Voiture électrique : Renault se relance sans surenchérir sur Volkswagen
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Renault annonce un objectif de 90% de vehicules electriques en 2030
Eric Gaillard
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Renault annonce un objectif de 90% de vehicules electriques en 2030
Eric Gaillard
Après plusieurs semaines à distiller les informations qui doivent dessiner sa stratégie d'électrification, Renault est donc rentré dans le vif du sujet ce mercredi matin... Ce plan était très attendu au moment où les grands groupes annoncent d'imposants plans d'électrifications, au point que certains d'entre eux ont même décidé de changer de modèle industriel en adoptant le modèle Tesla (intégration verticale, amont et aval). Luca de Meo, lui, a choisi de ne pas aller aussi loin, sans pour autant minimiser les ambitions technologiques de sa stratégie.
Sous une thématique graphique très branchée, baptisée ElectroPop, la conférence de presse du groupe automobile français s'est surtout employée à détailler dans un jargon très technique, les arbitrages technologiques et les innovations qui doivent repositionner le groupe dans l'écosystème de la voiture électrique. De multiples experts ont tenté de vulgariser acronymes barbares (BMS, NMC, EESM...), et éléments de langages de polytechniciens (flux axial, machines synchrone à rotor bobiné...) qui doivent conduire Renault à redevenir le groupe innovant qu'il fut en matière d'électromobilité.
Car Renault semble avoir perdu l'avance qu'il avait acquise il y a une dizaine d'années quand son patron d'alors, Carlos Ghosn, avait lancé parmi les premiers en Europe (et sous les moqueries), une voiture 100% électrique en Europe avec la Zoé. "Faux", répond Luca de Meo, son directeur général, qui a rappelé que Renault a consacré 5 milliards d'euros d'investissements sur cette technologie, a accumulé 10 milliards de kilomètres parcourus à travers son parc roulant de 400.000 voitures... Pour le nouveau patron, Renault a encore de beaux restes sur l'électrification pour enclencher une phase 2 très ambitieuse, mais surtout à des coûts ultra-compétitifs, tout en engageant 10 milliards d'euros d'investissements supplémentaires sur les dix prochaines années.
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Renault estime ainsi disposer d'expertises déjà investies pour améliorer ses moteurs électriques actuels et créer une nouvelle gamme, et sans terres rares cette fois. Le groupe mise également sur un nouveau type de moteurs dit à flux axial, pour améliorer les performances des moteurs hybrides. Il s'appuiera sur une startup française, Whylot, pour mettre en service ce moteur dès 2025.