Macron veut "peser dans les décisions stratégiques" de Renault

Le ministre de l'Economie a encore fait savoir son opposition à un rééquilibrage du capital de Renault. Il juge que, en tant qu'actionnaire de long terme, l'Etat est en droit de mener une politique plus interventionniste chez Renault.
Emmanuel Macron rejette toute forme de rééquilibrage des termes capitalistiques de l'Alliance entre Renault et Nissan.
Emmanuel Macron rejette toute forme de rééquilibrage des termes capitalistiques de l'Alliance entre Renault et Nissan. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)

Macron ne veut pas entendre parler d'un changement des termes de l'alliance Renault-Nissan ! Le ministre de l'économie l'a encore redit mercredi lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale.

"Il ne s'agit en aucun cas de rééquilibrer ou de transformer les équilibres de l'alliance qui a été conclue en 2002", a-t-il déclaré.

"En aucun cas nous n'accepterons que ces équilibres soient revisités (...) Il n'y a pas de projet de fusion, il n'y a pas de projet de délocalisation, il n'y a pas de projet de transfert d'actifs", a-t-il ajouté.

Mais le ministre a été plus loin encore:

"L'objectif de l'Etat en tant qu'actionnaire de long terme, c'est de pouvoir peser sur les décisions stratégiques de l'entreprise", a-t-il affirmé.

Ajoutant :

"Lorsque l'Etat français était au capital de Renault en 2002, nous avions plus de 40% du capital, et donc, penser que cette opération a remis en cause les équilibres de l'alliance est une vue de l'esprit."

Six mois de bras de fer

Le bras de fer engagé entre l'Etat et Renault a commencé en mai dernier lorsque la puissance publique a décidé de monter dans le capital du constructeur automobile afin d'imposer les droits de vote double.

L'Etat est alors monté à plus de 20% du capital, contre 15% initialement. Pour Nissan, cette initiative remettait en cause l'équilibre de l'alliance.

Pour rappel, si Renault possède 44% du capital de Nissan, ce dernier ne détient que 15% du Français mais sans détenir de droits de vote.

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Commentaires 6
à écrit le 27/11/2015 à 10:21
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Ce fonctionnaire n est pas un élu Il ne faudrait pas qu il se prenne pour un membre du comex de Renault Nisssan Lors du prochain remaniement ministeriel il ne sera plus rien Alors qu il foute la paix a ceux qui dirigent Renault Nissan depuis plusieur...

à écrit le 27/11/2015 à 2:26
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L'impecunieux état, mal dirigé depuis des décennies, tant pour la gestion de l'etat, que comme actionnaires de sociétés publiques ou privées, veut donner des conseils en matière de stratégie et de gouvernance. Comme disait Michel Audiard " on reconna...

à écrit le 27/11/2015 à 2:26
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L'impecunieux état, mal dirigé depuis des décennies, tant pour la gestion de l'etat, que comme actionnaires de sociétés publiques ou privées, veut donner des conseils en matière de stratégie et de gouvernance. Comme disait Michel Audiard " on reconna...

à écrit le 26/11/2015 à 19:30
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bien , votre article , mais ...toujours pas compris ...! Renault marche ; il semble que Renault gagne plus grace à Nissan ...; je ne vois pas ce qu'il y a de genant ? delocalisations : il y a Renault à tanger ...aussi un renforcement en Espagne ;...

à écrit le 26/11/2015 à 11:42
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m macron depense trop de parolecontre renault pour quoi pas avec Alstom ou areva voir air France il sont plus strategique que l'ancinne regie et ou commence la trahison le ras le bol des politicards dans la vie des entreprises leur fonction est ...

à écrit le 26/11/2015 à 11:06
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je ne sais pas ce que veut Goshn, mais je trouve de plus en plus détestable ce capitalisme d'état, complètement déconnecté des réalités économiques mondiales. l'état ferait mieux de gérer efficacement ses services et ceux des collectivités.

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