BTP : Bouygues prend la main sur Colas, son patron démissionnaire sort du silence
César Armand
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Frédéric Gardès
Julien Lutt/Colas
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Julien Lutt/Colas
Le communiqué de presse est tombé juste avant l'ouverture de la Bourse. Bouygues a annoncé, ce lundi 18 septembre, sa volonté de retirer d'Euronext sa filiale Colas, spécialisée dans la route, les matériaux de construction, le ferroviaire et le transport d'eau, d'énergie et de fluides. Comment ? En déposant « dans les prochains jours » un projet d'offre publique de retrait auprès de l'Autorité des marchés financiers. Autrement dit, le géant français du BTP coté au CAC 40, déjà détenteur de 96,8% du capital de son entité depuis son rachat en 1985 auprès du groupe SCREG [Société chimique routière et d'entreprise générale, Ndlr], va racheter les 3,2% restants.
Dans les faits, cette décision a été prise lors d'un conseil d'administration extraordinaire de Colas organisé le 17 septembre. Lors de cette réunion, il a également été acté la dissociation des fonctions de président du conseil d'administration et de directeur général. Ce dernier pourra « se concentrer sur la direction opérationnelle » de la filiale de Bouygues, est-il écrit dans une déclaration transmise aux journalistes par la major.
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La nouvelle n'a pas fait que des heureux. Le projet de retirer Colas de la cote et les modalités d'exercice de la direction générale de l'entité « ne correspondaient pas aux attentes personnelles » du PDG Frédéric Gardès. Résultat, ce dernier a « présenté sa démission ». En interne, les uns estiment que la dissociation a été vécue comme une rétrogradation par le patron sortant, tandis que les autres font état d'une incompatibilité d'humeur entre ce dernier et Olivier Roussat, directeur général du groupe Bouygues.
César Armand