Pourquoi Monsanto refuse la nouvelle offre de Bayer

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En parallèle, Monsanto est en discussion avec l'Allemand BASF.
En parallèle, Monsanto est en discussion avec l'Allemand BASF. (Crédits : © Brendan McDermid / Reuters)
Bayer a relevé son offre de rachat de trois dollars à 125 dollars par action. Mais Monsanto espère obtenir plus.

La naissance d'un titan de l'agrochimie n'est toujours pas d'actualité. Le conseil d'administration de Monsanto, le spécialiste américain des OGM et des pesticides, a estimé mardi 19 juillet que la nouvelle offre d'achat de son concurrent allemand Bayer était "insuffisante" pour garantir une fusion entre les deux entreprises mais reste prêt à des discussions.

Jeudi 14 juillet, Bayer avait annoncé porter son offre à 125 dollars par action contre 122 dollars précédemment. L'action de Monsanto perdait 0,25% à 15h34, tombant à 106,17 dollars. Et Bayer proposait également 1,5 milliard de dollars de dédommagement si la fusion échouait en raison de la défiance des autorités de concurrence.

Déjà en mai, Bayer, qui espère par cette possible acquisition s'ouvrir le marché nord-américain et bénéficier d'une importante complémentarité de portefeuilles, avait lancé une OPA de 62 milliards de dollars (dette comprise) pour racheter le fabricant du Roundup.

Monsanto espère obtenir plus

Le quotidien économique allemand Handelsblatt affirmait fin juin que Monsanto visait plutôt un relèvement du prix de 10 à 15 dollars par action (132 à 137 dollars par titre), ce qui ferait passer le montant du rachat dette comprise à 67-69 milliards de dollars. Comme le rappelle Bloomberg, lorsque China National Chemical Corp a racheté Syngenta, la valorisation de ce dernier représentait 16 fois son Ebitda (revenus avant intérêts, impôts...). Si Bayer faisait de même pour Monsanto, ce dernier pourrait espérer 145 dollars par actions

Par ailleurs Monsanto est en discussion pour un partenariat avec l'Allemand BASF, rapporte Bloomberg. Monsanto donnerait des actions en échange de l'activité agrochimique de BASF. D'après Bloomberg, Monsanto espère ainsi pousser Bayer à miser plus d'argent.

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Commentaires
a écrit le 20/07/2016 à 22:45 :
Le marché des semences issues de la transgénèse, outil biotechnologique qui a déjà 30 ans d'existence, est en effet entré en phase de maturité car il a fait le plein sur les grandes cultures ( Mais, soja, coton) en attendant que ce marché s'étende un jour au blé et au riz. Par contre le marché des semences améliorées par les nouvelles biotechnologies comme l'edition de gènes va exploser car ces outils nouveaux sont moins couteux, plus précis et plus rapides, ce qui permettra d'améliorer des plantes comme les fruits et légumes, les cultures vivrières etc...
a écrit le 20/07/2016 à 12:39 :
Monsanto étant dans une situation de faillite, le jeu, sauf offre surprise chinoise ou japonaise, est relativement réduit. On sait que Bayer veut se renforcer pour se dégager de l'agro - une des stratégies allemandes compliquées- pour la vendre à terme à BASF et se consacrer à la pharma. Ce dernier n'a donc aucun intérêt à faire monter les prix, sauf à vouloir favoriser la transaction sans que son collègue ne perde la face ou en tentant de trouver le prix d'accord possible côté américain. C'est en effet lui qui par la suite devra payer le prix que Bayer négocie actuellement avec Monsanto. Un prix solide cependant confirme la position stratégique de l'activité sur le plan boursier en pérennisant le détenteur mais aussi en permettant en la justifiant, l'augmentation des prix. D'autre part les américains sont obligés à des compensations du fait de la restructuration importante de leur chimie, dont aussi leur pharma. Une circonstance que les acteurs ne peuvent pas oublier. Un arbitrage sensible se déroule alors, que les spéculateurs adorent. Basé sur rien, la valeur des choses fait leur fortune. La capacité des entreprises à capter la richesse les transforme souvent en star. Une meilleure offre sera donc faite et acceptée.
a écrit le 20/07/2016 à 10:04 :
Une chose est certaine c'est que Monsanto, multinationale du pire, qui a entre autre conçue des armes chimiques, va mal.

C'est le secteur économique le pire qu'il soit, les conséquences de leur lobbying sont désastreuses d'un point de vue sanitaire et environnemental, la planète écoute en grande partie à cause de ces gens là pourtant au pied d'argile semble t'il puisque bayer est très endetté comme vous le disiez dans votre article précédent sur ce sujet.

Que cette économie tombe serait la meilleure nouvelle de ce siècle pour l'humanité.

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