Renault doit annoncer prochainement la renaissance d'Alpine

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Copyright Reuters (Crédits : Renault 2011)
Renault devrait annoncer la renaissance de la célèbre marque sportive mythique. La nouvelle Alpine serait l'objet d'un partenariat avec le fabricant britannique Caterham. Mais elle devrait être assemblée dans l'usine normande historique de Dieppe.

Renault devrait annoncer prochainement la renaissance de sa célèbre marque sportive Alpine, selon nos informations. L'annonce pourrait même intervenir début novembre. Une résurrection voulue par Carlos Tavares, le Directeur général délégué de Renault passionné de sport automobile. Enfin une bonne nouvelle dans le paysage automobile français passablement sinistré ces temps-ci. La voiture ferait l'objet d'un partenariat avec l'anglais Caterham, d'après nos sources. Ce fabricant de petites sportives fondé à la fin des années 50 ne produit que 400 véhicules environ pas an, mais il est réputé, avec un vrai savoir-faire en matière de sportives ultra-légères. En dépit de ce partenariat, l'assemblage final de la nouvelle Alpine Renault - puisque tel devrait être le nom officiel de ce nouveau label - serait a priori assuré par l'usine normande de Dieppe... berceau historique de la marque.

Un prix de 35 à 40.000 euros

Pour cette nouvelle voiture emblématique, qui reprend le label champion du monde des rallyes au début des années 70, "la cible est un prix autour de 35-40.000 euros", selon les informations que nous avions recueillies en interne en juillet dernier. Le véhicule pourrait développer "200-250 chevaux", rester assez léger en pesant "1,2-1,3 tonne" seulement, avec des dimensions très contenues de "moins de 4,30 mètres de long". Cette Alpine "ressemblerait à la berlinette A 110 (la mythique voiture des années 60 et début 70)", indiquait par ailleurs récemment à latribune.fr le patron du design de Renault, Laurens van den Acker, qui précisait : "la Mini et la Fiat 500 sont deux bons exemples". A bon entendeur... Pour la première fois, un constructeur français ferait donc du "rétro" en s'inspirant d'un de ses modèles historiques. La voiture peut arriver sur le marché dans trois ans, c'est-à-dire au milieu de la décennie. Renault avait déjà essayé de recréer la marque précédemment. Trois projets ont vu le jour depuis les années 90, sans jamais franchir jusqu'ici l'étape du feu vert, faute de rentabilité assurée.

Une histoire qui remonte à 1955

Créée par un concessionnaire Renault, Jean Rédélé, à Dieppe (Seine maritime), Alpine a vécu quarante ans d'histoire passionnelle et... mouvementée. Tout a démarre en 1955 avec un petit coupé, présenté au salon de Paris sous le nom de " Alpine Mille Miles", qui reposait sur une modeste base de 4CV. La Berlinette A108 est dévoilée pour sa part en 1960. Un véhicule-clé, qui servira de base à la A 110. Elle devient la voiture sportive française par excellence, relativement chère, délicate à piloter, exiguë, mais d'une légèreté et d'une agilité phénoménales. Ce sont ces atouts qui lui permettront de contrer efficacement les Porsche, bien plus puissantes. Alpine gagne enfin le titre mondial des rallyes en 1973. L'heure de gloire.

L'échec du Porsche à la française


Pour devenir le Porsche à la française dont on parle déjà, Jean Rédélé veut une voiture plus vaste, plus cossue, moins difficile à conduire. Ce sera l'A310, présentée au salon de Genève en 1971. Mal finie, dotée d'une motorisation moins noble que la concurrence, elle n'aura pas le génie de la berlinette, malgré ses qualités indéniables. A trop grossir, l'Alpine perd ses qualités de base (compacité, légèreté, simplicité). Le déclin s'amorce. L'A310 sera remplacée en 1985 par la GTA. Entre-temps, Renault aura repris Alpine et ajouté à la gamme une petite R5 Alpine, au milieu des années 70. Cette simple R5, juste plus puissante et légèrement modifiée, concurrencera (mal) la nouvelle Golf GTI. En 1991, Renault sort l 'A610 avec un V6 turbocompressé de 250 chevaux. Las. Les ventes resteront confidentielles. En France, ce marché des GT n'est pas porteur à cause d'une fiscalité dissuasive (déjà!) et des limitations de vitesses. Et, à l'étranger, le nom d'Alpine n'évoque plus rien, car la marque s'est retirée à la fin des années 70 de la compétition. Pour ne rien arranger, la qualité et la fiabilité sont franchement mauvaises. Du coup, en 1995, Renault annonce la fin d'Alpine, dans l'indifférence générale.

 

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Commentaires
a écrit le 02/11/2012 à 13:01 :
Relancer une nouvelle Alpine, avec un moteur de F1 ?
Non, avedc un moteur CGT !
Bonne faillite, Alpine !
a écrit le 29/10/2012 à 22:18 :
Une Alpine fabriquée en Corée: ça serait la solution !
a écrit le 29/10/2012 à 22:15 :
Renault ne sait pas travailler seul ils ont besoin d'un partenaire vraiment lamentable de voir ca.
Pas moyen de fabriquer 100% francais.
a écrit le 29/10/2012 à 22:10 :
je souscris à 100% ! La plus lourde des A 110 ne pesait pas 800 kg !
a écrit le 29/10/2012 à 21:41 :
Tip top de relancer c'tte marque mythique, mais 1.2/1.3 tonnes pour 200/250cv.....................si c'est pour refaire des Alpine et y avoir les perf d'une Clio ou Mégane rs...............bof bof!!!
"Ils" sortent 200cv d'un 1600 turbo et 265 d'un 2 litres turbo...................................quand PSA annonce 264 d'un 1600 et Ford 300 d'un 2 litres!!! Cherchez l'erreur....
Lachez vous bor---, et mettez nous en plein la vue!!!
Ou alors tant qu'à "limiter" la puissance , limitez aussi le poids!!!!
Réponse de le 30/10/2012 à 8:50 :
le 1600cc T de peugeot doit être complètement refait tout les 5000 km sur les RCZ de course... alors sur une voiture de série, ce même moteur ne tiendra que difficilement 20 000 bornes...! même problème pour Ford...!

RENAULT est surtout LA référence en terme de châssis, comme le fut Alpine en son temps...! tu sais la petite puce de Dieppe qui tapait les grosse Porsche 3 fois plus puissante en rally....! :p
Réponse de le 02/11/2012 à 10:11 :
Si on veut pousser la p'tite bête encore un peu plus loin (et pour aller à l'encontre des tristes sires qui discréditent systématiquement les marques françaises) Renault sait sortir 750 chevaux d'un 1.5 l. Si, si, ça s'apelle un moteur de F1 et les petits génies qui bricolent ça sont français, ils bossent pour le losange à Viry Chatillon et écrasent à plate couture pratiquement tout les week-ends Mercedes et les autres. Mais bon, ce que j'en dit ... En France, quand on est français, c'est toujours mieux de s'extasier devant BM (plus présent en F1) ou Audi (jamais vu sur la grille de départ ...) Et pis tient, tant qu'on en est à rêver. Les nouvelles réglementations en F1 qui vont limiter le nombre de moteurs par pilote sur la saison ... ca ne vous inspire rien ? Une obligation de fiabilité qui correspond parfaitement à au moins 24 heures de course d'endurance. Oui, une question dans le fond de la salle ? Bravo mon petit, excellente question ! c'est bien de ça dont on peut rêver... Une Alpine à moteur Renault aux 24 Heures du Mans.
a écrit le 29/10/2012 à 21:02 :
Peut être un peut tard mais pourquoi pas , en tout cas enlever Renault et ne laisser que Alpine , ceci est primordial ..et surtout un vrai moteur sportif car malgré les pisses froid qui éructent à longueur de posts sur le web , il existe encore des amoureux de véhicules sportif dans ce pays mais ... ils roulent en Porsche ou autres
Réponse de le 29/10/2012 à 21:57 :
Comment une alliance Renault Nissan qui a tant de prétentions mondiales n'est-elle pas capable de relancer seul une Alpine ? c'est vraimant la "dèche" chez Renault, ils ont tout loupé et ils vont encore passer à côté. va cata ramer !!! un désastre Renault de plus à venir.
a écrit le 29/10/2012 à 20:51 :
Ma prochaine voiture sans aucun doute :-)
a écrit le 29/10/2012 à 18:40 :
Ridicule, surtout dans le contexte actuel. Totalement "has been".

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