Pourquoi Brandt retrouve des couleurs

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260.000 tables à induction et 220.000 fours, soit environ 500 000 produits sont sortis en 2020 des usines du Centre Val de Loire de Brandt.
260.000 tables à induction et 220.000 fours, soit environ 500 000 produits sont sortis en 2020 des usines du Centre Val de Loire de Brandt. (Crédits : Reuters)
ORLEANS (45). Le groupe d’électroménager Brandt, repris il y a sept ans par l’algérien Cevital, investira 10 millions d’euros en 2021 sur ses deux sites d’Orléans et de Vendôme. A la clé, le lancement de nouveaux produits de cuisson innovants et la création d'une cinquantaine d’emplois.

Spécialisées dans la cuisson avec les marques haut de gamme De Dietrich et moyenne gamme Sauter et Brandt, les usines du Loiret et du Loir et Cher ont commencé à fabriquer plusieurs nouveaux fers de lance commerciaux pour le groupe. Four à cuisson ultra-rapide, table à induction ergonomique et intuitive, sonde connectée anti-débordement constituent autant d'innovations conçues par la cellule Recherche & développement adossée au site orléanais. Mis sur le marché à l'horizon 2021-2022, ces produits ont clairement pour objectif de conforter la position de leader du groupe, inventeur de l'induction, sur le segment de la cuisson. Le plan de développement de Brandt, qui mobilisera un investissement de 10 millions d'euros cette année, prévoit parallèlement d'augmenter ses capacités de production avec le recrutement de 40 à 60 salariés en 2021. Actuellement de 750 postes sur les deux usines, l'effectif sera ainsi porté à 800.

Effets Covid 19

Vendu en 2014 par l'espagnol Fagor au conglomérat algérien Cevital (3,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 18.000 salariés), le groupe Brandt retrouve donc des couleurs. Dernier groupe de gros électroménager à fabriquer une partie de ses produits dans l'Hexagone, Brandt met en avant cette spécificité dans le contexte porteur du Made-in-France. Si les produits froids (réfrigérateurs) et lavage (machines), moins qualitatifs et innovants, proviennent des chaînes de Cevital en Algérie, en Europe de l'est et en Asie, 60% du chiffre d'affaires du groupe (200 millions d'euros en 2020) reste issu des produits fabriqués à Orléans et Vendôme. « L'augmentation exponentielle du taux de télétravail dans les entreprises depuis un an a favorisé la pratique de la cuisine à domicile et poussé les Français à renouveler leur électroménager sur ce segment, explique Simon Barbeau, président de Brandt France. Notre pari est désormais d'accompagner cette croissance tout en sachant qu'elle sera limitée dans le temps ». Pour autant, Brandt a terminé l'année avec des recettes en repli de 20% après l'arrêt de ses deux usines pendant plusieurs semaines lors du premier confinement. Le groupe table désormais sur un rebond de 30% en 2021.

Atout Made in France également à l'export

La fabrication et l'origine locales constituent des atouts porteurs également à l'international, notamment en Asie, grâce à l'image flatteuse de la cuisine hexagonale. Symbole du luxe à la française, l'électroménager de cuisson haut de gamme est de surcroît très contributeur de marge pour Brandt. A l'horizon 2025, le groupe compte porter à 25% la part de l'export dans les recettes (15% en 2020). Une ambition annoncée lors d'une récente conférence de Dev 'up, l'agence de développement du Centre Val de Loire, consacrée aux entreprises régionales à capitaux étranger dont Brandt constitue l'un des fleurons.

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Commentaires
a écrit le 19/03/2021 à 21:33 :
Bravo pour votre réussite !

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