Interfaith center on corporate responsibility, une organisation qui regroupe plusieurs investisseurs, s'inquiète des risques juridiques et réglementaires pour l'industrie pharmaceutique. Elle réclame une modération des hausses des prix des médicaments et plus de transparence sur ces pratiques.
Plusieurs laboratoires ont refusé de répondre positivement aux requêtes de l'organisation, selon le site spécialisé Fierce Pharma, car une telle action "divulguerait des informations créant un désavantage compétitif", arguent les sociétés pharmaceutiques. Elles jugent également que "les consommateurs ne comprendraient pas forcément la complexité de la fixation du prix d'un médicament". Certains laboratoires ont toutefois accepté de dévoiler des détails sur les raisons des hausses de prix, à l'instar de Merck .
Pour quelles raisons ces investisseurs augmentent-ils la pression ? Pour éviter les "prix prédateurs", qui "rompent le contrat social entre l'industrie pharmaceutique et les patients", avance l'organisation. Ainsi, en poussant l'industrie pharmaceutique à faire le dos rond devant les autorités américaines en modérant les fixations des prix de leurs traitements, les actionnaires cherchent à "limiter les risques imminents réglementaires et juridiques pouvant menacer le business des sociétés, et leurs investissements".
Il faut dire que plusieurs laboratoires se sont retrouvés dans le collimateur des autorités américaines après avoir augmenté fortement leurs prix. Mylan a été visé par une enquête après avoir décuplé le prix d'un médicament. Le Congrès a mis la pression ces derniers mois sur plusieurs laboratoires pharmaceutiques qui ont augmenté drastiquement les prix de leurs traitements, dont Valeant.
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Les investisseurs espèrent également que l'industrie pharmaceutique fasse bonne figure dans un contexte d'incertitude. Donald Trump n'a pas encore concrètement agit sur le prix des médicaments. Après avoir tancé les industriels, ce dernier a adouci son discours début février. Mais il maintient toutefois sa volonté de faire baisser le prix des médicaments. Prudence pour les laboratoires ?