L'année 2016 a été particulièrement mouvementée pour Sanofi, avec des coups durs comme l'échec du rachat de Medivation, des déremboursements de médicaments aux Etats-Unis, une activité diabète dans le rouge. Le groupe était attendu au tournant lors de la publication de ses résultats annuels, mercredi 8 février. Voici ce qu'il faut en retenir.
Le groupe a enregistré un chiffre d'affaires en recul de 0,7% (en progression de 1,2% en devises constantes) à 33,8 milliards d'euros et un bénéfice net en hausse de 9,8% à 4,7 milliards d'euros. C'est mieux que prévu, a assuré Olivier Brandicourt, patron du groupe pharmaceutique. Les investisseurs ont acquiescé: le groupe prenant plus de 2,5% en Bourse en fin de matinée.
Sanofi a enregistré de bonnes performances avec son activité "Produits en médecine de spécialité" (5,95 milliards d'euros, en hausse de 1,2%), boostée par les ventes de médicaments contre la sclérose en plaque.
La partie "vaccins" a également connu une forte augmentation de son chiffre d'affaires (+8,8% à 4,58 milliards d'euros) grâce aux vaccins contre la grippe notamment (+16,6% à 1,5 milliard d'euros).
En revanche, l'activité "diabète et cardiovasculaire", qui a généré 7,8 milliards d'euros en 2016 a enregistré une baisse du chiffre d'affaires de 2%, plombée par les baisse de ventes du Lantus, son insuline phare. Elle a, comme en 2015, pesé négativement sur la croissance du groupe. Les ventes des produits de prescriptions établis (médicaments historiques tels que le Plavix) de Sanofi sont également dans le rouge. Ils chuté de 6,8% à 10,3 milliards d'euros, concurrencés par les génériques. Enfin, les revenus issus de la santé grand public (médicaments vendus hors prescription) ont baissé de 7,9% à 3,33 milliards d'euros.
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Si le bénéfice de Sanofi a progressé, c'est notamment grâce à la réduction des coûts engagée: 650 millions d'économies réalisées l'année dernière. Le groupe prévoit d'accélérer les restructurations et de faire grimper les économies à 1,3 milliard d'euros en 2017. Pour y parvenir, il va, entre autres, supprimer 20% des emplois dans ses divisions américaines dédiées au diabète et aux maladies cardiovasculaires.
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Le groupe est prudent pour 2017. Il s'attend à une évolution du bénéfice net par action à taux de change constants de "stable à -3%" par rapport à 2016. "Sauf événements majeurs défavorables imprévus.".
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