C'est une affaire de quelques jours. En février, le gouvernement annoncera les collectivités territoriales retenues dans le cadre de l'appel à manifestation d'intérêt « un nouvel horizon pour les zones commerciales » lancé mi-septembre. A l'époque, les ministres de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, et les (ex-?) ministre du Commerce Olivia Grégoire et du Logement Patrice Vergriete avaient annoncé, à Bercy, le déblocage de 24 millions d'euros pour accompagner les élus locaux à transformer leur entrée de ville. Des zones d'activités commerciales (ZAC) monofonctionnelles, où les « boîtes à chaussures » sont les reines et où les parkings bitumés XXL sont les rois, synonymes, à tort ou à raison, de destruction de centres-villes et d'étalement urbain.
Trois types de ZAC ont concernées. Au premier chef, les zones dynamiques en zone dense pour rationaliser l'activité commerciale et introduire de la mixité fonctionnelle (logement, bureau...). Mais aussi les ZAC en déprise en regroupant les magasins et traitant les friches. Ou encore les ZAC en zone peu dense où il s'agit de favoriser l'implantation d'autres activités, « notamment » industrielles.