Réquisitions de logements pour les JO 2024 : la colère des étudiants
César Armand
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Emmanuel Foudrot
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Le chiffre donne le tournis. Lors des Jeux olympiques et paralympiques l'été prochain, il faudra loger près de 100.000 personnes en plus des visiteurs : 40.000 bénévoles et 45.000 agents de sécurité. Dès mai 2023, le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) de Paris, qui gère les résidences étudiantes, a donc envoyé un mail à ses locataires afin de récupérer tout ou partie de son parc immobilier de 3.000 logements le temps de la compétition sportive.
Une décision qui n'est pas passée auprès des syndicats étudiants. Solidaires a porté l'affaire en justice, conduisant à ce que le Tribunal administratif de Paris suspende la décision du Crous de limiter les baux d'occupation au 30 juin 2024. Suite à quoi ce dernier avait décidé, le 6 novembre, d'octroyer une indemnité de 100 euros ainsi que deux places pour les épreuves sportives.
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Le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) de Paris s'est, entre-temps, pourvu en cassation devant le Conseil d'Etat. Vendredi dernier, la plus haute juridiction administrative a jugé qu'il n'y avait pas lieu de statuer, relevant les « diverses aides pour pallier les conséquences d'un changement de logement et de résidence universitaire ».
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