Mobilités : les Français investissent massivement dans l'hydrogène malgré l'échec d'Hopium
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Les taxis à hydrogène commercialisés par le constructeur Toyota. (photo d'illustration)
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Les taxis à hydrogène commercialisés par le constructeur Toyota. (photo d'illustration)
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en raison d'importantes difficultés financières,
n'aura pas échaudé les entreprises françaises. « Cet échec est plus un problème sur le fait de devenir un constructeur automobile, qui coûte des milliards, plutôt que sur l'hydrogène en lui-même », nous rassure-t-on du côté de l'équipementier français Plastic Omnium. Il y a deux semaines, celui-ci annonçait « la construction de laplus grande usine américaine de stockage d'hydrogène
»dans un communiqué. Mise en service d'ici 2026, l'usine produira 100 000 réservoirs chaque année.
Ce
projet d'envergure a nécessité un investissement de 170 millions d'euros, réalisé en grande partie pour servir un constructeur américain dont l'identité n'a pas été dévoilée. Ce même constructeur a passé en début d'année une « commande record de 2 milliards de dollars » à l'équipementier français.Son concurrent, Forvia a,
lui aussi, décidé de commencer la production de réservoirs à hydrogène dans le Doubs au sein d'une usine qui produisait initialement des pots d'échappement. Car si l'électrique fait son chemin en Europe et dans le monde, l'hydrogène n'a pas dit son dernier mot.Sur la voiture individuelle « légère », deux sons de cloche se font face. Il y a ceux qui ont misé sur le tout électrique comme Volkswagen ou Renault. Et puis il y a ceux qui se laissent plusieurs possibilités comme Toyota, Hyundai ou encore BMW. Mais sur le déplacement des plus gros véhicules, l'hydrogène intéresse fortement les constructeurs.
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La cause : ce gaz est plus léger à transporter que les batteries électriques et il permet de réaliser facilement des longues distances grâce à une recharge très rapide. Des qualités importantes pour les transporteurs de marchandises notamment. Et les Français ne comptent pas rester sur la touche. Renault a ainsi créé une co-entreprise avec l'américain Plug baptisée Hyvia en 2021 et Stellantis à rejoint Symbio en association avec Forvia et Michelin cette année. Les deux groupes souhaitent notamment utiliser l'hydrogène pour leurs véhicules utilitaires. Les plus avancés dans le domaine restent les constructeurs asiatiques, en particulier Toyota et Hyundai qui investissent depuis plusieurs années sur la recherche autour de la pile à combustible permettant de convertir l'hydrogène en électricité, afin de rendre cette technologie accessible.