Scandale Volkswagen : l'actuel patron était au courant

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(Crédits : Matthias Rietschel)
Selon le magazine allemand Der Spiegel, l'actuel patron de Volkswagen, Herbert Diess, a été prévenu de l'existence d'un logiciel fraudeur pour minimiser les résultats des tests d'émissions polluantes sur les véhicules de l'entreprise deux mois avant que le scandale éclate en 2015.

Herder Diess n'était pas encore patron de Volkswagen en septembre 2015 quand le scandale de la falsification des émissions polluantes sur des voitures du groupe. Il n'était que le responsable de la marque Volkswagen. Mais selon le magazine allemand Der Spiegel, l'actuel patron de Volkswagen, Herbert Diess, a été prévenu de l'existence d'un logiciel fraudeur pour minimiser les résultats des tests d'émissions polluantes sur les véhicules de l'entreprise deux mois avant que le scandale éclate en 2015.

Le journal a eu accès à des documents inédits du parquet de Braunschweig qui posent la question de savoir si Volkswagen a informé dans les temps ses investisseurs de l'ampleur financière du scandale dont le coût dépasse 27 milliards de dollars en pénalités et amendes. Le scandale a été mis au jour le 18 septembre 2015 après une série de tests effectués aux Etats-Unis sur des véhicules diesel européens par l'université de Virginie-Occidentale à la demande de l'ONG International Council on Clean Transportation.

Réunion le 27 juillet

Selon les documents du parquet du Braunschweig, Der Spiegel note que Herbert Diess,  était présent lors d'une réunion tenue le 27 juillet 2015 présidée par le patron de l'époque Martin Winterkorn.

Au cours de cette réunion, les ingénieurs et les dirigeants ont discuté de la réponse à apporter à l'Agence de protection de l'environnement (EPA) qui menaçait de refuser les certificats d'agrément de circulation aux nouveaux véhicules Volkswagen aux Etats-Unis en raison de niveaux excessifs d'émissions polluantes. L'EPA exigeait du constructeur allemand qu'il fournisse des explications sur le niveau trop élevé de ces émissions.

Diess et Winterkorn ont quitté la réunion avec une présentation en leur possession, poursuit Der Spiegel. Un employé de Volkswagen est intervenu au cours de la réunion pour mettre en garde les dirigeants contre le fait de conserver cette présentation, rapporte le magazine.

La direction n'a pas enfreint les règles dit l'entreprise automobile

Interrogé sur les informations fournies par Der Spiegel, Volkswagen a réaffirmé samedi que sa direction n'avait enfreint aucune règle de confidentialité et que les actionnaires n'avaient pas été informés auparavant car il n'avait pas été possible d'évaluer l'ampleur financière du scandale.

Volkswagen a réaffirmé samedi avoir informé ses investisseurs à temps en publiant une note "ad hoc" le 22 septembre 2015.

"Le contenu des discussions, auxquelles Martin Winterkorn et Herbert Diess ont participé, ne peut être totalement reconstitué car les souvenirs des personnes présentes varient partiellement", a fait savoir Volkswagen samedi.

L'objectif de cette réunion du 27 juillet 2015 n'était pas de déterminer si Volkswagen avait enfreint la réglementation américaine mais d'établir comment les nouveaux modèles pourraient obtenir l'agrément de circulation de l'EPA, explique Volkswagen.

Volkswagen fait valoir qu'elle n'a pas réussi à établir si le logiciel installé sur les véhicules diesel était illégal ou pas, montrent les documents déposés par la défense auprès du parquet de Braunschweig.

Le 31 juillet 2015, Volkswagen a engagé un cabinet d'avocats pour aider la compagnie à comprendre les problèmes réglementaires auxquels elle était confrontée. Les avocats n'étaient pas certains que le logiciel utilisé pouvait être qualifié de "système de trucage", explique VW dans ses conclusions.

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Commentaires
a écrit le 20/08/2018 à 9:55 :
Les normes d'émission de gaz sont comme les échelles de rémunération des fonctionnaires. Plus elles sont restrictives, plus elles sont détournées. Et le budget est toujours et encore dépassé dans son exécutio. La différence est que la technologie a des limites objectives que les fonctionnaires ignorent.
a écrit le 20/08/2018 à 7:57 :
....27 milliards et ....... toujours debout ?
C'est dire mes marges que ces sociétés pratiquent !!!
Réponse de le 20/08/2018 à 13:09 :
27 milliards mais plus un radis pour investir en RD !
Le ponte s’est ouvert sur le sort de Ducati dans son groupe au média Bloomberg TV et il n’a toujours pas exclu l’idée que Ducati pourrait être vendu afin de permettre au groupe VAG de renflouer ses caisses. Celles-ci se sont en effet vidées depuis le scandale du « « dieselgate » révélé en 2015 et qui a montré que le constructeur allemand modifiait les données antipollution de ses modèles au moyen d’un boîtier électronique pour les rendre plus vertueux qu’ils ne le sont vraiment.
Source caradisiac.
a écrit le 19/08/2018 à 15:55 :
Il est de notoriété publique que tous ou presque tous trichent depuis très longtemps, personne ne pourra dire qu'il ne savait pas. Préserver le diesel et son poison est plus important que notre santé.
Réponse de le 19/08/2018 à 21:23 :
A ce niveau de triches VAG ne parvient même plus à remplacer les fusibles, tout saute et alors que le disjoncteur a rendu l' âme!
a écrit le 19/08/2018 à 15:45 :
La fraude logicielle a duré des années, le fait que le PDG n'en ait été prévenu que deux mois avant que le scandale n'éclate au grand jour peut être vu de deux manières.

Soit on considère qu'il a été victime d'une malversation qui a été commise dans son dos.

Soit il a failli en ne connaissant pas l'existence de ce dispositif aussi stratégique pour le groupe.

A partir du moment ou l'administration américaine avait lancé les investigations, il était de toutes manières trop tard pour VW. La seule réponse utile aurait été une pleine et entière collaboration avec la justice US, ce qui n'a pas été le cas et va leur couter très cher.
a écrit le 19/08/2018 à 14:44 :
Certes VW s'est fait "pinçé", Bmw et Mercedes aussi

mais à ce jour, nous savons que tous les constructeurs Français Allemands Italiens Anglais même Japonnais et bien entendu Américains et Coréens ont procédé de diverses méthodes pernicieuses pour satisfaire les normes,

dans le même registre pour la transparence TOTALE il faudra bien qu'un jour Renault Dacia Peugeot Citroen connaissent des enquêtes sérieuses abouties approfondies ...

*** l'Europe de Bruxelles est vraiment un fatras nauséabond qui autorise, soutient même, les poisons Roundup et autres américains et aussi les mania de la cigarette aussi américains qui font des centaines de milliers de morts en Europe ...

c'est bien louche cette sélection contre les Nations de l'Europe du Sud et pro Americains ...

ca pose question ***
Réponse de le 19/08/2018 à 15:54 :
La question est celle de la pertinence des normes.

Supposons que pour être qualifié pour concourir aux JO il faille établir une performance plancher et qu'on s 'aperçoive après coup qu'aucun athlète non-dopé n'aurait été capable de l'atteindre, ça pose problème.

Il faut décider que le problème c'est soit la norme, qui est irréaliste, soit les sportif qui sont tous tricheurs...

Il me semble que si un constructeur avait réussi à atteindre les normes sans tricher, il ne serait serait pas donné la peine de chercher des subterfuges.

Autre question, comment la (quasi?) totalité des constructeurs ont 'ils pu mettre sur le marché des dizaines de millions de véhicules ne répondant pas à l'esprit des normes, pendant des années sans se faire épingler par les administrations de contrôle?
a écrit le 19/08/2018 à 9:20 :
...pas de compte-rendu !

et de ce fait on ne se souvient plus bien de ce qu’on s’est dit !

je croyais les Allemands plus sérieux
a écrit le 19/08/2018 à 8:31 :
Que les dirigeants aient été au courant ou pas ne change rien. Si l'état d'esprit dans l'entreprise est que l'on peut tricher pour avoir des résultats commerciaux, que tous les coups sont permis, c'est bien un état d'esprit lié au management. Les dirigeants sont donc bien responsables. Et ils ne peuvent pas s'abriter derrière leur ignorance des faits.
a écrit le 18/08/2018 à 18:07 :
Sandales et multinationales allemandes forment un vieux couple.

"‘We won’t be slaves to western companies’" https://mondediplo.com/2017/10/10volkswagen
a écrit le 18/08/2018 à 17:44 :
Allez je vais faire mon point godwin.
Chez les allemands, polluer et gazer tout le monde est un business rentable depuis longtemps.
Réponse de le 20/08/2018 à 4:57 :
Oui, HUM, on peut rire de tout. (Mais pas avec n'importe qui, Desproges). Vive l'humour, c'est souvent tout ce qu'il reste, le propre de l'homme et du singe.

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