Les salariés des raffineries françaises se mobilisent pour l'emploi

Après l'annonce par LyondellBasell de la fermeture de sa raffinerie de Berre, les salariés de neuf des dix raffineries en production en France tiennent des assemblées générales ce mercredi afin de décider d'actions éventuelles.

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Les salariés de neuf des dix raffineries en production en France tiennent des assemblées générales ce mercredi afin de décider d'actions éventuelles après l'annonce par LyondellBasell de la fermeture de sa raffinerie de Berre, près de Marseille. Seuls les salariés de la raffinerie Total de Donges, en Loire-Atlantique, se sont prononcés en faveur d'une action immédiate, à savoir une baisse de la production à un débit minimum durant 24 heures.

"Tourner en débit minimum"

"A 80% des voix, il a été décidé de tourner en débit minimum, en soutien aux salariés de LyondellBasell. L'impact (sur la production) est symbolique, car la raffinerie ne tournait déjà pas à plein," a dit à Reuters un responsable CGT. Ailleurs, l'information du personnel par les syndicats se poursuivait. "On appelle à la mobilisation, on monte la pression mais on n'a pas encore pris de décision," a dit un syndicaliste CGT de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen. Dans les Bouches-du-Rhône, à Lavera, l'assemblée générale de la raffinerie appartenant à Ineos était prévue à la mi-journée, entre midi et 14h. Elle ne portera pas seulement sur la décision d'un geste de solidarité avec LyondellBasell, mais aussi sur une réflexion globale sur le secteur de la raffinerie en France.

"C'est la perte des emplois qui est en cause"

A Fos-sur-Mer celle d'Exxonmobil, il n'y a pas eu d'assemblée générale. A la Mede, les salariés ont décidé d'attendre la réunion de l'ensemble des quatre raffineries situées dans la zone de Berre vendredi pour décider d'une éventuelle action. Les syndicalistes contactés par Reuters ont souligné qu'ils était encore un peu tôt pour dire si les salariés étaient prêts à une action rapide de grève. "Je pense qu'il y a des traces (du mouvement de grève d'octobre) mais dans le même temps les motivations sont différentes. C'est la perte des emplois qui est en cause, tout le monde se sent potentiellement concerné", a estimé un syndicaliste de la CFDT d'Exxonmobil. La France possède dix raffineries en activité, dont la moitié appartient à Total.

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Commentaires 2
à écrit le 29/09/2011 à 9:27
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Il y a longtemps que l'on sait que les raffineries françaises sont en surcapacité pour des raisons de consurrence, d'évolution des besoins...les actions en matière de développement durable même si elles mettent du temps à se concrétiser ne peuvent qu...

à écrit le 28/09/2011 à 13:38
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Ils sont étonnants ces salariés dirigées par les syndicats. Ils s'attaquent toujours aux entreprises comme si ces dernières devaient se réduire à l'immobilisme dans une société qui bouge. Cette intention en direction de celles qui tiennent les cordon...

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