Où s'arrêtera la hausse des prix des carburants en France ?

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Le prix de l'essence super sans plomb 95 atteint un niveau jamais touché. Le litre dépasse 1,51 euro/litre en moyenne.

Nouveau record historique en France pour les prix des carburants.  Les chiffres présentés ce lundi sur le site Internet de la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) montrent que pour la deuxième semaine de suite, le prix de l'essence super sans plomb 95 atteint un niveau jamais touché. Le litre dépasse 1,51 euro/litre en moyenne (1,5179 toutes taxes comprises). Il a franchi la barre de 1,50 euro la semaine précédente, dépassant son plafond historique de juin 2008.

Le litre de super sans plomb 98 atteint 1,5551 euro en moyenne en France.

Le diesel ou gazole, le carburant le plus vendu en France avec 78% de la consommation, vaut désormais 1,3702 euro le litre. C'est son plus haut niveau depuis août 2008. Mais pas son record :  fin mai 2008, il était monté à 1,4541 euro/litre.

Ces prix à la pompe grimpent bien sûr en raison de la flambée des cours du pétrole brut. Le baril de Brent de la Mer du Nord  dépasse les 110 dollars. Il est même monté  à 119,24 dollars le 24 février dernier, son plus haut niveau depuis août 2008.

La hausse des prix des carburants dans l'Hexagone alimente les polémiques politiciennes. Le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi a ainsi réclamé ce lundi une "taxe exceptionnelle sur les bénéfices pétroliers à réinvestir dans la baisse des prix des carburants", vieux thème de la "taxe Total". Le secrétaire national du PCF (parti communiste)  Pierre Laurent a demandé la création d' "un prix maximum à la pompe", assimilant la hausse actuelle à "une véritable extorsion de fonds" par un gouvernement qui "en profite pour faire gonfler" les taxes.

La ministre de l'Economie Christine Lagarde a appelé les automobilistes à adopter une conduite "économique". Elle avait  exclu la semaine dernière d'instaurer un tarif social sur l'essence comme le souhaitait le député Vert Yves Cochet car elle soulignait la nécessité de "tenir les finances publiques".

Un sondage Ifop paru dans Sud Ouest Dimanche indiquait que 47% des Français envisagent de réduire leur consommation si le prix des carburants continue de grimper. 40% disent  même l'avoir déjà fait.

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Commentaires
a écrit le 24/03/2011 à 9:03 :
...."47% des Français envisagent de réduire leur consommation si le prix des carburants continue de grimper..."
J'entends cela depuis au moins 30 ans... " quand le litre d'essence atteindra 5 francs, je roulerais moins...."
Le prix du SP95 est à 1,50?, (soit 10F) et 47% des français envisagent seulement de diminuer leur consommation si les prix continuent à augmenter... !
ce sont des paroles en l'air, sans réelle motivation !
Soyez assurés que les prix ne sont qu'au début d'une hausse inimaginable, due à l'équilibre offre/demande qui va évoluer en défaveur de la demande: la production de pétrole est au maximum, et ne pourra que baisser, la demande elle va continuer de croitre, et ne sera endiguée que par le prix élevé du pétrole, que ne pourront plus payer les plus pauvre, le plancher de ces restrictions s'élevant ensuite vers les couches sociales plus aisées. Le corolaire de cette hausse du prix de l'énergie est la décroissance économique, dont on connait bien les effets, mais dont personne ne veux accepter la relation de cause à effet directe: le dernier pic de prix élevé du pétrole était en aout 2008, la dernière crise économique à suivi 5 mois après, mise sur le dos des malversations financières de MADOFF. Mais ne nous y trompons pas, il a été lui même victime de la baisse d'activité due aux prix élevé de l'énergie, et s'il fut le premier à en être victime, c'est parce que le montage financier de ses affaires était particulièrement instable, interdit par la loi d'ailleurs, pour cette raison..

Tant que l'on se regardera le nombril en se lamentant sur le prix élevé du pétrole, la croissance du chômage, la faiblesse de la croissance économique, et que l'on se dira " ya qu'à, faut qu'on..", notre civilisation va vers sa perte. Le modèle économique est basé sur une croissance perpétuelle, hypothèse fausse s'il en est, car ce système fonctionne en vase clos, et avec des ressources limitées...
Il faut arrêter de raisonner en terme de croissance, mais en terme de durabilité et de stabilité, prendre en compte l'équilibre de notre impact (destructeur) sur l'écosystème dans lequel nous vivons, pour lui permettre de se régénérer, et qui nous permet de vivre. Abandonner la société de consommation, pour une société de biens durables, (donc chers), la consommation d'énergie de chaque individu devra être limitée à l'équilibre de son impact sur l'écosystème..
Il est impératif de réaliser que l'on est rationné en quantité d'énergie disponible, car celle ci n'est pas infinie; tant pour ce qui concerne l'énergie fossile que pour ce qui concerne l'énergie d'origine renouvelable, celle ci étant contingentée par l'efficacité de sa captation et de sa transformation.
Un bon sens serait d'instaurer immédiatement une "carte énergie" pour chaque consommateur, carte qui enregistrerait la consommation d'énergie, et appliquerait un tarif croissant en fonction du cumul de consommation. Ceci aurait pour effet de permettre à tous l'accès à l'énergie, à un prix acceptable, tout en imposant une prise de conscience sur son niveau de consommation en faisant payer les plus gourmands..
a écrit le 23/03/2011 à 8:32 :
c'est uen chance d'avoir des prix élevés. Cela nous oblige à préparer la période de "l'après pétrole gratuit", incontournable. Demandons une taxe carbonne !!!

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