Rome presse le groupe Fiat... de rester en Italie

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Sergio Marchionne, administrateur délégué de Fiat. Copyright Reuters
Sergio Marchionne, administrateur délégué de Fiat. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le gouvernement italien demande à Sergio Marchionne, administrateur délégué de Fiat, de maintenir le siège du constructeur automobile à Turin. La future fusion avec Chrysler laisse planer un très gros doute. Et ce, d'autant que la société soeur Fiat Industrial compte s'installer au Royaume-Uni. Le président de Fiat, John Elkann, défend le principe de plusieurs sièges.

Partira, partira pas? Sergio Marchionne, administrateur délégué de Fiat, laisse planer le doute. Et le président du groupe, John Elkann, défend le principe de... plusieurs sièges répartis dans le monde, notamment en Italie et aux Etats-Unis.  Les syndicats et le gouvernement italien s'inquiètent donc forcément.  "J'ai parlé à Marchionne",  explique Flavio Zanonato, ministre italien de l'Industrie. "C'était une conversation téléphonique amicale et je lui ai dit ce que je compte lui redire quand je le verrai : je lui demanderai que Fiat reste en Italie et demeure une entreprise italienne ", affirme l'agence Reuters. L'agence Bloomberg rapportait à la mi-mai que Fiat réfléchissait bel et bien à un transfert de son siège de Turin vers les Etats-Unis. Aucune décision n'a toutefois été prise et d'autres options sont à l'étude, selon l'agence, qui citait des personnes proches du dossier. 

Le précédent de Fiat Industrial

Déjà, Fiat Industrial, la société soeur qui regroupe toutes les divisions hors voitures et utilitaires légers de l'ancien consortium péimontais, compte déplacer au Royaume-Uni sa domiciliation fiscale, dans le cadre du rachat de l'intégralité de sa filiale CNH (matieriel agricole et de BTP). Or, Fiat (Automobile) est en train de négocier une future fusion avec l'américain Chrysler.

Fusion en vue

Le turinois détient 58,5% de Chrysler et compte racheter entièrement sa filiale tout en la cotant à Wall Street, probablement en 2014. Fiat avait pris en 2009 le contrôle opérationnel de Chrysler, alors sous sauvegarde du Chapitre XI (loi américaine sur les faillites), et acquis une participation majoritaire en juin 2011. Aujourd'hui, les deux groupes fonctionnent de manière indépendante, même s'ils ont le même patron... Sergio Marchionne. "J'ai toujours vu Fiat et Chrysler devenir une seule entité à un moment donné", a réaffirmé le double dirigeant fin avril, au moment de la publication des résultats trimestriels.

Chrysler sauve les profits

La question du transfert se pose avec d'autant plus d'acuité que Fiat est bénéficiaire aujourd'hui grâce... aux profits de Chrysler. Le constructeur automobile transalpin a enregistré en effet au premier trimestre un bénéfice net de 31 millions d'euros à peine, en recul de 88%. Si l'on exclut Chrysler, il serait carrément dans le rouge de 235 millions d'euros. Et nous avons entendu Sergio Marchionne vanter devant la presse la qualité et la productivité des usines américaines...

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Commentaires
a écrit le 27/05/2013 à 18:11 :
les voitures a essence non plus d avenir si les italiens et les americains ne conprenent pas ils aurons des proplemes les europeens aussi qu ils vendent vite leurs industries automobilles au pays qui ont du petroles VOILA LA NOUVELLE DONNE ECONOMIQUE
a écrit le 24/05/2013 à 18:43 :
Cette course au siège social le moins taxé et cette absence de sentiment patriotique sont pitoyables et malheureusement tellement généralisées.
Si l'Italie n'avait pas été derrière Fiat pendant les moments difficiles, Fiat n'existerait plus depuis longtemps. Quelle ingratitude...
a écrit le 24/05/2013 à 14:58 :
Depuis que l'héritier de Fiat a trouvé 3 milliards on ne sais où pour sauver le groupe de la faillite, l'on sait que la maison ne restera pas italienne. Le fait que Fiat achète Chrysler sans que cela provoque une révolution n'a pas étonné les italiens et ne les a pas inquiétés non plus. Comment le constructeur italien pourrait-il arriver à faire mieux que les efforts de tant de monde dont les allemands chez Chrysler sans péricliter à son tour. La fusion de l'ensemble américain/italien fera couler l'ensemble au profit de GM qui fera ainsi son retour en Europe avec une partie industrielle agrandie et assainie et ce qui restera d'Opel.conservé par PSA. Les autres constructeurs qui poussent à cette solution auront le bénéfice indirect de ce dépeçage sur leurs parts de marché et se partageront les marques délaissées. Un constructeur de moins.
Réponse de le 25/05/2013 à 10:12 :
Et le suivant sera ?
Réponse de le 04/06/2013 à 14:05 :
GM lui-meme, doit penser à ne pas couler. Et ne parlons pas de PSA, SVP...
a écrit le 24/05/2013 à 13:46 :
Bonne idée, qu'ils restent en Italie. Moi j'ai eu une Punto. Ils ne me reverront plus chez Fiat.
Réponse de le 24/05/2013 à 20:41 :
Et moi une WV... la cata, et meme sanction que vous !

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