Les objectifs CO2 : les pistes des constructeurs pour limiter la casse

 |   |  1159  mots
L'idée de la location de voiture avec option d'achat (LOA) est de lisser le prix d'achat et le coût d'usage d'une voiture électrique. Le modèle électrique de la Peugeot 208 (e-208) sera disponible à 299 euros par mois.
L'idée de la location de voiture avec option d'achat (LOA) est de lisser le prix d'achat et le coût d'usage d'une voiture électrique. Le modèle électrique de la Peugeot 208 (e-208) sera disponible à 299 euros par mois. (Crédits : DR)
Les industriels vont devoir utiliser tous les leviers nécessaires pour respecter les objectifs environnementaux. Les analystes estiment qu'ils n'échapperont pas à des amendes conséquentes.

« On ne se lève pas le matin pour payer des amendes », cette phrase prêtée à Carlos Tavares, PDG de PSA, en dit long sur le climat ambiant dans l'industrie automobile européenne. À partir du 1er janvier prochain, la Commission européenne va commencer à compter chacune des 16 millions de voitures immatriculées chaque année sur le continent, et infliger des bons et des mauvais points à leur fabricant.

Le but de ce jeu périlleux est que chaque constructeur respecte une moyenne de 94 grammes de CO2 par voiture vendue, sous peine d'amendes qui pourraient atteindre des milliards d'euros. Sauf que les constructeurs automobiles sont loin, très loin même, d'être dans les clous. D'après le cabinet JATO, l'écart moyen des constructeurs automobiles est de 25 grammes (données 2018). Cet écart atteint 35 grammes chez Fiat Chrysler Automobiles.

Ventes tactiques

Pourtant, les constructeurs ont tous promis qu'ils ne paieront pas d'amendes. Les analystes de marché, eux, sont plus pessimistes et se demandent plutôt s'ils parviendront à limiter la casse... Pour cela, les constructeurs vont tirer sur plusieurs leviers. Le plus simple sera de pousser les immatriculations de voitures électriques avec la technique dite des ventes tactiques. Traditionnellement, il s'agit de ventes à des loueurs courte durée ou des véhicules de démonstration. Certains constructeurs ont beaucoup joué sur ce canal ces dernières années afin de faire tourner leurs usines et ne pas perdre trop de parts de marché.

Ainsi, il n'était pas rare de voir des constructeurs afficher jusqu'à 50 % de leurs immatriculations via ces canaux non rentables qui dévalorisent les prix à la revente. Bref un cercle vicieux qui pèse comme une épée de Damoclès sur les voitures électriques, mais à court terme, les constructeurs pourraient juger moins cher de brader ces voitures que de payer de lourdes amendes. Chez Volkswagen, on a choisi de baisser directement les prix des voitures électriques. Le prix de la mini-citadine e-Up a baissé de 3.000 euros tandis que l'e-Golf coûte désormais 8.500 euros de moins.

Lire aussi : Automobile : la voiture hybride a-t-elle encore un avenir ?

Chez PSA, on compte plutôt miser sur la financiarisation de la grille tarifaire pour pousser les ventes de voitures électrique. Carlos Tavares, qui a interdit la pratique de la vente tactique, espère que la vente de voitures électrique en LOA 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/10/2019 à 7:41 :
Voilà comment on envoie a la casse nos constructeurs. Messieurs les climatologues et votre pseudo science, n'avez vous pas honte de mettre des centaines de milliers de personnes au chômage sur votre continent pour pouvoir justifier votre salaire de misère parce qu'aucune entreprise n'a voulu de vous après vos études ? Cette histoire de CO2 et de réchauffement climatique produit par l'homme va exploser en vol d'ici quelques années. Mettez vous ai travail et lâchez vos modélisations sur ordinateur qui ne sont que l'informatisation de votre arrogance...
a écrit le 02/10/2019 à 15:54 :
C'est nul cette histoire de credits co2 achetés a tesla,Si moi je ne produis pas de voitures, puis je vendre les droits co2 des voitures que je n'ai pas produits? Et pour faire un bilan co2 complet et réel il faudrait aussi regarder l'impact de la fabrication.

J'etais tombé sur un papier de jancovici (transition energetique - transport - la voiture electrique est elle la solution aux problemes de pollution automobile) où il estimait que la production d'une tonne de voiture faisait emettre 5 tonnes de co2.
Si je voulais changer mon ford fusion 1.4 tdci qui fait en moyenne selon spritmonitor 5.26 litres au cent (c'est ce que je dois faire, 5.6 en ville et je frole le 4 sur route) soit 139 grammes au km pour un pretendu econome vehicule d'entrée de gamme 108 1 litre essence 69 cv, pretendument a 95 grammes 4.1 litres au cent, en fait sur spritmonitor 5.19 litres soit 120.5 grammes au km je "gagne" même pas 20 grammes de co2 au km.

Pour produire les 840 kilos du 108; emission de 4200 kilo de co2, il faudrait parcourir 4200/0.02= 210.000 kilometres pour simplement amortir le co2 pré émis et commencer a en economiser. Vu comme ça, il y a surement plein d'incitations, de primes a la conversion qui auront été des catastrophes sur le plan co2.

De plus les sous pour acheter la nouvelle voiture, pour les gagner la plupart des gens doivent bosser, avoir une activité, qui elle aussi a un impact environnemental, un cout co2.

C'est pour ça que le lapin il prefere garder son ford fusion euro 4 sans fap qu'il est trop bien et faire la sieste, c'est plus ecologique et moins fatiguant.
La vraie transition enegeto-ecologique ce serait de faire durer les choses, y compris les tutures

Tenez vous le pour dit.
Et je suis gentil, j'ai pas pris l'exemple du Q8, hein Nabil
a écrit le 02/10/2019 à 13:14 :
Il reste aussi l'hydrogène en séquestrant le CO2 coproduit et en plus c'est le SEUL moyen de faire mieux que le GIEC en faisant baisser la température moyenne vers 2040.
Réponse de le 03/10/2019 à 16:01 :
Il n'y a de co-production de CO2 lors de la production d'hydrogène que s'il est obtenu par crackage d'hydrocarbures. Si l'hydrogène est produit par électrolyse de l'eau (certes avec un rendement pas terrible) il n'y a pas de CO2. Même avec le médiocre rendement, c'est une manière de valoriser (ou de stocker) la surproduction d'électricité renouvelable quand les conditions météo le permettent et que les structures de stockage d'électricité (barrages STEP, fermes de batterie) sont saturées ; cette surproduction, vendue à prix négatif, peut être considérée objectivement comme un déchet. Valoriser un déchet, même mal, c'est tout bénef.
a écrit le 02/10/2019 à 9:56 :
Facile pourtant, des véhicules plus légers, plus simples à savoir moins bardés d'électronique en tout genre, plus robustes.

Mais c'est sûr faut retrouver des réflexes que les marchands ont perdu depuis bien longtemps maintenant...
a écrit le 02/10/2019 à 8:08 :
300 euros par mois. C'est de loin plus cher qu'un credit accorde pour l'achat d'un vehicule hybrid en Coree.
Bref c'est pas gagne votre truc.
a écrit le 02/10/2019 à 8:00 :
La première des choses à faire est d'arrêter les motorisations essence non hybrides, et de favoriser le diesel qui est presque déjà à l'objectif. Ensuite il y a les biocarburants qui bénéficient logiquement d'un abattement de 40% sur leurs émissions puisque la croissance des végétaux utilisés pour les produire capte du CO2. Les seules technologies thermiques qui devraient subsister sont les hybrides flexfuel et les diesel. Par contre il faut se garder de considérer les électriques à batterie comme la panacée
-parce que leur cycle de vie émet beaucoup de C02 (grosso modo une électrique n'a émis moins de C02 qu'un diesel qu'après 100000km)
-parce qu'il faut regarder comment l'électricité qui l'alimente est émis. Si c'est à partir de fossiles comme en Allemagne ou pire en Pologne ou en Chine, elles ne présentent AUCUN intérêt en termes de C02, il s'agit d'un simple déplacement des émissions (il ne faut pas parler de pollution car le CO2 n'est PAS un polluant).

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :