Le premier actionnaire d'Holcim refuse les termes de la fusion avec Lafarge

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Le suisse Holcim n'a pas convaincu son premier actionnaire de la pertinence de la fusion avec le français Lafarge.
Le suisse Holcim n'a pas convaincu son premier actionnaire de la pertinence de la fusion avec le français Lafarge. (Crédits : reuters.com)
Eurocement Holding a annoncé qu'il refusait la fusion Lafarge-Holcim en l'état du ratio d'échange d'actions qu'il estime insuffisant. Il y a une semaine, la fusion avait été fragilisée par le choix de la future direction, et le patron de Lafarge avait dû renoncer au poste de directeur général pour celui de co-président.

Eurocement Holding, deuxième actionnaire du cimentier suisse Holcim, n'est pas satisfait du rapport d'échange lié au projet de fusion avec le français Lafarge, a déclaré lundi à Reuters une source au sein d'Eurocement

"Le ratio n'est pas assez bon"

Lafarge et Holcim ont remis le 20 mars dernier leur projet de fusion sur les rails en ramenant le ratio d'échange à 0,9 action Holcim pour une action Lafarge, au lieu de la parité, ce qui donnerait près de 56% du futur ensemble à Holcim et 44% à Lafarge, contre 53%-47% dans le schéma initial. Cet accord ne satisfait pas Eurocement, qui détient 10,8% du capital du cimentier suisse.

"Nous pensons que le ratio n'est pas assez bon", a dit la source. "La situation actuelle ne nous satisfait pas".

La source confirme ainsi une information de l'hebdomadaire helvétique Sonntagszeitung, qui écrivait dimanche que l'homme d'affaires russe Filaret Galtchev, à la tête de la holding Eurocement, rejetait les nouveaux termes de l'accord.

Harris Associates monte dans le capital

De son côté, l'investisseur Harris Associates, troisième actionnaire d'Holcim, a annoncé lundi avoir renforcé sa participation dans le capital du cimentier suisse. Le fonds détient désormais 6,38% d'Holcim, a déclaré sa porte-parole dans un communiqué, contre 4,94% fin avril 2014, comme il était signalé sur le site du groupe helvétgique.

L'annonce renforce l'impact potentiel des déclarations faites la semaine dernière par le responsable des actions internationales d'Harris Associates sur l'avenir du projet. David Herro avait déclaré à un journal suisse qu'il voulait savoir qui dirigerait la future entité issue de la fusion avant de décider s'il soutenait ou pas le projet.

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Commentaires
a écrit le 06/04/2015 à 20:25 :
La demande d'Eurocement, propriété de l'oligarque russe Galchev, a été rejetée par Holcim, dont le président, Walter Reichle, a déclaré qu'il était certain d'obtenir la majorité qualifiée en faveur du rapprochement avec Lafarge lors du prochain conseil d'administration du groupe suisse. La fusion se fera donc bien sur la base des derniers termes acceptés par Lafarge et Holcim. Reste à Lafarge à désigner dans les jours qui viennent le futur directeur général.
a écrit le 31/03/2015 à 10:58 :
Il faut arrêter cette fusion qui n'en est pas une. Le PDG de Lafarge espérait diriger le groupe, c'est raté, donc il n'a plus d'intérêt personnel à la fusion.
a écrit le 30/03/2015 à 21:23 :
Le terme fusion peut prêter a confusion dans le sens ou en réalité une entité rachète l'autre : les actionnaires de Lafarge qui cèdent leurs titres a ceux d' Holcim . en contrepartie d'actions Holcim (et non en cash).
Beaucoup de com et de marketing, mais au final Lafarge disparaît , cesse d'etre cotée a Paris en tant que tel, et passe effectivement sous la coupe d'Holcim - opportunément rebaptise Holcim-Lafarge.
a écrit le 30/03/2015 à 20:32 :
Une fusion mal née car insuffisament appuyée sur de réels avantages industriels ou stratégiques, qui tourne progressivement aux dépends de Lafarge et fausse donc les termes de l'accord initial ! Il est encore temps , bien que dangereux, de faire marche arrière......
Réponse de le 30/03/2015 à 21:13 :
Très juste. Ou s'arrêtera l'humiliation de Lafarge ? Qu'ils reprennent leurs billes puisque pas assez bien pour les suisses...

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