Renault : le chiffre d'affaires rebondit au troisième trimestre

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Renault s'offre un rebond au troisième trimestre qui permet d'atténuer les performances sur l'année. Le chiffre d'affaires a ainsi progressé de 6,7% à 7,9 milliards d'euros, soit une baisse de 0,3% sur les neuf premiers mois de l'année (26,7 milliards d'euros). Il faut dire que les deux premiers trimestres avaient produit des résultats plutôt mitigés (-0,10% au premier trimestre, puis -5% au second trimestre). Cette performance a été réalisée malgré des ventes stables à 612.934 véhicules.
Côté commercial, le groupe automobile français a annoncé une progression de 0,2% de sa part de marché en Europe. Ses ventes ont en effet progressé de 7,6% pour un marché en hausse de 5,5%.
En réalité, la progression de la part de marché est surtout à mettre sur le compte de Dacia, la filiale à bas coût du groupe automobile. Celle-ci gagne 0,2 point à 2,4% de parts de marché, tandis que celle de la marque Renault, elle, est restée inchangée sur le trimestre.
Dans la région Amériques, le groupe souffre tout particulièrement. Les ventes baissent de 20,6% sur un marché en baisse de seulement 8,3%. En Argentine, les immatriculations ont été divisées par deux. Le groupe parvient toutefois à sauver sa part de marché au Brésil, à 7,1% grâce au lancement de la nouvelle Sandero. Les ventes ont néanmoins baissé, compte tenu de la forte baisse du marché brésilien (-7,6% au premier semestre, -10% attendu sur l'ensemble de l'année).
En Russie, la part de marché progresse de 0,7 point à 7,8% malgré la baisse de 14,7% des ventes. La part de marché en Turquie baisse de 1 point en Turquie, à 16,1%.
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En Inde, Renault confesse un "cycle produit défavorable" (absence de nouveautés commerciales) pour justifier sa contre-performance sur ce marché pourtant prometteur. Les immatriculations ont ainsi baissé de 13,3% alors que le marché a, lui, progressé de 10% sur le trimestre.
Renault a confirmé ses objectifs tout en restant prudent sur les principaux marchés émergents qui "devraient demeurer adverses et volatiles au quatrième trimestre".
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