ce qui n'est pas le cas de RENAULT
On n'a de la chance que les religieux Iraniens n'aient pas appelé au boycotte des produit French suite aux derniers rebondissements.
En effet, ils auraient pû répliquer à la décision Francaise de cette manière et cela aurait été suivi par tous
a écrit le 28/09/2012 à 10:42 :
Je boycotte Peugeot qui a obéit aux ordres de GM et qui a refusé de fournir et de vendre les véhicules et des pièces à son premier client au monde IRAN (400 000 voiture par an + les pièces ...)
et cela a couté la supporession des ouvriers Français !
et en attendant la famille peugeot s'est expatrié en Suisse, on se souvient des noms divulgués par Jean Luc Melenchon
Maintenant le slogant est :
TOUT SAUF UN PEUGEOT
Réponse de le 29/09/2012 à 11:18 :
Tu defends les ouvriers français ... et tu boycott le dernier constructeurs a produire presque une voiture sur deux en France et a être encore exportateur de France ??? NON JE NE BOYCOTTERAIT PAS PSA ... Et moi (contrairement a toi surement) je m'intéresse au lieu de fabrication , aux actionnaires de la majorité des produits que j'achète .. la voiture est un des derniers que l'on peut faire avec une production française (et pour PSA parfois en Alsace ou Franche Compté , c'est à dire a coté de l'Allemagne adorée de nos con-sommateurs préférés) . DONC AU CONTRAIRE POUR PROTEGER L'EMPLOI FRANCAIS ACHETEZ FRANCAIS de façon a éviter que les 90 000 emplois PSA restants ne subissent pas le sort des 8000 dont on parle beaucoup maintenant.
a écrit le 27/09/2012 à 21:54 :
Le moyen le plus sûre pour que šPSA que les parts de marché remontent c'est l'innovation ,vous nous apportez rien de bien nouveau maintenant , j'aurai voulu un véhicule électrique avec pile à combustible ,mais non rien de tout cela , avec des accus mais l'utilisation des accus c'est une vrai merde sur l'automobile et l'autonomie donnée neuf elle est trop faible ,mais aprés un an d'utilisation la capacité baisse c'est inévitable ,la voiture hybride c rien de nouveau il faut toujours du pétrole , alors sortez un véhicule avec la pile à combustible rapidemment ,l'avenir n'est pas dans la voiture électrique (c la LEM la loi de l'emmerdement maximun ) qui utilise des accumulateur d'énergie électrique et le pétrole c'est la même chose pour le prix ....
a écrit le 27/09/2012 à 20:32 :
La seule façon pour PSA de s'en sortir, serait que l'Allemagne sorte de la zone Euro : avec un Neue Mark réévalué face à l'Euro, VW, Opel et Ford ne seraient plus compétitifs nulle part en Europe, et moins aux Etats-Unis, dont le Dollar aussi s'affaiblirait face au Neue Mark. Pour Audi, BMW et Mercedes, les volumes hallucinants qu'ils atteignent aujourd'hui, ne deviendraient plus possibles. Quant aux Coréens, avec un won réévalué face à l'Euro hispano-italo-français, la partie serait plus compliquée aussi. Vingt ans qu'on inflige à l'industrie française la même monnaie que l'allemande : qui peut être surpris du résultat ?
Réponse de le 27/09/2012 à 23:01 :
je suis d'accord avec vous, pareil pour la grêce ou l'espagne, on leur impose une monnaie qui n'ai pas du tout en phase avec leur économie local.
mais à qui profite le crime ??????
Réponse de le 28/09/2012 à 11:00 :
A Goldman Sach et à Lobbie et ses membres allons messieurs , plus personnes n'est dupe
Rien ne se perd , tout se transforme
Réponse de le 29/09/2012 à 11:21 :
A l'Allemagne ... qui par ailleurs veut s'occuper de tout , récupérer tous les emplois (y compris dans la défense) et payer le moins ... le syndrôme du "riche" égoiste et avide ...
Réponse de le 30/09/2012 à 12:02 :
Ce n'est pas tant l'Allemagne que l'industrie allemande, qui en effet veut le beurre (l'Euro qui empêche les réévaluations de leur monnaie face à celle des Italiens et Français auxquelles leurs excédents devraient mener, normalement) et l'argent du beurre (ne pas verser un centime pour compenser les dégâts que sa politique mercantiliste cause à ses partenaires-proies).

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