Affecté par la crise du logement, Vinci mise sur les mesures du gouvernement Attal
César Armand
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Xavier Huillard est président-directeur général de Vinci depuis 2010.
© Philippe Wojazer / Reuters
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La crise du logement a des répercussions sur toutes les sociétés, y compris les majors du BTP cotées au CAC 40. Vinci n'échappe pas à la règle. Lors de la présentation de ses résultats annuels ce jeudi, le géant de la construction et des concessions a annoncé, pour sa filiale dédiée, un chiffre d'affaires en recul de 19% à 1,2 milliard d'euros, contre 1,5 milliard en 2022.
« Dans un environnement de taux d'intérêt élevés », Vinci Immobilier a ainsi communiqué sur une baisse de 30% de la réservation de ses logements neufs : 4.214 logements en 2023, contre 6.059 l'année précédente. Une baisse « limitée par la conclusion de ventes en blocs de logements à des organismes sociaux », type CDC Habitat, la filiale logement de la Caisse, et Action Logement. A la demande de l'Etat, ces derniers ont racheté près de 50.000 logements neufs aux promoteurs immobiliers.
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Malgré cette aide, l'entité immobilière de Vinci n'a pu échapper à un plan de départs volontaires, ainsi qu'à un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Le président-directeur général du groupe, Xavier Huillard, n'en a pas reparlé ce matin. En revanche, il avait confirmé la rumeur à la presse, lors d'un déjeuner de vœux le 12 janvier dernier.
César Armand