« France moche », boîtes à chaussures... Les zones d'activités commerciales (ZAC) monofonctionnelles, où les parkings bitumés XXL sont rois et les ronds-points les princes, restent affublés de surnoms peu sympathiques. Et ce alors même qu'il y en a plus de 1.500 dans l'Hexagone qui captent 72% de la consommation des ménages. Un modèle hérité des années 1960 grand comme cinq fois Paris - 500 millions de m² - que le gouvernement souhaite transformer à l'heure du zéro artificialisation nette (ZAN) des sols.
Six mois après avoir lancé un appel à manifestation d'intérêt « un nouvel horizon pour les zones commerciales », la ministre du Commerce Olivia Grégoire vient en effet de communiquer une liste de 74 lauréats moyennant 26 millions d'euros d'argent public. C'est 2 millions d'euros de plus que prévu, mais Bercy a reçu 112 candidatures en trois semaines, au lieu de 50 comme les hauts-fonctionnaires l'avaient imaginé. Des dossiers déposés par les élus locaux et/ou leurs aménageurs et leurs établissements fonciers, ou encore des groupements constitués de foncières commerciales et de promoteurs.
Dans le détail, 63 projets vont bénéficier d'une enveloppe globale de 5,7 millions d'euros. Tous profiteront d'une subvention de 75.000 euros pour lancer des études préalables. 16 toucheront une aide complémentaire de 75.000 euros pour financer la conduite de projet, soit en recrutant un chef de projet, soit en embauchant un assistant à la maîtrise d'ouvrage, soit en conduisant des actions de concertation.