Mieux gérer la situation des passoires en copropriété. C'est l'autre grande annonce de Christophe Béchu, après le déclassement de 140.000 logements étiquetés G et F. « Comme les procédures de décision prennent du temps, nous allons permettre de prendre en compte ceux qui s'engagent dans les travaux », a déclaré, le 12 février au Parisien, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.
Quiconque vit en copropriété sait en effet que les travaux de rénovation énergétique dans les parties communes doivent être adoptés à la majorité lors d'une assemblée générale (AG), se tenant une fois par an. Sauf que leur validation peut prendre entre trois et cinq ans le temps de voter, AG après AG, la réalisation d'un audit, la sélection d'un devis et le budget des travaux.
Dans le cadre du projet de loi sur l'habitat indigne et les copropriétés dégradées en cours d'examen au Parlement, le gouvernement s'apprête donc à déposer - le 27 février au Sénat - un amendement qui suspend l'interdiction de location pendant deux ans « à compter de la date du vote, le temps de réaliser les travaux ». Le 1er janvier 2025, qui signait le bannissement des logements catégorisés G, « n'est pas une date couperet ».