Pharmaceutique : GSK à la recherche de son futur patron

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Andrew Witty lors d'une table ronde à la Chatham House en octobre 2015.
Andrew Witty lors d'une table ronde à la Chatham House en octobre 2015. (Crédits : Flickr/Chatham House. CC License by.)
Le directeur général du géant pharmaceutique britannique, Andrew Witty, prendra sa retraite au printemps 2017, à l'âge de 53 ans. Le conseil d'administration se donne un an pour mener à bien la succession.

Dans un peu plus d'un an, GlaxoSmithKline (GSK) devrait avoir un patron. Le premier groupe pharmaceutique britannique a annoncé dans un communiqué jeudi 17 mars que Andrew Witty, son directeur général depuis 2008, allait prendre sa retraite au printemps 2017. Ce départ a été fixé au 31 mars 2017.

Sa décision n'est pas une grande surprise, puisque le président du conseil d'administration, Philip Hampton, discutait déjà de l'organisation de sa succession avec certains actionnaires, selon des personnes au fait du dossier.

Les candidatures ouvertes aux externes

"L'année prochaine, cela fera presque dix ans que j'aurai été directeur général et ce sera le bon moment pour un nouveau dirigeant de prendre les rênes", a expliqué Andrew Witty, jugeant "important que le conseil d'administration ait le temps nécessaire pour bien conduire le processus" de succession.

GSK va à présent rechercher un successeur et "étudiera des candidatures internes et externes pour cette fonction", ajoute le communiqué.

Présent depuis plus de trente ans dans l'entreprise

Arrivé en 1985 à GSK, Andrew Witty a tenu diverses fonctions dans les ventes et le marketing, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud, aux Etats-Unis et à Singapour, avant d'accéder au poste de numéro un exécutif le 21 mai 2008. Sous son égide, GSK a œuvré à réformer ses pratiques marketing et a mis l'accent sur le développement de vaccins, avec notamment le développement d'un traitement préventif contre le virus Ebola.

Les ventes mitigées et l'énorme scandale de corruption en Chine pour lequel GSK a été condamné à une amende massive de 3 milliards de yuans (415 millions d'euros au taux de change actuel) ont toutefois terni son bilan.

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"Le nouveau directeur général devrait avoir pour tâche de continuer à investir dans la [recherche et développement] et les nouveaux produits face à la menace des fabricants de génériques, tout en tenant les objectifs de réductions de coûts", a expliqué Helal Miah, analyste au Share Centre.

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(avec AFP et Reuters)

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