Crédit immobilier : ces sociétés qui vous disent si vous êtes éligible

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(Crédits : © Michael Caronna / Reuters)
Trouver un bien immobilier, prendre rendez-vous avec sa banque ou avec un courtier et présenter un plan de financement au notaire restent les trois étapes obligatoires dans le cadre d'une acquisition. Des plateformes permettent de se libérer de ces contraintes.

Remplir un questionnaire en ligne et savoir en quelques minutes si vous pouvez bénéficier d'un prêt immobilier est désormais possible. Courtier depuis quinze ans à Bordeaux et dans l'ouest de la France, Ashler & Manson propose ce service depuis septembre 2018.

Deux de ses confrères - Négocial Finance et MP Courtage - lui ont transmis leurs données clients de façon anonymisée, si bien que sa base comprend désormais 50.000 dossiers acceptés ou refusés. Grâce à tous ces éléments, le logiciel est capable de dire si l'acquéreur est susceptible ou non d'obtenir un crédit.

"Preacor.fr vient apporter la réponse à la question "Mais quelles sont mes chances ?" En revanche, si les gens racontent n'importe quoi, c'est à leurs risques et périls", explique son président Aymerick Pénicaut.

Sur son site, les questions vont effectivement droit au but :

  • "Situation familiale ?"
  • "Comportement bancaire ?"
  • "Nombre d'incidents ?"
  • "Charges et patrimoine ?"
  • "Epargne ?"
  • "Apport ?"
  • "Plan de financement ?"

Une fois les réponses fournies, le site génère un PDF indiquant un pourcentage de probabilité. Ce document peut être présenté à une agence immobilière, à une banque ou à un courtier, mais ne constitue pas un accord, insiste le dirigeant d'Ashler & Manson.

Une estimation gratuite et une banque recommandée

La plateforme monemprunt.com, en ligne depuis octobre 2017, soumet, elle aussi, le futur acheteur "assis dans son canapé à condition d'avoir photographié tous les documents administratifs avec son téléphone" à une quinzaine de questions. Nature du projet, usage, prix net vendeur, logement actuel, situation professionnelle sont autant d'informations demandées, avant que l'internaute n'indique son courriel et son téléphone afin de recevoir une estimation. Comme sur Preacor, ce service est gratuit, mais sur ce site, l'algorithme définit en outre les "meilleures banques" pour accompagner le projet.

"Les banques nous versent une commission, car nous leur apportons des dossiers clés en main et finançables", résume Gaëlle Aubrée, directrice générale adjointe de monemprunt.com. "Elles n'ont plus qu'à télécharger un lien avec toutes les pièces nécessaires."

Pour les particuliers, la jeune pousse met également à disposition un expert bancaire - d'ailleurs formé aux techniques de sophrologie pour atténuer le stress des clients jusqu'à la signature des offres de prêt définitives - avec qui échanger par téléphone. Il ne se rend pas pour autant aux rendez-vous de son client avec l'établissement financier.

"En moins de dix jours contre deux mois et demi habituellement, le crédit est débouclé" assure même Gaëlle Aubrée.

Elle propose aussi une "conciergerie du crédit", c'est-à-dire un accompagnement des phases de déménagement, de changements administratifs et même de décoration. Demain, la startup veut "intensifier" les partenariats avec les réseaux d'agences pour gagner en visibilité, et après-demain, recourir à la signature électronique.

Ces deux entreprises certifient par ailleurs qu'elles travaillent à simplifier encore et toujours la démarche de leurs utilisateurs.

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Commentaires
a écrit le 04/01/2019 à 18:11 :
La banque traditionnelle n'a pas besoin d'apporteur d'affaire. C'est son métier d'explorer les risques financiers de son client, de les prendre ou de les laisser, dans l'intérêt mutuel. Mais les banques sont de plus en plus spéculatives et font des paris avec la caution de l'Etat, comme la BPI par exemple. Dans ce cas un bon présentateur va savoir manipuler la décision comme ne sait pas le faire un brave client. C'est de cette façon que la part des services, notamment le savoir mentir avec génie, augmente les coûts des start-ups.
a écrit le 04/01/2019 à 17:00 :
Une etape aussi tres importante pour beaucoup : trouver un assureur
a écrit le 04/01/2019 à 15:10 :
Tous ces courtiers et banques qui ne font pas bouger le doigt avant de leur présenter tous les documents, même les plus intimes, pour se rendre compte à la fin que ça ne servait à rien pour évaluer et/ou estimer la capacité à acheter.
les courtiers, comme les banquier et les agences immobiliers, ont tous mis en place des procédures qui bloquent les clients sinon, les mets à nu pour une question de simulation, on se rend compte à la fin que le courtier n'est même pas au courant des techniques de démarchage des banques, il est là, juste pour constituer le dossier et le transmettre à toutes es banques (ce que peut faire le client lui même), les intervenants banquiers n'ont même pas de pouvoir de négociation et ne sont, parfois, même pas au courant des conditions imposées par leur propre banque, ce n'est qu'en avançant dans les démarches qu'ils découvrent, en même temps que le client, des fausses informations publicitaires; quand aux agents immobiliers, eux aussi, loin d'une vraie technique et de conscience professionnelle, ils ne maitrise ni le commercial ni la prospection et encore loin la relation clientèle, ls sont là pour mettre des menottes aux propriétaires, surestiment les biens , ils sont même parfois la cause principale des hausses des prix et de blocage des affaires, et spécialistes des mensonges envers les acheteurs potentiels, ils se prennent parfois pour des milliardaires qui vendent leur bien, ne transmettent pas les offres aux propriétaires, puis enfin, ils interviennent dans les compromis de vente comme une partie à part entière pour se réserver le droit de se faire rémunérer même si l'affaire n'abouti pas, le pire, c'est qu'il ajoutent des clauses qui sont interdites par la jurisprudence plusieurs fois, comme par exemple, l'acheteur doit présenter le refus de financement de plusieurs banques dans les mêmes conditions de financement, ce qui est impossible dans la pratique, chaque banque a ses propres règles de financement quand au montant financé, le taux appliqués et autres ;...
Alors c'est qui le responsable de ce désordre, le législateur, la justice, les associations des métiers, les politiques, le droit, les personnes, qui donc le responsable qu'il se dénonce pour rendre à césar ce qui lui revient et faire Reigner l'honnêteté et la justice.
a écrit le 04/01/2019 à 8:25 :
Ont-elles intégré les salaires amputés du prélèvement à la source?
Réponse de le 04/01/2019 à 9:25 :
Ce calcul de l impôt existait déjà auparavant... aujourd hui pour les banques et organismes de prêts c est encore plus simple car le montant est net ( au lieu de brut )
a écrit le 04/01/2019 à 8:13 :
Ont elle intégré les salaires amputés du prélèvement à la source?
Réponse de le 04/01/2019 à 14:02 :
Comme depuis toujours, vous croyez que quelque chose change d'un coup à cause du prélèvement direct ? Sont pas nées de la dernière pluie, les banques... C'est étonnant ces fantasmes qui circulent, ces craintes artificielles. Vs la mensualisation, c'est même 8,33% par mois et non 10% [mais le taux lié aux revenus pas au taux une fois les déductions prises en compte, plus tard, après déclaration des revenus, plus tard].

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