Logement : ce que préconise le Medef pour booster la croissance

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Le Medef souhaite que les pouvoirs publics instaurent un cadre juridique et fiscal qui motive les investisseurs institutionnels (banques, assureurs) à revenir sur le logement.
Le Medef souhaite que les pouvoirs publics instaurent un cadre "juridique et fiscal" qui motive les investisseurs institutionnels (banques, assureurs) à revenir sur le logement. (Crédits : reuters.com)
L'organisation patronale rend public un Livre blanc dans lequel elle propose d'alléger la fiscalité sur les terrains constructibles, favoriser l'investissement locatif ou encore instaurer un "moratoire" sur les normes de construction. Revue de détail.

Le plan de relance mis en place par le gouvernement ces derniers mois va "dans le bon sens" mais est encore "insuffisant". Telle est la principale idée défendue par le Medef dans un Livre blanc sur le logement dévoilé lundi 9 mars.

Le document a été coécrit avec la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), la Fédération française du bâtiment (FFB) et la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim), membres du Medef. Voici les principales propositions qu'il contient.

  • Libérer du foncier constructible

Le Medef exhorte en premier lieu l'Etat à "libérer du foncier constructible à des conditions abordables là où sont localisés les besoins".

Pour cela, il préconise une fiscalité incitative sur les terrains à bâtir, la généralisation des plans locaux d'urbanisme intercommunaux (PLUI) et un soutien financier aux collectivités locales bâtisseuses.

  • Revue des "règles et normes obligatoires inutiles"

Au plan réglementaire, l'organisation patronale veut "un moratoire pendant au moins trois ans" sur les textes régissant la construction et une revue des "règles et normes obligatoires inutiles, excessives ou prématurées", un chantier déjà ouvert par le gouvernement.

  • Rallonger la durée du remboursement du Prêt à taux zéro

L'organisation patronale demande aussi que l'Etat "renforce l'attractivité des dispositifs d'aide à l'investissement locatif" tels que le dispositif Pinel, récemment remanié, et rallonge la durée de remboursement du Prêt à taux zéro (PTZ+), un dispositif crucial pour les primo-accédants.

  • Un cadre juridique et fiscal "motivant"

Le Medef souhaite que les pouvoirs publics instaurent un cadre "juridique et fiscal" qui motive les investisseurs institutionnels (banques, assureurs) à revenir sur le logement.

  • Maintien de la TVA à 5,5% sur les travaux de rénovation énergétique

Pour favoriser la rénovation des logements, l'organisation souhaite voir pérennisés la TVA à 5,5% sur les travaux de rénovation énergétique, et le Crédit d'impôt pour la transition énergétique.

  • Faciliter l'expulsion des locataires

L'organisation patronale veut aussi voir "abrogé" l'encadrement des loyers prévu à Paris à partir du printemps et "facilitée" l'expulsion des locataires "défaillants de mauvaise foi".

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a écrit le 11/03/2015 à 1:16 :
Les mauvais payeurs devraient etre fiches et l'argent qu'ils recoivent de la secu directement paye aux proprietaires...... Ca ne resoud pas tout, mais c'est une option....
a écrit le 10/03/2015 à 11:18 :
Il faudra bien un jour trouver une corrélation entre prix de l'immobilier et salaires.La bulle éclatera bien jour a moins qu'on ne multiplie les salaires par 10,ce dont je doute
a écrit le 10/03/2015 à 9:28 :
En quoi l'abrogation de l'encadrement des loyers (qu'Angela Merkel, cryptocommuniste notoire, veut renforcer en allemagne) est il lié à l'expulsion des mauvais payeurs ?
a écrit le 10/03/2015 à 9:00 :
Le medef devrait préconiser une hausse des salaires pour que les gens puissent acheter.
Sans une inflation importante, le marché immobilier restera au plus haut. Ce n'est plus possible dans un contexte"euro", ce n'est, donc pas prêt de s'améliorer.
a écrit le 09/03/2015 à 15:27 :
Avec les taxes de tout genre impossible pour un investisseur de rentrer dans ses frais. Je laisse le soins aux personnes qui n'ont pas eu à gérer un petit patrimoine avec un prêt de parler.
Réponse de le 09/03/2015 à 20:25 :
La solution est-elle de baisser les taxes ou bien d'attendre que le marché revienne à la raison? Effectivement, à l'heure actuelle, impossible pour un investisseur de rentabiliser son bien à ce niveau de prix (3 fois les prix de 1999) et de loyers (bien augmentés depuis mais pas du tout x3). Donc oui, à ce niveau de prix (complètement délirants et décorrélés des revenus de ceux qui sont censés acheter, qui sont hors course sauf pour les 5% de revenus les plus élevés et quelques autres à qui papa donne/lègue une somme à 6 chiffres pour leur permettre d'acheter), tout est bloqué.
Si les prix redescendent (on préconise du 30 à 40% de baisse), curieusement, tout un tas d'effets vertueux va pouvoir se déclencher : les ménages vont pouvoir acheter leur logement (faisant repartir les transactions, pas comme dans la situation actuelle où un couple de cadres supérieurs ne peut pas acheter, même avec un prêt sur 25 ans, le logement que Papy a acquis avec un salaire d'ouvrier sur 12 ans), l'argent va pouvoir se libérer et au lieu de dépenser des fortunes pour un toit, les Français vont pouvoir faire tout un tas de choses saugrenues comme par exemple consommer pour faire repartir l'économie française, investir dans l'économie et non dans des tas de pierre surcotés, et les impôts que vous dénoncez baisseront drastiquement. Certes, quelques spéculateurs y perdront des plumes et hurleront à la "déprime du marché", mais ils seront bien seuls!
Réponse de le 10/03/2015 à 7:28 :
Si trop de taxes, vendez tout et investissez ailleurs sans risque. Je ne comprends pas pour quoi vos gardez des avoir non-rentables...
a écrit le 09/03/2015 à 15:25 :
Le Medef etant en therorie une organisation liberale, il est amusant de voir qu ils se tournent vers l etat (par ex pour liberer du foncier). Pour le reste, c est quand meme le degre 0 de la pensee : pas une allusion aux prix excessif et decorelles des revenus et par contre encore une demande de subvention (via les terrains pas cher, un scellier bis )aka cadre fiscal motivant) ou extension du PTZ) ...
Ils faudrait savoir : ils veulent payer moins d impots ou PLUS ? si c est m oins, il faut demander MOISN a l etat, pas plus ....
Réponse de le 09/03/2015 à 20:13 :
En réalité ils veulent le maintient du robinet qui leur déverse des milliards d'argent public chaque année, mais avec les impôts des autres! Vous ne comprenez donc rien.
a écrit le 09/03/2015 à 15:19 :
Sinon, on redirige l'argent du fonds de réserve des retraites (qui finance pour l'instant largement les énergies fossiles) vers la construction de logements, pour un même rendement! cela permet de baisser les loyers, qui représentent une part disproportionnée des dépenses des ménages français...
https://www.youtube.com/watch?v=_6r3ijSkp88
a écrit le 09/03/2015 à 15:03 :
Pas la peine de lancer la pierre au proprio. Les loyers sont chers parce que les constructions sont chers. Quand-on achète un deux pièces de 28 mètres à Paris à 450000 euros, on ne va pas s'attendre que le proprio loue l'appart à 400 euros par mois. Il va le louer au moins 3% de 450000 diviser par 12, soit 1125 euros. Le loyer est cher aussi, parce que l'état prélève les 16% sur les loyers au titre de prlt sociaux, il impose le reste à l'impôt sur le revenue, et ISF. Ainsi, le même proprio payera 180 euros de prlt sociaux par mois, 270 euros d'impôt par mois (tranche 24%) et et 375 euros de ISF calculé sur 1 mois...soit 825 euros par mois. Il reste au proprio 300 euro sur loyer de 1125. Et voilà, c'est pas la peine de fermer les yeux et faire des discours savants.
Réponse de le 09/03/2015 à 20:11 :
Vous prenez le problème par le mauvais bout. Une grosse partie de cette "fiscalité abusive" (ISF, CSG, ...) n'est qu'une conséquence directe de l'hypertrophie du secteur immobilier et de la hausse malsaine 1999-2012.

Si Papy considère que son 80m² dans Paris vaut un million d'euros à a vente (acheté moins d'un tiers du prix 15 ans plus tôt) et que si un sale petit jeune daigne oser vouloir habiter dans 80m², il n'a qu'à soit espérer qu'un de ses aïeux clamsent enfin pour qu'il puisse toucher un héritage, soit gagner 20 000€ / mois pour pouvoir emprunter un million sur 20 ans (je viens de vérifier en simulation de capacité d'emprunt), ça ne semble choquer personne.
Il est donc tout à fait normal que l'Etat arrive derrière et considère ledit papy comme un millionnaire et lui fasse payer les impôts (ISF, CSG, autres) qui conviennent. Or, comme ledit papy n'est pas un travailleur productif qui en est arrivé là à la sueur de son front (sinon il pourrait refaire exactement la même en repartant aujourd'hui à salaire égal) mais un enrichi sans cause, papy vient pleurer qu'il est victime d'un apartheid fiscal.

Une solution à cela serait que les prix s'effondrent pour revenir aux prix de 1998, et là, curieusement, lesdits propriétaires ne seront plus soumis à l'ISF, la CSG et les taxes fonciètrs seront beaucoup plus faible, et la fiscalité immobilière ne sera plus du tout à ce niveau qui vous choque tant (qui ne sont que la conséquence mécanique directe de la bulle actuelle).
a écrit le 09/03/2015 à 14:45 :
*tous
a écrit le 09/03/2015 à 14:43 :
Mis à part alléger la fiscalité dans tout les domaines, le MEDEF propose quoi d'autres?! A croire qu'ils ont aussi défiscalisé leur raisonnement de toute intelligence...
a écrit le 09/03/2015 à 13:26 :
Ce qui bloque le marché ce sont d'abord les prix qui restent beaucoup trop élevés par rapport aux salaires des Français. Il va falloir attendre plusieurs années que le marché se dégonfle pour que les constructions repartent. Bien sûr il faut simplifier et réduire toutes les normes inutiles, mais le problème principal est que les prix sont surévalués.
Réponse de le 09/03/2015 à 14:46 :
Si l'on tient compte du prix d'achat d'un bien immobilier, les loyers sont trop bas. Il faut environ 25 ans pour l'amortir! Et ce sans prendre en compte un éventuel prêt, les charges et impôts à payer.
Réponse de le 09/03/2015 à 14:58 :
Pour faire baisser les prix, une augmentation importante de l'offre sera la bienvenue... Simplifier le système des autorisations et des permis de construire y contribuerait grandement...
Curieux : personne n'en parle...
Qui se goinfre dans l'affaire ?
Réponse de le 09/03/2015 à 15:36 :
ce ne sont pas les loyers qui sont trop bas Silvia ce sont les prix élévés des logements à l'achat.
Réponse de le 10/03/2015 à 8:27 :
Y a pas de pénurie de logements, c'est un mensonge. Ou alors quelques endroits comme PARIS...Mais Paris n'est pas la France. Y a des millions de logements vides, mais personne ne veut y habiter. Posez vous les bonnes questions.
a écrit le 09/03/2015 à 13:19 :
Le dernier point est le plus important ET NE COUTERAIT RIEN à l'état !! Pour les pseudo-humanistes qui pensent qu'ils faut laisser les mauvais payeurs en place...rien ne leur interdit de payer le loyer à leur place !
Réponse de le 09/03/2015 à 14:13 :
Les proprios n'ont qu'à exécuter les garanties exorbitantes et de baisser les prix des loyers pour permettre au gens de se loger.
Réponse de le 09/03/2015 à 15:27 :
helas si, expulser un mauvais payeur ca coute a l etat car il va falloir reloger celui ci et l hebergement d urgence coute bine plus cher qu un loyer classique. Et je parle pas des degats sociaux s il y a des enfants.
Réponse de le 09/03/2015 à 16:51 :
@ @lyon69: oui mais ca, ca ne devrait pas etre le probleme du proprietaire qui a un pret a payer. Un locataire ne paye pas, ils devrait etre expulsable sous 3 mois, hiver ou non, enfants ou non. Libre a l'Etat de le prendre en charge si nous faisons ce choix de societe, mais dans ce cas c'est a tout le monde de payer cette prise en charge. Tant que la France n'aura pas compris que l'investissement ne viendra que dans un etat de droit (les investisseurs ne viennent pas pour se faire detrousser parce que l'etat surtaxe ou se decharge de ses missions et les assigne de maniere autoritaire aux preneurs de risque...), et bien on continuera a avoir un manque d'investissement chronique et une fuite des capitaux et des talents. C'est valable dans l'immobilier comme dans le reste.

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