L'automobile mondiale pâtit de la surproduction des pays émergents

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Vers une crise de surproduction? D'après Fitch, le secteur de l'automobile serait confronté à des surcapacités, et pas seulement en Europe. Dans sa note annuelle, l'agence de notation estime que désormais le Brésil et la Russie sont également concernés.
Les constructeurs ont lourdement investi dans ces deux pays afin de répondre à des marchés en forte croissance, mais qui sont également très vulnérables aux fluctuations du marché. Cette année, les marchés automobiles brésiliens et russes accusent une très forte baisse de leurs immatriculations.
En Russie, les ventes ont baissé de 11% depuis le début de l'année. Ce chiffre dissimule de fortes fluctuations puisque ce marché a connu des mois en baisse de 20 à 30% notamment cet été. Le marché russe est sujet à ce genre de grandes fluctuations. Pour rappel, il avait fondu de 50% en 2009 avant de gagner 40% l'année suivante.
Le marché brésilien connait également une très forte baisse de ses ventes depuis le début de l'année. Au premier semestre, les ventes ont chuté de 10%, dont 20% sur le seul mois de juin. La baisse s'est accentuée cet été. Ces deux marchés se retrouvent donc dans une position de sous-consommation. Une situation intenable pour les constructeurs qui doivent faire tourner leurs usines fraîchement sorties de terre et donc pas encore amorties.
En juillet, une étude du cabinet AlixPartners avait montré que les surcapacités de production en Europe étaient de 10 usines. Les taux d'utilisation des usines en France sont de 70% en France, 67% en Espagne, 46% en Italie. Or, en dessous de 80-75% de capacité, une usine perd de l'argent.
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À une époque, certains constructeurs bradaient leurs modèles pour faire tourner leurs usines. Autrement dit, la surproduction est un véritable foyer de pertes pour les constructeurs, et conduit à de nombreux licenciements d'emplois. Le marché européen est toujours inférieur de 20% à ce qu'il représentait avant la crise financière qui a éclaté en 2008.
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