Infrastructures : Egis devrait dépasser ses prévisions de croissance plus vite que prévu
César Armand
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Laurent Germain est directeur général d'Egis
Studio Cabrelli
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C'est un rêve américain que poursuivait Egis, depuis au moins deux ans et demi. Avant même la présentation, par le président Joe Biden, du plan « Build Back Better » doté de 500 milliards de dollars, l'entreprise française spécialisée dans le conseil, l'ingénierie et l'exploitation des infrastructures se positionnait, dès le printemps 2021, pour y acquérir une société « généraliste » pour « plusieurs centaines de millions d'euros ».
Depuis le 26 juin dernier, c'est chose faite. Sans communiquer sur le montant de l'achat, elle a annoncé s'offrir McIntosh Perry. Cette cousine canadienne est « spécialisée dans les infrastructures publiques, les bâtiments et l'énergie ». Elle est également présente aux Etats-Unis via sa filiale BLN. Une société qui réalise 130 millions de dollars de chiffre d'affaires et qu'Egis compte porter à 300 millions d'ici à 2026.
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La transaction a été clôturée le 5 juillet, mais l'ex-filiale de la Caisse des Dépôts - qui détient toujours 34% du capital, contre 40% pour le gestionnaire d'actifs Tikehau Capital - compte bien continuer ses emplettes outre-Atlantique, où elle ne réalise que 1% de son chiffre d'affaires.
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Outre cette opération, Egis, déjà présent dans les aéroports et les routes, vient de remporter, avec l'équivalent de la RATP milanaise, un contrat de 11 ans pour l'exploitation du métro de Thessalonique, deuxième ville de Grèce. Déjà présente dans les tramways, il s'agit de sa première réalisation dans le rail.
César Armand
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