Marché auto : l'essence double le diesel

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Entre le resserrement des normes et des taxes après des années de favoritisme fiscal, les études sur la nocivité des émissions polluantes liées au gazole, ou encore le scandale des moteurs diesel truqués chez Volkswagen, il semble que les acheteurs se soient peu à peu détournés de leur carburant préféré.
Entre le resserrement des normes et des taxes après des années de favoritisme fiscal, les études sur la nocivité des émissions polluantes liées au gazole, ou encore le scandale des moteurs diesel truqués chez Volkswagen, il semble que les acheteurs se soient peu à peu détournés de leur carburant préféré. (Crédits : © Stefan Wermuth / Reuters)
Pour la première fois en France, il s'est vendu plus de voitures essence que diesel en mars, selon les données du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).

Le diesel poursuit sa chute. Au mois de mars, il s'est vendu plus de voitures essence que diesel en France. Un petit séisme dans une industrie automobile qui a commercialisé jusqu'aux trois quarts de ses véhicules au diesel.

Le diesel sous la barre des 50%

La part de marché des motorisations diesel est tombée à 47% en mars, alors qu'elle était de 73% en 2012, selon les données publiées samedi par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). L'essence, qui talonnait le diesel depuis plusieurs mois, a finalement réussi à le dépasser, pour la première fois dans l'Hexagone.

La tendance se confirme donc. En effet, en janvier, la part du diesel dans les ventes de voitures neuves avait déjà basculé sous la barre des 50%, à 47,87%. Pour rappel, cette motorisation est devenue majoritaire en 2000, culminant à 77% des ventes en 2008... Ce basculement met un terme à près de dix-sept années de domination du diesel sur les autres motorisations.

Une prise de conscience ?

Entre le resserrement des normes et des taxes après des années de favoritisme fiscal, les études sur la nocivité des émissions polluantes liées au gazole, ou encore le scandale des moteurs diesel truqués chez Volkswagen, il semble que les acheteurs se soient peu à peu détournés de leur carburant préféré.

Sur le premier trimestre de cette année, le diesel est encore en tête en France, avec 47,4% des voitures neuves (52,19% au premier trimestre 2016) alors que les motorisations essence en représentent 47,24% (43,31% l'an passé). Sur ces trois mois, les hybrides (essence-électricité) et électriques ont représenté 5,3% des voitures vendues (4,45% au premier trimestre 2016).

Reste que depuis 2012, la part du diesel n'a cessé de dégringoler. Et beaucoup plus vite que les spécialistes ne l'attendaient. Il y a encore moins de deux ans, les analystes et instituts de prévisions tablaient sur un diesel en-dessous des 50% pas avant 2020... Si cette tendance se confirme sur l'ensemble de l'année, alors cette échéance aura eu trois ans d'avance.

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a écrit le 03/02/2019 à 0:28 :
Hello. Je suis joignable sur whatsapp. +229 66548291 Jai assez de gaz oil et essence en stock. Ma société est en russie. Et nous recherchons des contact pour les livraisons. Merci
a écrit le 02/04/2017 à 21:11 :
L'état gagnant sur un carburant plus cher !!!!
a écrit le 02/04/2017 à 11:42 :
Le débat diesel/essence est un enjeu industriel plus qu'écologique. Les constructeurs ont besoin de faire tourner leurs usines et de vendre toujours plus de voitures neuves. Il est moins coûteux de construire des voitures avec des moteurs à essence que diesel.
Les voitures à essence sont et seront moins durables. Des prix de vente bas, une seule motorisation et un renouvellement plus rapide du parc automobile, cela ne peut que satisfaire les constructeurs automobiles.
Réponse de le 02/04/2017 à 16:12 :
Pas du tout.
Les constructeurs français ont investi des dizaines de milliards d'euros dans un stratégie cherchant à développer des moteurs diesel, tout en abandonnant la recherche et développement de nouveaux moteurs essences. Ce sont eux qui font du lobbying auprès du gouvernement pour retarder la chute (logique) du diesel. Enjeu industriel, oui, mais la montée de l'essence est tout sauf une bonne nouvelle pour les industriels.
De plus, sans parler évidemment des dizaines de milliers de morts chaque année en France à cause des émissions du diesel, les moteurs essences sont plus durables que les moteurs diesel. Le diesel, ça encrasse. C'est d'ailleurs l'une des stratégies des constructeurs qui cherchent à promouvoir le diesel : non seulement le prix de vente des voitures est plus élevé, mais en plus les acheteurs devront retourner au garage d'ici quelques années à cause du diesel.
a écrit le 02/04/2017 à 11:29 :
Par contre, les français achètent de plus en plus de très vertueux SUV.. pour rouler en ville! Ces véhicules pèsent 2T pour transporter maxi 200kg ... vous pensez à la planète de temps en temps les moutons?!
Réponse de le 02/04/2017 à 15:41 :
Si je ne suis pas amateur de véhicules hauts, reconnaissons tout de même que vos chiffres sont légèrement malhonnêtes.
Un véhicule de 2 tonnes pour transporter 200kg ?
D'une part, heureusement qu'un grand Suv de 2T peut transporter bien plus, d'autre part, l'essentiel des Suv sont des 2 roues motrices et ne pèsent pas plus lourd qu'un monospace équivalent (kadjar scenic, captur modus, x3 5008, x5 voyager, les exemples pullulent). Et si vous pensez à un Toyota land cruiser ou un mercedes G entre autres, bref à un vrai 4x4, évidemment, les 2T et les consos importantes arrivent. Mais peu choississent ces modèles hormis ceux ayant reelemznt besoin d'un véhicule qui grimpe aux arbres (oui vous en aurez qquns à paris, mais l'essentiel des suv que vous verrez ds les grandes villes resteront des véhicules au look de 4x4 et aux dessous tres proches d'un monospace).
Et à titre personnel, je préfère un break à un 4x4, suv ou monospace, ne fut ce que pour l'agrément de conduite (centre de gravité plus bas)....mais les goûts et les couleurs !
a écrit le 02/04/2017 à 10:58 :
Ce n'est pas seulement un prise de conscience ecologiste et une sorte de retour en arrière expliquant que les dernières ventes de voitures ont favorisé les voitures à essence mais certainement un coût moindre pour les voitures essence que les voitures diesel et qu'elles soient un peu protectrice de l'environnement. Mais la vraie revolution en terme de protection de l'environnement et des rejets de gazs dans l'atmosphère serait d'utiliser des moteurs diesel ( les plus fiables) avec seulement 2 ou 3litres de carburant diesel pour parcourir 1000 km . Celà serait un sacré cdcharges et un vrai défi pour les ingénieurs de Renault, de Peugeot ou en encore de Citroen. Oui allez d'un côté à l'autre de la France avec 5 litres d'essence diesel serait absolument génial. Au lieu de faire deux fois le plein de 35 litres par trajet. Oui je suis sur et certain que les ingénieurs de l'automobile peuvent relever se défi technique et améliorer l'utilisation du moteur diesel ( qui reste le plus fiable mais pas le moins polluant !). Alors comme on le disait au CEA en 1996 : "tous au défi, vive la technologie moderne !". Oui nous pouvons améliorer largement les moteurs diesel et leur consommation de carburant !
Vive l'automobile !
Réponse de le 02/04/2017 à 12:34 :
Parfaitement d'accord. Les moteurs à essence consomment 20% de plus donc emettent 20% de plus de gaz à effet de serre. En plus, l'essence sans plomb à du benzene hautement cancerigene. Les pompistes en savent quelque chose. Alors, diminuons la consommation des moteurs diesels et mettons dans le gazoil les additifs qui augmentent la combustion des particules (test en 1995 chez Magneti Matelli) abandonné par le lobby pétrolier et les pouvoirs publics qui ne comprennent rien. Le moteur 3 litres au 100 developpé en 1998 abandonné aussi. Les ecologistes etaient contre le concorde pour la couche d'ozone alors que le concorde en produisait. Ils n'ont pas changé dans leur mode de raisonnement. Taxe plus Taxe egal plus de pollution sans aucune amélioration pour les citoyens mais ils paient pour ces incompétents.
a écrit le 02/04/2017 à 8:54 :
"Pour la première fois en France" quand j'ai acheté ma 205GR en 1983, il y avait un modèle diesel, me semble, j'avais pris essence car ne roulant que 15 000 par an (13 ans 198 000km). A l'époque, vendait-on plus de diesels que d'essence ? Le gazole était presque mi-prix de l'essence je crois, mais en Allemagne,en 1978, gazole, essence, super plombé étaient très voisins en prix, seule la consommation ou la longévité du moteur pouvait aider au choix.
J'ai reçu ma vignette pollution pour les villes allemandes, verte : 4 (Euro5, 208eHDi).
Si 100% des vieux diesels crachoteux étaient remplacés par des neufs, quel serait l'impact ? A part les tricheurs ou système peu fiable, on peut neutraliser fortement les NOx (adopté par les camions Euro6 et Peugeot (BMW, qq VW, ..)).
L'UE a prévu de demander aux constructeurs de mettre des FAP sur les essence, l'injection directe génère moult particules fines, finalement, ils vont peut-être moins en fabriquer des injections directes, comme quoi...
a écrit le 02/04/2017 à 8:49 :
Les moteurs essence downsizés (petites cylindrée) ont une conception basée sur la sur-richesse du mélange air-essence qui aboutit à la production de particules qui dépassent allègrement celle d'un diesel moderne correctement entretenu. Tout cela est le résultat d'une recherche visant à réduire les rejets de CO2 pour répondre aux normes actuelles. Dans ces conditions il ne sert à rien de se réjouir de la baisse des ventes de moteur diesel car c'est juste passer d'une souche de grippe à une autre : on continuera à respirer des particules. Ce qu'il faut c'est une solution qui rejette des éléments non toxiques, là on pourra y voir un signe positif (PS: les voitures électriques posent le problème du nucléaire et du recyclage des batteries ça n'a rien d'une solution dans ces conditions, restent l'hydrogène actuellement)
Réponse de le 03/04/2017 à 8:45 :
désolé , ce que vous dites est faux. Les fortes émissions de particules ne sont pas liées à la taille du moteur mais à la technologie injection directe QUI PEUT émettre beaucoup de particules. La nouvelle norme applicable va annuler la tolérance sur ces moteurs injection directe.
a écrit le 02/04/2017 à 1:05 :
Assez logique car il faut faire beaucoup de kilomètres pour rentabiliser. Et vu la crise économique en cours, le péquin de base de la france d'en bas roule moins. Récession "surprenante", non..?? D'aucun ont VU car constaté que la qualité de la nourriture "bon marché" avait aussi largement baissé. Comme disait ma regrettée Tante : "tout à lavement."... Une Tante des 30 glorieuses, ça laisse des traces indébiles... :-)
a écrit le 01/04/2017 à 17:07 :
Ne vendons pas trop vite la peau de l’ours…. ! Le diesel n’est pas mort. Si on ne peut que confirmer que du diesel en zone urbaine est, une aberration, il reste quand même que pour les gros rouleurs et les campagnards, le moteur diesel sera toujours plus rentable même à prix égal du fioul et de l’essence. En cause, meilleur rendement, moindre consommation, moins polluant dans les versions euro 6.
Les derniers essais effectués par revue spécialisées (auto plus, Argus) prouve que la différence de consommation entre un 3008 diesel Blue HDI, et sa version identique essence est supérieure à 2.0l /100 km. Tous les nouveaux modèles équipés de moteur essence « downsizé »souffrent de ce problème. 3 cylindres, 1l ou 1.2l surcompressés, c’est performant mais il faut avoir le pied extrêmement léger. Dès que le véhicule est chargé, ça pompe. J’en ai fait l’expérience il y a qq temps lors d’un voyage de 1300 k avec un véhicule loué, (Peugeot 308 1.2 pure tech) 4 personne et bagages, la consommation moyenne en conduite relativement calme, route et autoroute, la consommation est plus proche de 8l/100 km. Sur le même trajet et dans les mêmes conditions avec mon véhicule (Ford CMAX TDCI 115 Moteur origine Peugeot) ne consomme que 5.8 l/ 100 en moyenne. A mon humble avis, et en attendant ce qui sera peut-être l’avenir à savoir le véhicule moteur hydrogène, le diesel a encore de beaux jours devant lui.
Réponse de le 01/04/2017 à 17:35 :
Il faut arrêter avec le "diesel moins polluant". On entend ça depuis des années, mais parfois quand une de vos voitures diesel passe, l'odeur est complètement à vomir.... Ou on ne vit pas dans le même pays, ou vous êtes de mauvaise fois !
Réponse de le 01/04/2017 à 19:13 :
@ samedi
Je vis dans le même pays que vous, mais la France n’est pas que la métropole parisienne, marseillaise ou lyonnaise. Je pense surtout avoir assez de recul pour ne pas adhérer systématiquement à la doxa anti diesel, qui frise la paranoïa et qui elle nous pollue depuis deux ou trois ans. Je répète que je comprends et j’approuve que l’on favorise l’essence dans les conditions urbaines. Mais dans ma campagne profonde, le choix logique, pour l’instant, reste le diesel.
Réponse de le 01/04/2017 à 20:03 :
"quand une de vos voitures diesel passe, l'odeur est complètement à vomir...." Une voiture antique ou mal entretenue, certes. Mais un Diesel aux normes Euro V ou VI, non.
Réponse de le 01/04/2017 à 20:10 :
Effectivement, les petits moteurs dowsizés ne consomment peu que sur les bancs d'homologation "anciennes normes"....Les nouvelles normes RDE vont rebattre les cartes.
Reste les solutions des moteurs atmosphérique performants, comme ceux de Mazda, et dans une moindre mesure ceux de toyota. Le diesel ? J'ai donné, et les cout de réparations en cas de panne ( presque inévitable compte tenu de la dépollution nécessaire) sont exorbitants.
Réponse de le 02/04/2017 à 11:48 :
@ arthur
Cout exorbitant du diesel ? , personnellement c’est ma 5 e Ford diesel, en 17 ans, hormis l’entretien annuel recommandé je n’ai jamais eu de problèmes. Mais il est vrai que je roule essentiellement sur route.
Attention je pense que vous êtes averti du fait que les moteurs essence, vont être également équipés d’un FAP, car paradoxe, on s’est aperçu que ces petits moteurs « donwsizés » sont très prolixes en particules fines ;
http://www.observatoire-vehicule-entreprise.com/content/et-maintenant-le-fap-pour-lessence
Donc à terme en circulation urbaine, on risque de retrouver les mêmes problèmes d’encrassement des FAP, qu’avec le diesel.
Par contre, effectivement Mazda en restant fidèle à l’architecture 4 cylindres classiques, a démontré que son système est largement aux normes euros 6 depuis quelques années. Nos constructeurs devraient en prendre de la graine.
Réponse de le 02/04/2017 à 13:47 :
Si les constructeurs dépolluaient correctement leurs moteurs diesel la consommation de ces derniers serait plus élevée. Lorsque le dispositif antipollution fonctionne correctement, il entraîne une surconsommation de carburant.
Dans l'affaire Renault le rapport de la répression des fraudes est formel : on a programmé le logiciel du calculateur de bord pour qu’il repère les conditions de tests d’homologation, et fasse fonctionner correctement les purges pendant ces tests. Or, dès que les conditions changent, les purges ne fonctionnent plus correctement, le piège à oxyde d’azote est vite plein, et le gaz toxique est alors libéré par les pots d’échappements. Dans ces conditions, les dépassements de seuil réglementaire d'émission d'oxyde d'azote explosent, parfois de plus de 300 à 400 % par rapport aux taux mesurés officiellement. C’est une stratégie volontaire, explique-t-on, qui n’a pour but que de passer les tests d’homologation. L'intérêt de frauder, c’est écrit noir sur blanc, c'est de limiter la consommation de carburant. Lorsque le dispositif antipollution fonctionne correctement, il entraîne une surconsommation de carburant, et ça, ce n’est pas très bon pour les constructeurs.

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